Ils dénoncent devant le TSJC que la Generalitat désobéit et continue de donner la priorité aux examens de sélectivité en catalan

L’Assemblée pour une école bilinge de Catalogne rappelle qu’il existe une ordonnance judiciaire qui l’oblige à ne donner la préférence à aucune des langues officielles et doit les donner en catalan, espagnol et aran dans l’appel de septembre

Image d'archive de la sélectivité à Gérone
Image d’archive de la sélectivité à Gérone
  • Tribunaux Appel d’attention du TSJC à la Generalitat pour avoir voulu prioriser les examens en catalan dans la sélectivité

Nouvelle controverse judiciaire sur la sélectivité en Catalogne. Deux semaines après la tenue des examens d’entrée à l’université en septembre, l’Assemblée pour une école catalane bilinge (AEB) a une nouvelle fois traduit en justice le Conseil interuniversitaire de Catalogne pour ce qu’elle considère comme un « traitement discriminatoire à l’égard des étudiants qui voulaient exercer leur droit de passer le test en espagnol lors des tests de juin 2021 en violation du mandat de l’ordonnance du 7 juin de la Cour supérieure de justice de Catalogne (TSJC) « .

Concrètement, les magistrats ont ordonné au Conseil interuniversitaire de Catalogne, qui dépend du Département de la recherche et des universités de la Generalitat, de distribuer aux étudiants les relevés de l’examen de sélectivité, lors des appels de juin et de septembre, en catalan, espagnol ou aran selon au choix de l’élève. Dans les règles pour que les enseignants passent ces tests, l’administration catalane les a exhortés à distribuer les exercices en catalan et ce n’est que si un étudiant le demande qu’il peut recevoir une copie de l’examen en espagnol. Le tribunal a suspendu la règle en considérant que « le choix de la langue des relevés d’examen ne peut être déterminé par l’Administration et, au contraire, ils doivent être disponibles dans les trois langues co-officielles et l’étudiant se verra proposer individuellement l’option de les choisir dans la langue officielle qu’il juge. »

Cependant, l’Assemblée d’une école bilinge de Catalogne dénonce que le Conseil interuniversitaire poursuit dans la même intention en « invoquant un cas de force majeure pour ne pas se conformer à l’arrêté précité » ce qui implique pour eux « une discrimination claire à l’égard de ceux qui veulent les exercices en espagnol ou en aranais ». A ce titre, ils demandent au TSJC de s’adresser à cette administration afin qu’elle « fasse un bilan péremptoire et, en tout état de cause, avant la tenue des examens de septembre, des instructions qu’elle a approuvées pour garantir l’égalité des droits linguistiques ».

Concrètement, ils demandent que soit précisé le nombre d’étudiants inscrits aux tests, les exemplaires qui seront imprimés avec la ventilation par langue officielle et « le système de remise des exemplaires aux étudiants, en précisant si cela se fera en un seul exemplaire avec les langues officielles ou dans des livrets séparés avec les différentes langues officielles dans les matières non linguistiques ». L’AEB rappelle que le secrétaire général du Consell Interuniversitari de Catalunya (CIC) les a informés début août que la possibilité pour les tribunaux de sélectivité de fournir aux étudiants un exemplaire unique des déclarations des matières non linguistiques en langues a été exclu.Les fonctionnaires catalans.

L’AEB défend ce modèle car il ne donne la priorité à aucune langue et permet aux étudiants de choisir librement et individuellement la langue dans laquelle ils passent les examens et rappelle qu’il est appliqué dans la Communauté Valencienne, la Galice et le Pays Basque. Malgré cela, l’entité considère que l’administration « entend délivrer les phrases de préférence en catalan » sous prétexte qu’« un seul exemplaire avec les langues officielles aux étudiants rendrait la durée de chaque examen ‘considérable’ et la répartition des deux cahiers de test (un dans chaque langue officielle) pour chaque élève, quand un seul d’entre eux va être utilisé, ce sera inefficace d’un point de vue économique et environnemental ».

Dans une autre réponse à l’entité le 16 août, le secrétaire général du CIC a indiqué que lors des épreuves ordinaires tenues en juin de cette année, 421 450 exemplaires ont été imprimés en catalan ; 113 310 en espagnol et 25 en aranais. « En d’autres termes, des exemplaires ont été imprimés en espagnol et en catalan dans la proportion habituelle au cours des cinq dernières années de quatre exemplaires en catalan et un en espagnol et pratiquement aucun à Arans », selon l’AEB.

En outre, ils soulignent que le Conseil interuniversitaire de Catalogne « maintient qu’il ne connaît pas le nombre d’exemplaires délivrés dans chacune des langues officielles aux étudiants, ce qui dément les déclarations précédentes du Conseil lui-même qui réduisaient à seulement 5% les étudiants. qui a demandé à faire les tests en espagnol. C’est-à-dire que l’Administration imprime les relevés des tests dans différents cahiers pour des raisons de langue et favorise la distribution de ceux effectués en catalan « . C’est pourquoi l’AEB considère « particulièrement grave que le Consell reconnaisse de manière implicite qu’il va désobéir » à la résolution du TSJC de juin puisqu’« il n’y a aucune raison logistique ou structurelle qui protège la violation des droits linguistiques des étudiants ».

Ainsi, ils soulignent qu’« il n’y a aucune sorte de discrimination en faveur de la prestation d’exercices en langue catalane puisque les droits linguistiques des étudiants doivent être respectés sur un pied d’égalité » et ils estiment « commode que lors des prochaines sessions d’examens de sélectivité aurait un modèle de test unique pour l’ensemble du territoire national également applicable dans les communautés autonomes à pluralité linguistique. Cela permettrait d’avoir un cadre d’évaluation qui garantit l’accès à l’Université dans lequel le mérite et la capacité des étudiants « .

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