La Generalitat défend l’endossement de l’ICO cataln tout en recherchant une banque qui couvre les garanties

Les Aragons n’assistent pas à la Conférence des présidents, mais les Rif participent au Conseil de politique budgétaire et financière

Les réalisateurs Jaume Gir
Les réalisateurs Jaume Gir et Roger Torrent.EFE

Le gouvernement refuse d’admettre qu’il travaille déjà sur un plan B après que la Cour des comptes a constaté des signes d’illégalité dans les garanties de la ICO catalane pour protéger les indépendantistes accusés de malversations. La Generalitat défend sa manœuvre sans fissures, mais reconnaît aussi qu’elle continue de rechercher activement le soutien d’une entité financière privée pour couvrir les avoirs des séparatistes.

Nous ne fabriquons pas de futuribles. Nous ne doutons pas que la garantie ne sera pas acceptée. Le décret est juridiquement impeccable, a déclaré le porte-parole de l’exécutif catalan, pour ensuite attaquer la Cour des comptes et exiger qu’elle cesse de faire de la politique.

Le gouvernement pointe du doigt l’organe de surveillance afin de combler les nombreuses failles de son régime, qui ont déjà provoqué une forte division au sein de l’Institut Catal de Finances lui-même, conduisant plusieurs de ses membres à démissionner pour ne pas soutenir l’avenant, ce qui aurait grâce à la voix prépondérante de son président, Albert Castellanos, celui qui fut le bras droit du Père Aragons en son temps comme Ministre de la Présidence.

Le Gouvernement n’admet même pas que l’inclusion de l’ICO catalane dans l’opération de sauvegarde des avoirs des dirigeants séparatistes puisse nuire à sa transformation en banque publique, un projet historiquement persécuté par le nationalisme catalan et qui n’avait jamais été aussi près de se cristalliser, depuis cette année, l’Institut Catal de Finances avait officiellement demandé l’obtention de la carte bancaire pour pouvoir fonctionner. La Banque d’Espagne examine actuellement si sa soumission à la Generalitat est compatible avec cette demande. Ce n’est pas forcément un conditionneur, se défend l’Exécutif dirigé par Aragons.

Le Président compromet la crédibilité des organisations publiques catalanes tout en restant ferme dans son refus de participer à la Conférence des présidents autonomes, arguant que sa relation avec le gouvernement doit être exclusivement bilatérale et qu’elle devra être réactivée le 2 août avec le sommet entre l’exécutif central et la Generalitat pour aborder, entre autres, la cogestion des fonds européens.

Cependant, contredisant cette approche de traitement préférentiel et exclusif, le ministre de l’Économie, Jaume gir, s participer mercredi au Conseil de politique fiscale et financière. Le gouvernement fait valoir qu’il le fera pour lever les doutes sur la règle du déficit avec l’intention de pouvoir préparer les budgets de la Generalitat pour 2022.

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