La Garde civile considère un groupe CDR « terroriste » dont la « cible possible » était Pablo Casado

Le rapport Benemrita indique qu’à la demande du « CNI catalan », ils fabriquaient des substances explosives et préparaient un assaut contre le Parlement.

Enregistrement à Sabadell après l'arrestation
Enregistrement à Sabadell après l’arrestation de neuf indépendantistes liés à la CDR
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La Garde civile conclut que les CDR qui ont été détenus il y a deux ans formaient une « organisation criminelle à but terroriste. C’est ce qu’elle maintient dans un rapport qu’elle a transmis au Tribunal national, qui enquête sur une dizaine de membres de ce qu’ils ont qualifié de l’Equipe Tactique de Résistance (ERT), qui a préparé des actions violentes contre des quartiers généraux officiels ou des sabotages contre des tours à haute tension. Pour les enquêteurs, ce groupe, qui est actuellement en fuite, faisait partie d’une unité qui « accomplit une tâche fondamentale dans planification de l’assaut. , occupation et défense du Parlement de Catalogne. « Pas en vain, ils ont tenté de s’y retrancher avec le président Quim Torra en réponse à l’action de la Justice avec les dirigeants du ‘procs’.

La Garde civile a également trouvé des recherches sur Internet effectuées par des détenus concernant des cibles possibles pour leurs attaques. Parmi eux figurent le leader du PP, Pablo Casado ou l’ancien député de Ciudadanos Jos Manuel Villegas. Mais aussi le conseiller aux citoyens de l’époque à la mairie de Barcelone, Manuel Valls ; la conseillère de Podemos à Sabadell, Marta Morell ; Marta Farrs, premier maire de cette municipalité ; Joan Lpez, député du PP au Parlement catalan ; o Francisco Aranda, député du PSC au Congrès. La liste de recherche comprend également un membre de l’unité anti-émeute Mossos. Parallèlement, des « annotations se référant à des personnes » et des « plaques d’immatriculation de véhicules de personnes idéologiquement opposées à l’indépendance » sont intervenues.

L’Institut armé ajoute que tout au long des enquêtes, il est apparu « sa nature d’organisation criminelle à but terroriste » pour « contribuer à l’indépendance du territoire de la Catalogne en menant des actions de nature différente ». Il indique qu’ils avaient un objectif commun, l’indépendance de la Catalogne, une « question de coordination » via des services de messagerie instantanée ainsi qu’un « système décisionnel mixte ». En même temps, « ils bénéficiaient d’une forte cohésion favorisée par l’ancienne appartenance commune de la CDR, qui permet à tous ses membres de poursuivre le même but dans leurs actions, ainsi que de partager un substrat idéologique relativement homogène favorable à l’obtention du catalan. l’indépendance par l’activisme radical ».

Dans cette ligne, il précise que les détenus disposaient de « deux laboratoires domestiques et clandestins » dans leurs domiciles respectifs, situés à Sant Fost de Campsentelles et Sabadell, alors qu' »ils avaient atteint un haut degré d’efficacité dans l’obtention de l’agent termite, que plusieurs échantillons préparés à l’usage ont été trouvés. » Ce groupe, de l’avis de la Garde civile, reçoit des ordres d’un corps étranger, « comme le CNI catalan ».

Ce matériau, poursuit le rapport, était conservé « dans des récipients étanches dans lesquels les différents composants, répartis selon une certaine proportion, conserveraient leurs propriétés dans des conditions convenables jusqu’à leur utilisation ». De même, la Garde civile souligne qu’elle était en sa possession « des agents précurseurs nécessaires, des manuels détaillés, des données et des formulations manuscrites correctes et le matériel de laboratoire nécessaire à la synthèse des composés explosifs indiqués ».

Dans leur témoignage devant le juge, la Garde civile révèle qu’au moins deux des détenus, Alexis C. et Jordi R., ont regardé une vidéo en septembre 2019 sur les attentats terroristes du World Trade Center à New York en 2001. « Ils manifester un intérêt particulier quant à la possibilité que le termite ait pu être utilisé dans la démolition des tours jumelles. » Mais aussi dans « l’application qu’il aurait pour son usage contre les infrastructures ». Le rapport de police ajoute qu’à la fin du visionnage de la vidéo, les membres du CDR « ont poussé des exclamations de joie, probablement lorsqu’ils ont entrevu les effets catastrophiques que peut avoir la termite ». Par conséquent, il déclare qu’il ne fait aucun doute que les personnes enquêtées étaient pleinement conscientes de la « dangerosité » des matériaux qu’elles manipulaient.

De même, il ajoute que les CDR « avaient vocation à rester dans le temps, comme en témoignent la constitution » de leur organisation « fin 2018 et les relations intenses entre leurs membres jusqu’au moment des arrestations ».

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