Euskadi garantit jusqu’à 1 426 euros d’aide sociale aux familles avec trois enfants et une pension minimum de 934 euros

Le vice-lehendakari Idoia Mendia (PSE-EE) défend les augmentations du système de protection sociale basque qui comprend l’IMV cédé par Pedro Sánchez

Le député Lehendakari Idoia Mendia quitte la salle de presse pendant que le conseiller Bingen Zupiria récupère ses notes.
Le député Lehendakari Idoia Mendia quitte la salle de presse pendant que le conseiller Bingen Zupiria récupère ses notes.IREKIA

Euskadi augmentera l’aide sociale en tenant compte des mineurs et des retraités, abaissera les exigences de résidence et accélérera le traitement de cette aide dans le règlement qu’il entend approuver cette année. Le gouvernement basque garantit jusqu’à 1 426 euros par mois pour une durée indéterminée aux familles avec trois enfants, tandis que l’aide individuelle est de 737 euros. La future réglementation basque permet à celui qui collecte les Revenus Loyers Garantis (RGI) refuser une offre d’emploi en raison de besoins de réconciliation familiale.

Le vice-Lehendakari et ministre du Travail Idoia Mendia (PSE-EE) a poussé ces derniers mois depuis les coulisses du gouvernement de Pedro Sánchez à faciliter la cession du revenu minimum vital (IMV) et a dirigé la préparation d’un nouveau régime social loi d’aide qui augmente ces aides en Euskadi. Le projet de loi approuvé aujourd’hui par le Conseil des gouverneurs précise cette augmentation, qui permet à un couple d’allocataires de gagner près de 1 000 euros par mois. Il est également permis que plusieurs allocataires du RGI partagent un logement -avant qu’il ne soit limité à deux allocataires résidant au même étage- à la seule condition que chaque aide individuelle chiffrée en 727 par adulte soit réduite de 15%.

La collecte du RGI requiert une période de résidence antérieure au recensement de 3 ans comme critère général, mais la nouvelle norme prévoit des exceptions avec des périodes de seulement deux ans dans le cas des familles avec mineurs. Les Basques qui ont dû fuir à cause du terrorisme de l’ETA, les descendants de Basques émigrés à l’étranger et les réfugiés peuvent demander l’aide sociale même s’ils n’ont pas résidé auparavant en Euskadi. Les jeunes de plus de 23 ans (et trois ans d’inscription au Pays basque) auront également droit à cette prestation sociale s’ils prouvent qu’ils ne disposent pas de ressources propres.

Le 23 février, les gouvernements basque et espagnol ont annoncé un accord sur le transfert du Revenu Minimum Vital (IMV), qui reçoit actuellement 17 000 personnes et qui constitue un plancher d’aide sociale basque. Le pacte quantifie son coût à 187 millions d’euros, que le Pays basque prélève sur le versement annuel du Quota, bien que la contribution de l’Exécutif basque pour ces aides ait été moindre. Le transfert de l’IMV comme un transfert de plus a provoqué une longue bagarre entre l’exécutif basque et le ministre José Luis Escriv. PP et Vox ont fait appel de ce transfert devant la Cour constitutionnelle qui devra déterminer l’adéquation du transfert avec la soi-disant « caisse unique » de la Sécurité sociale.

Le gouvernement basque a enregistré aujourd’hui son projet de loi au Parlement basque et le vice-président Mendia prévoit de l’approuver avant la fin de 2022. Bien que le PNV et le PSE-EE aient la majorité absolue à la Chambre basque, leur intention est de rechercher le soutien de Bildu, Podemos et PP+C.

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