Condamné à sept ans de prison et à 6,1 millions d’amende un colonel qui avait été acquitté pour trafic de drogue

Le haut commandement de la Garde civile a été accusé d’avoir permis à des tonnes de haschisch d’entrer sur la côte de Grenade en échange d’argent en 2006

Un agent du Service de Surveillance des Douanes immatricule un voilier arrivé avec une hachette
Un agent du Service de Surveillance des Douanes enregistre un voilier arrivé avec des hachis à Motril en 2010.
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La Cour de Grenade a condamné le colonel de la Garde civile à sept ans et trois mois de prison et 6,1 millions d’euros d’amendeFGS pour crimes contre la santé publique et corruption pour lesquels il a été jugé en 2019, accusé d’avoir laissé entrer des tonnes de haschich sur la côte de Grenade en 2006 en échange d’argent.

La Deuxième section du Tribunal provincial a d’abord acquitté ce commandement de la Garde civile étant entendu que les faits, bien que avérés, l’avaient prescrit ; mais les deux procureur que l’accusation populaire exercée par les Association unifiée des gardes civils (AUGC) a fait appel. La Cour suprême les a suivis, a annulé l’arrêt, avertissant de la « gravité » des faits commis par l’accusé, et ordonné le report de la procédure jusqu’au moment du délibéré et de la rédaction de la peine.

Dans ce nouveau jugement, auquel Europa Press a eu accès, le Tribunal provincial condamne ce colonel qui, au moment des faits -entre 2005 et 2006- commandait toutes les opérations anti-drogue de la province, avant l' »extraordinaire gravité » des faits déclarés avérés, auxquels concourt la circonstance aggravante qui en empêche la prescription.

Dans l’arrêt, susceptible d’appel, la Chambre considère qu’il est prouvé qu’en 2005, alors que l’accusé était commandant en chef de la police judiciaire de la province de grenade, la Garde civile a appris la volonté de deux personnes de collaborer à des opérations d’interception de haschich lorsqu’elles ont tenté de l’introduire le long de la côte de Grenade.

Après son retour de vacances et ayant pris connaissance de l’existence de ces deux confidents, le prévenu les a rencontrés et, selon l’arrêt de la Cour, s’est mis d’accord avec l’un d’eux pour « effectuer une série d’opérations d’entrée de haschich de Maroc sur le territoire national par des plages dans la zone de Motril« .

L’accord était structuré en trois phases : deux premières caches d’une quantité approximative de 2 000 kilos de haschisch chacune, dans lesquelles l’accusé serait chargé d’empêcher l’interception de la drogue par les agents, assurant son entrée effective pour être destinée au vendre; ainsi qu’un troisième envoi de qualité inférieure pour son appréhension par la Garde civile, en quantité qui laisserait apparaître que toute la substance introduite (celle des trois envois) a été interceptée.

En exécution de ce plan, entre février et mars 2006, le commandant a ordonné la formation d’un dispositif de surveillance dans le Plage Venta de Baos, où un navire en provenance du Maroc est arrivé et un nombre indéterminé de balles de poids indéterminé ont été déchargées, qui ont été chargées par des porteurs non identifiés sur un petit camion. Ensuite, ce véhicule a quitté la plage sans l’intervention des agents et l’endroit où la substance a été déposée n’a pas été contrôlé, si bien que les ballots « n’ont jamais été récupérés ».

À des dates ultérieures, une deuxième opération de débarquement a été effectuée, qui n’a pas été détectée par la Garde civile, et après un certain temps, il a été convenu « d’effectuer une livraison de substances narcotiques qui devrait être considérée comme la troisième phase de l’opération, à exécuté le 2 mai 2006, destiné à être intercepté ».

Deux bateaux ont transporté 153 balles de 25 kilos chacune, qui ont été introduites dans une camionnette partie de la plage dans une caravane précédée de la voiture du prévenu et dans une autre qui est abandonnée sur la même plage, fuyant les personnes qui l’avaient emballée dans les mêmes bateaux dans lequel ils étaient arrivés.

La camionnette, précédée du prévenu, s’est rendue dans un immeuble proche de la plage où elle a été abandonnée et son chauffeur a pris la fuite. Au total, 3 986 kilogrammes de haschisch ont été saisis, tout le produit de ce dernier débarquement, sans qu’aucune arrestation ne soit effectuée, ni que les noms des participants n’apparaissent dans le rapport. En compensation de sa collaboration à la réalisation des cachettes précitées, le prévenu a reçu environ 120 000 euros, comme le déclare le jugement prouvé.

Le tribunal provincial l’a condamné pour délit contre la santé publique à cinq ans de prison et à une amende de six millions d’euros ; et pour un second délit de corruption, deux ans et trois mois de prison, une amende de 120 000 euros et une interdiction spéciale d’exercer un emploi ou une fonction publique pendant sept ans.

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