83% des Espagnols soutiennent le maintien dans l’OTAN et la majorité considère la Russie comme responsable de la guerre en Ukraine

L’invasion ordonnée par Poutine est le principal problème des Espagnols, suivi du prix du carburant

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Un policier monte la garde à côté de plusieurs barrières de sécurité à Madrid, avant le sommet de l’OTAN.MaréchalEPE

Plus de quatre Espagnols sur cinq soutiennent que Espagne rester dans l’OTAN alors que de plus en plus de personnes considèrent la Russie comme la principale menace contre laquelle l’Alliance les défend, selon le baromètre spécial sur le conflit en Ukraine et le sommet de l’OTAN établi par le Institut Royal Elcano.

L’invasion russe de l’Ukraine et la perception d’une menace naissante Moscou ont renforcé le soutien des Espagnols à l’OTAN. Ainsi, 83% soutiennent la permanence, un chiffre légèrement supérieur aux 80% de février dernier et qui vient maintenir le niveau de soutien qui était en novembre 2018, quand il était de 78%.

Cependant, il existe des différences selon l’idéologie. Ainsi, la continuité dans l’Alliance est plébiscitée par 91% des Espagnols du centre, par 90% de ceux qui se disent de droite et par 66% de ceux de gauche.

Concernant le sommet qui sera accueilli par Madrid les 29 et 30 juin, 57% des personnes consultées étaient au courant de sa célébration tandis que les 43% restants n’avaient aucune nouvelle. De même, 70% pensent que la rencontre sera importante pour la guerre en Ukraine tandis que 30% considèrent qu’il ne s’agira que d’un sommet parmi d’autres.

D’autre part, l’invasion russe de l’Ukraine a entraîné une augmentation du nombre d’Espagnols qui soutiennent l’augmentation des dépenses de défense, comme le gouvernement a annoncé qu’il était sur le point de le faire. Ainsi, contre 35% en février 2018, ils sont désormais 52% à le soutenir.

Selon l’enquête, la guerre en Ukraine est le principal problème auquel l’Europe est confrontée aujourd’hui et la Russie en est responsable en dernier ressort de l’avis de la majorité des Espagnols. 58% des personnes consultées identifient la guerre comme le problème principal, un chiffre qui grimpe à 74% chez les plus de 55 ans et tombe à 40% chez les jeunes entre 18 et 34 ans.

prix du carburant

Le deuxième problème, à une distance considérable, est le prix du carburant, qui est cité par 23% des personnes consultées. Dans ce cas également, il existe des différences selon l’âge, mais en sens inverse, puisque les jeunes sont les plus concernés (35 %) par rapport aux plus âgés (12 %).

Parallèlement à ces deux problèmes, 9% des Espagnols citent le prix de l’électricité et 9% encore le changement climatique, tandis que le Covid-19 ne représente le principal problème que pour 1%.

Quant aux responsables du conflit, les Espagnols sont clairs : 85% citent la Russie, tandis que 15% considèrent que c’est l’OTAN pour approcher ce pays avec son expansion.

Ainsi, 95% des Espagnols considèrent que le conflit apportera très probablement des problèmes économiques à l’Espagne, tandis que seulement 5% considèrent qu’il est probable que la Russie entreprenne une action militaire contre le pays. De plus, 64% pensent qu’il est quelque peu probable que la Russie attaque un autre pays de l’OTAN et provoque ainsi une intervention espagnole.

Dans ces circonstances, le nombre d’Espagnols qui considèrent que la principale menace contre laquelle l’OTAN défend l’Espagne pour en faire partie est la Russie continue d’augmenter. Le chiffre est passé de 5% en novembre 2021 à 52% aujourd’hui.

Revenant au conflit, la majorité estime que l’Ukraine gagnera la guerre mais ne pourra pas s’en remettre Criméedétenu par la Russie depuis 2014. Ainsi, 86% pensent que l’Ukraine restera un Etat indépendant mais Moscou contrôlera une partie de son territoire, contre 8% qui pensent que la Russie mettra fin à l’indépendance de l’Ukraine et 6% qui lui voient un Victoire de Kyiv et retrait total des Russes.

En revanche, près de deux Espagnols sur trois sont favorables à ce que les États-Unis et l’UE négocient avec la Russie si la guerre s’éternise, même si c’est en échange de la perte par l’Ukraine d’une partie de son territoire, tandis que quatre sur cinq sont déterminé à continuer à soutenir les troupes ukrainiennes tant que les combats se poursuivront.

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