Deuxième condamnation de la Generalitat pour non-protection des médecins : discrimination contre les soins de santé privés dans la vaccination

Un juge est d’accord avec le Collège officiel des médecins d’Alicante, qui doit être indemnisé pour dommages moraux avec 10 000 euros

La ministre de la Santé, Ana Barcel
La ministre de la Santé, Ana Barcel, avec le président Ximo Puig.BIEN ALIO
  • covid La Generalitat fera appel de la condamnation qui l’oblige à indemniser les médecins jusqu’à 49 000 euros

Deuxième condamnation de la Generalitat Valenciana en quelques jours pour ne pas avoir protégé le personnel de santé pendant la pandémie de coronavirus. Dans ce cas, pour « discriminer » les agents de santé privés, qui ne voulait pas se faire vacciner au début, ainsi que le reste du personnel du système public. La décision vient après une autre qui condamne le gouvernement valencien à indemniser plus d’une centaine de médecins -également d’Alicante- pour avoir travaillé pendant la première vague du coronavirus sans matériel de protection.

Ceci est indiqué dans une phrase à laquelle EL MUNDO du Tribunal de contentieux administratif numéro 3 d’Alicante a eu accès, qui est d’accord avec le Collège officiel des médecins d’Alicante, qui peut désormais être indemnisé avec 10 000 euros pour dommages moraux après le dépôt d’un recours contentieux-administratif. La décision, qui n’est pas définitive et contre laquelle il est possible de faire appel, est directe en comprenant que le ministère de la Santé viole « le droit fondamental à l’égalité et à la santé des médecins qui travaillent dans la santé privée de la province d’Alicante ».

La décision critique la Generalitat pour son « inactivité constante à ne pas les vacciner » lorsque le processus a commencé il y a un peu plus d’un an. En fait, il affirme que « c’est la preuve que les accords adoptés au niveau de l’État et l’instruction autonome valencienne elle-même ne distinguent pas entre les personnels qui travaillent en santé publique et les personnels qui travaillent en santé privée ». Ainsi, « tous les personnels de santé qui étaient en première ligne dans la lutte contre le virus avaient la priorité absolue pour se faire vacciner (derrière les personnes âgées dans les résidences) » Une priorité, insiste l’arrêté, que « l’administration autonome de Valence n’a pas respectée » lorsqu’elle a décidé de donner la priorité dans l’injection de doses au personnel public.

De plus, le juge utilise une « comparaison militaire » pour critiquer sévèrement que le ministère de la Santé n’ait pas vacciné le personnel privé en même temps que le public: « C’est comme si les officiers abandonnaient les soldats situés en première ligne, sachant pertinemment qu’ils pouvaient tomber malades et mourir. »

Dans ce sens, n’accepte pas les excuses données par l’administration autonome, qui est venue faire valoir qu’il n’y avait pas assez de vaccins pour les travailleurs des centres privés. Réponse du juge : « Il est absolument inacceptable qu’au 4 février 2021, la Communauté valencienne ait reçu 182 690 doses de vaccin et qu’aucune d’entre elles ne soit allée aux toilettes privées. »

« Les personnels qui travaillent dans ce réseau de santé privé ont été, purement et simplement, relégués de la vaccination qui leur correspond », conclut la phrase, qu’il partage avec l’Ordre officiel des médecins, selon laquelle la voie de l’indemnisation devrait être ouverte : « Le personnel de santé privé devait continuer à travailler avec un risque grave pour son intégrité et sa santé, devant s’occuper de ses propres patients et aussi pour patients issus du système de santé public, sans savoir s’ils étaient porteurs ou non du virus. Cette situation a généré pour le personnel de santé privé dommage moral évident, anxiété, frustration, etc. qui devrait également être indemnisé ».

Dans ce sens, « il faut remédier à la situation non seulement en condamnant l’Administration défenderesse aux dépens, mais aussi en reconnaissant à l’Ordre des Médecins recourants la qualité d’Administration corporative avec réparation du préjudice moral ». L’école elle-même a fixé un montant symbolique de 10 000 euros.

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