Aragons résiste à la pression des Junts et étouffe leurs manœuvres contre la table

Ses partenaires ont manœuvré unilatéralement pour dynamiter la négociation, profitant de l’arrestation de Carles Pugidemont

Aragon
Aragons apparaît avec les membres de son gouvernement.EFE

Père Aragons Il affronte avec solvabilité un brusque départ du cours politique dans lequel Junts, son partenaire gouvernemental, a soigneusement manœuvré pour compromettre la stabilité de l’exécutif catalan et la survie des négociations bilatérales avec le gouvernement, axe central de la législature.

Après avoir expulsé le parti de Carles Puigdemont de table dans un coup d’autorité sans précédent, hier le président de la Generalitat a dû étouffer le feu de l’arrestation de Puigdemont, dont Junts s’est à nouveau saisi pour insister sur la nécessité de rompre les pourparlers avec Pedro Sanchez sachant même que sa demande contribuera à fragiliser la faible coexistence qui soutient le bipartisme que constitue ERC.

Dans un nouveau mouvement unilatéral et non d’accord avec Aragons, le vice-président du gouvernement, Jordi Puigner, a convoqué en urgence tous les conseillers des Junts dans le Palau de la Generalitat pour aborder les implications de l’arrestation de Puigdemont. Les Président Il avait annulé son agenda et attendu les événements lorsqu’il a dû réagir pour éviter que la moitié de son Exécutif n’ait la tentation de proposer une demande publique, comme cela s’est produit la semaine dernière lorsque les Junts ont nommé des membres extérieurs au gouvernement pour s’asseoir à la table des négociations avec le Gouvernement, obligeant les Aragons à les désavouer et à les expulser du forum.

Après avoir appris que Puigner rencontrait les conseillers de sa formation au siège du gouvernement catalan, comme s’il venait d’un Président autonome, Aragons a décidé de convoquer d’urgence une réunion de l’ensemble du cabinet, au cours de laquelle il a réussi à se mettre d’accord sur une réaction à l’arrestation de Puigdemont qui, pour le moment, permet de sauvegarder la table des négociations.

Après le conclave, Aragons est apparu flanqué de son vice-président sournois et des conseillers des Junts qui, des heures auparavant, ont débattu de la manière d’utiliser contre les Président l’arrestation de Puigdemont et a exigé un complot pour surmonter les obstacles que rencontre sa tentative de négocier avec le gouvernement. Le leader de l’ERC a admis que l’arrestation du leader néoconvergent il n’a rien aidé à résoudre le conflit politique, mais il n’a fait aucune autre concession à Junts. Sans mention explicite à la table, il a appelé le Président de ne pas spéculer sur l’avenir et s’est limité à souligner comme non négociable l’obtention de l’indépendance et de l’amnistie, un mantra auquel il continue de s’accrocher pour éterniser cette négociation sans délais qu’il a convenu avec Sanchez.

Ainsi Aragons réglait les manifestations publiques par lesquelles les dirigeants les plus éminents des Junts tentaient de le déstabiliser. Il a d’abord été secrétaire général du parti Puigdemont, Jordi Snchez, qui a assuré qu’un dialogue ne peut être garanti pour protéger la persécution et la violation des droits, et plus tard ce fut Puigner qui, entouré de paroissiens puigdémonistes concentrés devant le consulat italien, proclama : Nous avions déjà prévenu à l’époque que nous étions très sceptiques avec la table de dialogue, et nous voyons comment le temps nous donne raison.

Après avoir contenu un autre assaut de Junts, Aragons débarquera aujourd’hui à Cerdea accompagné de Puigner pour mettre en scène l’unité face à l’éventuelle extradition du fugitif.

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