Experts espagnols de la sécurité: « C’est une invasion consentie par le Maroc »

La Garde civile et la CNI préviennent qu’il s’agit d’un avertissement à la frontière avec l’Espagne et de la « menace latente »

Un policier
Un policier marocain avec un groupe d’immigrants à Fnideq (Castillejos).REUTERS
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Les services d’information et de renseignement tirent déjà leurs premières conclusions sur ce qui s’est passé et ce qui se passe en Ceuta. Et des renforts des deux Centre national du renseignement et la Garde civile envoient leurs rapports au gouvernement, à La Moncloa, avec quelques conclusions concordantes. Le premier: c’était un avertissement de Maroc, en réponse non seulement aux derniers mouvements du gouvernement espagnol avec sa politique en Shara et avec la protection du chef de Front Polisario, mais aussi grandi par les messages de soutien qu’ils ont reçus de l’Administration de États Unis.

Mais surtout, ce sur quoi les avertissements s’accordent, c’est qu’il s’agissait d’une invasion. Ni la Garde civile ni la CNI n’approuvent dans les rapports préparés au motif qu’il s’agissait d’un problème migratoire: le terme avec lequel les deux services définissent ce qui s’est passé et se passe dans les dernières heures est clair: Invasion. Pas une seule donnée compilée par des spécialistes n’indique le message que Fernando Grande-Marlaska a lancé à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’une crise migratoire.

En fait, l’ambassadeur du Maroc en Espagne a également pointé dans la direction opposée à la crise humanitaire et a jeté des fléchettes qu’il s’agissait d’une réponse à la complaisance avec le chef du Front Polisario.

Selon des sources de la Garde civile et du renseignement, dans leurs rapports sur la crise de Ceuta envoyés au gouvernement (ministre de l’Intérieur et de Défendre, en plus de La Moncloa), on parle d’une tentative d’invasion consentie par le Maroc.

Les analystes ont compilé minute par minute la crise, ont étudié les caméras, ont rassemblé des informations à partir de leurs sources de l’autre côté de la frontière, ont analysé la situation sur le terrain et ont commencé à tirer leurs conclusions.

Ils comprennent, et c’est ainsi qu’ils le recueillent dans leurs écrits, que l’agression a eu lieu avec l’approbation des autorités marocaines. Et ils le considèrent comme un avertissement du gouvernement marocain à l’Espagne.

Dans les rapports, classés comme confidentiels, les spécialistes du renseignement des deux services, après avoir vérifié la surveillance et la garde des frontières, en plus de détailler la crise à Ceuta depuis le début, pointent la menace latente que ce fait puisse se reproduire n’importe où. moment. Ils recommandent une augmentation du personnel policier à Ceuta et en Melilla.

Ces analystes, après s’être également mis d’accord sur leurs informations avec celles utilisées par des agents régulièrement sur le terrain, préviennent que les îles Canaries il peut également être inclus dans cette menace latente.

La Garde civile et le CNI ont renforcé leur présence dans la zone ces dernières heures, de part et d’autre de la frontière. Toutes les antennes sont en orbite.

De plus, ils placent le début de l’invasion le même dimanche, avec l’arrivée du premier.

Comme l’a averti ce journal hier, il y a une crainte que les canaux de communication entre les services antiterroristes des deux pays soient coupés pour arrêter le jihad, mais à ce jour, pour le moment, aucune communication officielle avec les forces de sécurité n’a été rompue ni avec l’armée marocaine.

La communication n’a pas été interrompue, ces services l’avouent avec une certaine tranquillité, rappelant qu’il existe un nombre important d’opérations djihadistes ouvertes auxquelles collaborent les services espagnols et marocains.

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