Aragons célèbre les grâces comme « un signe » pour avancer vers le référendum

Le président de la Generalitat, quelques heures avant de planter le Roi, inaugure les journées du Cercle économique revendique les « valeurs de liberté républicaine »

Aragons veut que la Catalogne vote et insiste pour que la solution passe par « l’autodétermination »LE MONDE (Vidéo) // ARABA PRESS (Photo)

Quelques heures après sa nouvelle impolitesse envers le Roi, en refusant d’assister ce soir au dîner inaugural des journées du Cercle Economique, le Président de la Generalitat, Père Aragons, a défendu les « valeurs de la liberté républicaine » et a revendiqué la « déclaration de Pedralbes » comme point de départ de négociations bilatérales avec le gouvernement. Le document signé par Pedro Sanchez Oui Quim Torra le 20 décembre 2018 et dans laquelle l’attaque indépendantiste contre l’ordre constitutionnel est définie comme un « conflit politique ».

Le chef de l’ERC a prononcé ces mots à l’ouverture du forum économique et avec les grâces imminentes aux dirigeants du coup d’État de 2017 en toile de fond. Sans faire directement référence à Sánchez, le président a souligné la « nécessité de surmonter une étape de répression » en Catalogne et d’aborder le « conflit politique ». Le républicain a revendiqué la « validité » de la déclaration de Pedralbes, qui indique entre autres que la situation en Catalogne doit être traitée « à partir d’une réponse démocratique dans le cadre de la sécurité juridique ». C’est, comme Aragons l’a souligné, avec un référendum d’autodétermination écossais.

En ce sens et après avoir défendu que le mouvement indépendantiste dispose d’une majorité suffisante au Parlement pour exiger l’autodétermination, il a célébré les grâces possibles, si elles sont confirmées dans les prochains jours comme l’a souligné la Moncloa, comme un « signe que des progrès peut se faire dans ce sens  » et gérer autrement  » un conflit qui a des racines historiques « .

Le discours victimaire en matière économique n’a pas manqué non plus, lorsqu’il a dénoncé le « déficit fiscal » de la Catalogne vis-à-vis de l’Etat et a dénoncé le « non-respect des investissements ».

LE CERCLE SOUTIENT LES PARDONS

Avant qu’Aragons ne prenne la parole, le président du Cercle d’Ecomoma, Javier Faus, a remercié la présence du président de la Generalitat à l’événement, et qu’il est finalement resté pour « saluer » le roi et « surtout » le président de la Corée du Sud. Ensuite, le chef d’entreprise a plaidé en faveur des grâces auprès des dirigeants de la procs comme un pas vers la « concorde », après que la Catalogne « vit dans la paralysie » depuis dix ans. Ainsi, il a félicité le nouveau président catalan pour « les premières mesures prises par le gouvernement ».

« Les futures exigences de tous les gestes de va-et-vient, nous avons une opportunité d’harmonie et le Cercle soutiendra toute mesure qui est dans le système juridique, et les pardons le sont », a-t-il souligné.

Faus a défendu une « troisième voie » pour définir un « nouveau modèle d’Etat », une Espagne « moins radiale, plus allemande qu’italienne », et qu’il s’agit d’une « somme de regards » face à un Madrid qui agit comme « un aspirateur ».

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