Comproms culmine la mise en œuvre de son modèle linguistique avec un passage à l’enseignement en valencien

Le Consell suit six cours pour finaliser les anciennes lignes du PP qui, selon le ministre Marz, « séparaient selon la langue »

Ximo Puig et Vicent Marz
Ximo Puig et Vicent Marz, dans une école d’Aldaia.
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Le gouvernement valencien de gauche a suivi six cours pour finaliser le modèle linguistique PP pour les écoles et les instituts, consistant en la coexistence de deux lignes ou programmes permettant aux étudiants de choisir entre le valencien ou l’espagnol comme langue véhiculaire. « Nous avons éliminé les lignes car elles ont été ségréguées selon la langue », a souligné ce lundi Vicent Marz (Comproms), ministre de l’Éducation et chef de la politique linguistique de l’Exécutif dirigé par Ximo Puig.

Le solde n’est autre qu’une augmentation du nombre d’écoliers qui étudient principalement en valencien. En particulier dans Secondaire, Baccalauréat et Formation professionnelle, étapes que la loi sur le multilinguisme atteint pour la première fois cette année approuvé par le PSOE, Comproms et United We Can Courts en 2018. De cette façon, le Consell del Botnic aura achevé le déploiement de son système multilingue, profitant de l’introduction de l’anglais comme langue véhiculaire, ce que le PP n’a pas pu à faire par manque de temps lorsqu’en 2012 il a commencé la mise en œuvre de son modèle.

Le chiffre qui synthétise l’impact du multilinguisme du Botnic fait référence au retournement qui s’est produit dans les instituts. Si en 2015 -année au cours de laquelle le gouvernement de Puig- seulement 28% des étudiants de Lycée 61% d’entre eux étudiaient en valencien, en 2021, selon les données de l’administration de l’éducation elle-même. Quant à Primaire, seulement 30 % des écoles avaient le valencien comme principale langue véhiculaire il y a six ans. Aujourd’hui, 55% des 1 250 centres enseignent plus de 45% des heures en valencien. Si l’on parle de l’espagnol comme option privilégiée, le nombre d’écoles chute à près de 34%.

La loi acceptée par les trois partenaires du gouvernement – et que le PP a déjà dit d’abroger lorsqu’il viendra au pouvoir – envisage une 25% minimum pour l’espagnol et le valencien dans tous les cas, tandis que l’anglais peut aller de 15 à 25 %. En pratique, les centres peuvent approuver des plans linguistiques avec un maximum de 60% d’heures en valencien.

La vérité est que la loi a des détracteurs des deux côtés du spectre idéologique. D’entrée, devait être adoptée en 2018 après que les tribunaux ont annulé un premier décret que le PP a dénoncé par la Diputacin de Alicante pour discrimination en castillan. Après avoir été retardée d’un an par la pandémie, la loi atteint désormais les dernières étapes pédagogiques, mais non sans controverse. Fortement rejeté dans les régions castillanes -notamment au sud d’Alicante-, il n’aime pas non plus les secteurs les plus proches du nationalisme. La raison est assez paradoxale : cette loi se termine par l’immersion à 100 % en valencien que Marz défend avant de devenir ministre.

Marz accuse le Cour suprême de la réduction des heures en valencien par rapport aux lignes du PP. C’est la Haute Cour qui a fixé un pourcentage minimum pour l’espagnol, de sorte que « sans la loi actuelle, les anciennes lignées valenciennes auraient 25% d’espagnol et la plupart des enfants -ceux avec des lignées espagnoles- n’apprendraient pas le valencien ». Autrement dit, l’immersion en valencien est sacrifiée pour forcer un minimum de valencien à ceux qui n’étudiaient jusqu’à présent qu’en espagnol.

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