Grève au violent gang Blood : Son leadership et ses principaux « blocages » tombent en tentant de tuer un membre d’un gang rival à Madrid

La Garde civile a décapité le groupe après 14 arrestations à Guipuzcoa, lava, Navarre, Irun, Barcelone et Madrid

Photographie fournie par la police nationale qui a détenu 33 jeunes membres des gangs latins Blood et Dominican Don't Play à Madrid en 2013 pour leur participation présumée à différents crimes.
Arrestation de membres des groupes latins Blood et Dominican Don’t Play.EFE

Ils avaient tout prêt pour tuer leur cible. Le plan, conçu depuis Barcelone par le « suprême », c’est-à-dire le chef, allait être exécuté par les « soldats » de « l’escadron de la mort » à Madrid, mais la Garde civile l’a déjoué dans un Opération qui a laissé la bande latine sans tête Le sang, caractérisé par son extrême violence.

Et pas seulement ça. L’opération, qui a duré dix mois, a entraîné le démantèlement des principaux « blocs » ou « ensembles » de la bande : le Nord, situé à Gipuzkoa, Álava et Navarre et contrôlé depuis Irún ; celui de Barcelone et celui de Madrid.

A Madrid, ils avaient squatté un appartement à Las Rozas et ils étaient répartis entre d’autres maisons à Boadilla et dans le quartier madrilène de Latina. De nombreux vols leur sont attribués à Madrid, dont plusieurs agressions lors de fêtes municipales comme celles qui ont eu lieu à Villaviciosa de Odón.

La direction générale de la garde civile a rapporté ce mercredi les détails de la opération Laya, qui a fait 14 détenus, dont des dirigeants, âgés de entre 18 et 34 ans.

Onze d’entre eux sont incarcérés sur décision de justice, auxquels il faut ajouter l’un des interpellés, qui était déjà en prison depuis une semaine auparavant pour des crimes qu’il avait commis un week-end précédent.

Même si installés en Espagne à la mi-2002, contrôlé principalement par les Dominicains, c’est en 2009 que la Garde civile a porté le premier coup au Sang (le sang) à Torrevieja (Alicante), également dans une opération avec treize détenus.

Depuis lors, il a continué à enquêter sur ce groupe qui, comme le reste des gangs latins, s’est installé dans une partie importante de la géographie, mais surtout dans les communautés de Catalogne, Madrid (plus implantées dans le Corredor del Henares) , Le Pays Basque, Castilla-La Mancha (à Tolède, surtout) et, bien que moins, la Communauté Valencienne, sans cesser d’essayer dans d’autres, comme l’Aragon.

Comme les sources de l’enquête l’ont indiqué à Efe, ce gang se caractérise par son extrême violence, au point que utiliser des machettes pour infliger le plus de dégâts possibleea ses victimes.

Et, comme c’est le cas dans d’autres gangs « ennemis » latins, ses membres ne sont pas tous d’origine latine. Désormais, ils sont recrutés dans d’autres nationalités, comme le Maghreb et les pays d’Europe de l’Est, mais de plus en plus espagnols.

De plus, ils ont recours à des mineurs. Compte tenu de leur position inférieure dans la hiérarchie, ils sont incités par des membres de rang supérieur à abandonner leur famille et à commettre des crimes comme moyen de financement et d’accéder à un statut plus élevé dans le gang.

Aussi ils recrutent des filles (presque toujours de nationalité espagnole), qui sont même agressés sexuellement.

Vol avec violence et intimidation de personnes ou d’établissements, rixes, trafic de drogue, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes… sont quelques-uns des délits qui sont imputés aux personnes détenues dans cette opération.

Un meurtre raté

Le travail de renseignement du Service de renseignements de la Garde civile ces derniers mois a permis de décrypter la structure du gang en Espagne et de vérifier que les décisions étaient prises depuis Barcelone.

C’est là que s’installa le « suprême », un homme qui avait déjà un casier judiciaire et qui avait été en prison condamné comme cerveau d’un meurtre.

Le « suprême » était celui qui a chargé le « bloc » de Madrid de commettre un meurtre à Villaverde d’un membre de l’organisation qui voulait quitter le groupe. En plus de les réprimander pour ne pas avoir d’armes à feu, le chef leur a donné un temps très court pour le faire.

Les agents ont monté un dispositif pour protéger la cible et ont réussi à localiser ceux qui allaient être leurs exécuteurs, convaincus qu’ils devaient commettre le crime car sinon, ils seraient les victimes. Finalement, la Garde civile a « avorté » le plan et arrêté trois membres du « set » madrilène.

Plus de 20 blocs en Espagne

Il n’y a pas de chiffre « officiel » pour les membres de la Blood band en Espagne, bien qu’un calcul approximatif puisse être fait. Ils pourraient totaliser jusqu’à 400 si chacun des plus ou moins 20 blocs rassemble en moyenne 20 membres. Mais ce ne sont que des données approximatives.

Ce groupe est né à Los Angeles, en Californie (USA), dans les années 70. Ses membres utilisaient la couleur rouge, comme symbole du sang, dans leurs vêtements, bien que lorsqu’ils vont commettre des actes criminels, ils recourent généralement au marron, qui pour eux représente la guerre, comme l’indiquent les sources consulté. De plus, ils portent généralement des vêtements d’équipes de basket-ball NBA comme les Chicago Bulls qui sont tous rouges.

Et ils portent des vêtements de marque Calvin Klein pour une seule raison « impérieuse ». Ce sont les initiales de son plus grand ennemi, les Crips (le C) et de son objectif, tuer (le K) : les tuer.

Bien que la Garde civile considère la direction actuelle du sang en Espagne démantelée, ll’enquête reste ouverte et d’autres arrestations ne sont pas exclues.

A l’opération Laya, outre le Service d’Information, ont participé des agents du GAR (Groupe d’Action Rapide), de l’ARS (Groupe Réserve et Sécurité) et des commanderies de Madrid, Barcelone, Álava et Guipuzcoa.

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