Juanma Moreno demande à Sanchez une table bilatérale pour régler un déficit de financement de 4 millions par jour

Le Président du Gouvernement reçoit le Président du Conseil à Moncloa deux ans et demi après son entrée en fonction

Le président du conseil, Juanma Moreno, salue le président du gouvernement, Pedro S
La présidente du conseil d’administration, Juanma Moreno, salue le président du gouvernement, Pedro Snchez, ce jeudi aux portes du palais de la Moncloa.JJGUILLNEFE
  • Politique C’est la réforme du financement autonome que Moreno apportera à la Moncloa
  • Réunion Double standard de Pedro Sánchez : deux ans pour recevoir Juanma Moreno

Un cadre de dialogue stable et fonctionnel, un table de négociation dans les deux sens pour résoudre les problèmes communs et en suspens, tels que le financement. C’est ce que le président de la Junta de Andaluca, Juanma Moreno, a demandé au président du gouvernement, Pedro Snchez, ce jeudi, lors de la première réunion officielle qu’ils ont tenue depuis l’inauguration du premier, il y a près de deux ans et demi. , dans la Moncloa.

Moreno a toujours soutenu que l’Andalousie ne voulait pas être moins que quiconque et, en ce sens, la demande qu’il a déposée sur la table de Sanchez a beaucoup à voir avec le attention préférentielle de l’exécutif du PSOE et United We Can with Catalonia, qui est traité avec la déférence d’un gouvernement de même niveau et qui n’a rien à voir avec le reste des communautés autonomes.

Ce tableau n’est pas une invention du président andalou. le Article 220 del Estatuto de Autonoma de Andaluca, del ltimo que se aprob y public en el BOE en 2007, prev la creacin de una Comisin Bilateral Junta de Andaluca-Estado que constituir el marco general y permanente de relacin entre los gobiernos de la Junta de Andaluca y de l’État. Et c’est précisément ce que Moreno a proposé à Snchez lors du premier face-à-face que les deux ont eu.

L’idée, selon Moreno expliqué à la fin de la réunion, est que des questions particulièrement brûlantes peuvent être discutées, y compris les fonds européens. S’il y a un temps pour co-gouvernanceÇa y est, a-t-il insisté.

Mais, outre cette commission bilatérale, le président andalou avait dans son dossier de revendications la revendication d’un nouveau modèle de financement qu’il vienne corriger la situation de sous-financement dont souffre, selon lui, l’Andalousie depuis son approbation en 2009, ainsi que d’autres communautés, dont Murcie et Valence.

Selon les chiffres présentés par le gouvernement andalou, avec le système de financement actuel, et que Moreno a qualifié d’obsolète, l’Andalousie perd des ressources au rythme de quatre millions d’euros par jour, ce qui aurait déjà généré un déficit de plus de 10 000 millions d’euros. Exactement 10 835 millions d’euros.

Ces 10 000 millions sont le résultat de la somme des 8 051 millions de déficit andalou de 2009 à 2019, calculés en tenant compte des critères de population ajustés et non de la population réelle.

À ce chiffre s’ajoutent les 1 600 millions que, selon le Conseil, la communauté perdra en 2020 et 2021 en raison de la répartition du financement régional et un autre 1 184 millions que la communauté de la Fonds Covid n’ayant pas appliqué le critère de population.

Ce n’est qu’en 2020, selon la théorie du Conseil, que l’Andalousie aurait perdu 681 millions de fonds Covid, qui s’ajoutent aux 800 millions du système de financement s’élèvent à 1 481 millions ou, ce qui est le même, le quatre millions par jour que Moreno a cité dans Moncloa.

Alors qu’un nouveau modèle de financement est en cours de négociation, auquel Sánchez était réceptif, le président andalou a exigé un fonds de compensation progressivement, année après année, réduire le déficit.

Au-delà du financement et du déficit, Moreno s’est concentré sur une autre revendication économique, celle de la Fonds européens. Si les communautés autonomes allouent 24 334 millions sur les près de 70 000 millions d’aides directes, le Conseil prévoit que 4 380 millions parviendront à l’Andalousie.

Le gouvernement reconnaît le sous-financement

Du côté du gouvernement central, Sánchez a souligné sa volonté de conclure un grand pacte pour réformer le financement, mais sur les 10 000 millions que Moreno a demandés, il n’a pas été aussi réceptif.

Cependant, la ministre des Finances et porte-parole, Mara Jess Montero, a reconnu lors d’une conférence de presse après la réunion que le modèle de financement actuel pénalise Andalousie, comme la Communauté Valencienne et Murcie.

Au cours de la réunion, qui a duré plus d’une heure, Moreno a également évoqué la nécessité d’avoir un plan d’emploi pour l’Andalousie ; la réforme urgente de carte du chemin de fer pour résoudre l’isolement de Huelva et Jan, en plus de l’AVE à Almera; la réduction de la TVA touristique de 21% à 4% ou 5% ; ou la négociation de la PAC et des tarifs.

Le président du conseil d’administration a souligné qu’il avait non seulement soulevé auprès du président du gouvernement les questions que son exécutif jugeait les plus urgentes, mais aussi bon nombre de celles qui lui avaient été adressées. les porte-parole des groupes parlementaires, avec qui il s’est réuni mardi dernier pour préparer un cahier de revendications qui recueille « les doutes, les souhaits » de l’ensemble des Andalous.

Juanma Moreno a également fait savoir au président Sánchez que son intention continue d’être épuiser la législature, à moins qu’il ne soit laissé sans soutien parlementaire qui lui permettra d’exécuter les décrets ou les budgets. Et ce malgré le fait qu’il reconnaisse qu’il existe de nombreuses circonstances qui favorisent ses intérêts personnels et partisans pour faire avancer les élections : avec « un candidat socialiste qui n’est pas encore consolidé », avec la bonne évolution de la vaccination ou avec une reprise économique déjà imminente.

Deux ans et demi se sont écoulés depuis que Juanma Moreno a pris ses fonctions de président du conseil d’administration et depuis lors, Pedro Sánchez n’avait pas trouvé de place pour le recevoir dans le Palais de la Moncloa, bien que pendant le premier état d’alerte le Premier ministre fêtait régulièrement conférences des présidents avec les chefs des gouvernements autonomes pour évaluer l’évolution de la crise sanitaire et adopter des mesures.

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