Illa bénit déjà la caisse de la Generalitat pour les dirigeants du procs sans attendre l’avis officiel qu’il a lui-même demandé

Salvador Illa, vendredi lors des Journées d'été de la société civile catalane à Barcelone.
Salvador Illa, vendredi lors des Journées d’été de la société civile catalane à Barcelone.Alexandre garcaEFE
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Le chef du PSC dans le Parlement de Catalogne et l’ancien ministre de la Santé, Salvador Illa, a béni mardi la légalité du fonds public créé par la Generalitat pour les dirigeants indépendantistes du procs menacés d’embargo et l’a fait sans attendre l’avis officiel demandé par lui-même avec sa signature personnelle. Illa a indiqué ce mardi qu’il considérait que le fonds de 10 millions créé par l’exécutif catalan pour couvrir les garanties de la Cour des comptes « est conforme » à la légalité des déclarations à Rac1. « Je crois qu’il est très ajusté à la légalité », est venu dire.

Le PSC fait partie des partis qui ont demandé un avis au Conseil des garanties statutaires pour statuer sur la légalité du fonds controversé pour entériner les détourneurs présumés, mais Illa ne voit plus d’objections. Il raisonne qu’il ne croit pas qu’il s’agisse d’un décret spécifique pour les dirigeants indépendantistes, mais d’un type général pour tous les agents publics, mais la disposition elle-même ne cache pas qu’elle est lancée d’urgence pour les accusés par la Cour des comptes. Des sources du parti soulignent à ce journal qu’Illa a émis cet avis sur la base d’autres rapports demandés par le CPS, mais cela tiendra compte du prononcé final du Consell.

La position du leader socialiste brise également les déclarations précédentes d’autres dirigeants du PSC tels que Eva Granados qu’ils avaient averti la Generalitat de Catalua du risque de « détournement » avec une mesure aussi controversée. Les mêmes sources partisanes démentent qu’il y ait une contradiction : « Une chose est la légalité du décret créant le fonds et une autre est son application. Or, l’essence même du décret est d’entériner les dirigeants indépendantistes auxquels la Cour des comptes réclame 5,4 millions ce mois-ci sous peine de gel de leurs avoirs.

L’ancien ministre a déclaré vouloir avoir la garantie « pour tous » que le décret est conforme à la loi, mais il a déjà une position : « Je pense qu’il est ajusté ». Il a également souligné que l’exécution du décret n’est pas paralysée malgré l’avoir porté devant le comité susmentionné – ce que Cs et PP ont également annoncé – et a fait confiance que son avis est prêt dès que possible.

En revanche, selon Europa Press, demandé s’il serait disposé à s’entretenir à cette table catalane avec le leader de l’ERC, Oriol Junqueras, et celui de Junts, Carles Puigdemont, il a souligné qu’il n’avait pas imposé de restrictions sur cette table. et qu’il n’y aura aucun inconvénient à le faire dans un format de parti, bien qu’il le soulève parmi les groupes parlementaires.

Il a souligné qu’il n’aurait aucun problème à parler avec Junqueras si ERC le désignait comme interlocuteur à cette éventuelle table des partis catalans, tout en précisant que Puigdemont, qui réside à Belgique, « a éludé les conséquences de ses responsabilités et des actes qu’il a posés en tant que président » de la Gouverne.

Sur le fait qu’Iceta reste le premier secrétaire du PSC alors qu’Illa en est le leader dans le Parlement, a déclaré qu’il n’était pas concerné et que la question serait traitée quand elle devrait l’être et, devant les autorités municipales, a insisté pour que le premier adjoint au maire de Barcelone, Jaume collboni, pour être le candidat du PSC à la mairie de la capitale catalane.

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