La « loi prison » contre le meurtrier de Pioz

Une dizaine de détenus battent Patrick Nogueira, condamné pour avoir démembré quatre membres de sa famille

Patrick Nogueira, lors de la lecture de la sentence devant le Tribunal provincial de Guadalajara.
Patrick Nogueira, lors de la lecture de la sentence devant le Tribunal provincial de Guadalajara.TVE
  • Jugement La Cour suprême augmente les peines de prison permanente pour le meurtrier de Pioz d’un à trois
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La loi sur la prison est toujours valide. Mais le silence règne et on sait rarement ce qui se passe derrière les barreaux, entre détenus. La semaine dernière, c’était Patrick Nogueira, le Brésilien qui purge une peine pour le meurtre et le démembrement de ses oncles et cousins ​​​​à Pioz (Guadalajara) en août 2016.

Une dizaine de détenus ont décidé de régler les comptes en souffrance avec lui à la prison de Port III, au Port de Santa Mara (Cdiz), et a reçu de graves coups pour lesquels il a dû être hospitalisé et soigné pour ses blessures. Il a été admis pendant quatre jours, selon des sources pénitentiaires. Plus tard, il a été transféré au centre andalou, où il reste dans le service des infirmières, à l’écart du reste des détenus, pour éviter de nouvelles attaques.

Selon des sources pénitentiaires expliquées à ce journal, la possibilité de le transférer dans un module spécial réservé uniquement aux détenus qui étudient a été envisagée. Car pour ce profil de détenus qui peuvent être la cible d’autres compagnons polochons Le module de respect est généralement utilisé, où en théorie, les détenus de confiance, les détenus qui évoluent positivement et les détenus qui peuvent courir un certain risque d’être agressés parmi les détenus eux-mêmes purgent leur peine.

La direction du centre a ouvert une enquête sur les faits pour tenter d’identifier les auteurs des coups. Ils savent que c’était une douzaine de détenus. Mais là-bas, personne ne sait rien et personne n’a rien vu, pointent des sources pénitentiaires. Le silence protège ça Justice. Est le loi sur la prisonces sources insistent. Ils interprètent le passage à tabac, une fois que tant de stagiaires sont impliqués, il ne peut avoir que cette lecture.

Et qui sont ceux qui subissent des agressions dans les prisons ? Principalement ceux qui ont commis tout type de crime violent contre des mineurs ou contre des femmes.

Le milieu carcéral a été surpris par cette agression. Avant c’était très courant mais maintenant il semblait que nous l’avions plus contrôlé et nous avons réussi à anticiper, expliquer ces sources. Ces stagiaires devaient prend refuge ou être en marge du reste des prisonniers pour protéger leur vie.

Le prisonnier, qui a tué ses toux et ses neveux, a dû être soigné pour ses blessures dans un hôpital

Ce qui se passe, expliquent ces sources, c’est que les modules de respect (qui seront la sécurité pour ce type de détenus) sont pleins de violeurs et de pédophiles. Personne ne les dérange dans ces modules car le contrôle est très fort et n’importe qui ne peut y accéder. Et ceux qui y purgent une peine ont une situation plus confortable car les conditions de vie sont meilleures que dans le reste des modules. De plus, ces types de détenus maintiennent un bon comportement. C’est logique, car ils sont loin des enfants et des femmes, qui en sont les victimes, soulignent ces sources, qui considèrent qu’à ce titre ils se comportent de manière exemplaire, ce qui les aide aussi à obtenir plus tôt des titres de détention. C’est le cas du meurtrier présumé de l’enfant de Lardero (La Rioja).

Cependant, ces sources insistent sur le fait que la réinsertion de ce type de délinquant sexuel est pratiquement impossible. Quand ils partent, ils recommencent à commettre des crimes et à attaquer.

Le chalet de Pioz (Guadalajara) où ont eu lieu les meurtres.
Le chalet de Pioz (Guadalajara) où ont eu lieu les meurtres.NGEL NAVARRÈTE

La Cour suprême a condamné François Patrick Nogueira Gouvela à trois peines de prison permanente révisables et à un quart des 25 ans de prison pour le meurtre de son oncle, de sa femme et de leurs deux enfants (un garçon de 18 mois et une fille de trois ans ans et 10 mois), engagés dans le foyer où ils résident, dans une urbanisation de la commune de Pioz.

Les événements se sont produits le 17 août 2016 lorsque Nogueira a poignardé à mort sa toux Marcos Campos, 40 ans et Janaina santos, 39 ans, et leurs enfants, Mara Caroline, trois ans et David, au châle de Pioz (Guadalajara), où réside la famille. Il a démembré les corps des deux adultes et a mis les quatre corps dans des sacs poubelles qu’il a scellés. À peine un mois plus tard, le 17 septembre 2016, en raison de plaintes de voisins concernant la mauvaise odeur qui s’échappait de la maison, les corps ont été retrouvés par la Garde civile.

Après avoir recueilli des traces et des restes de ADNEn seulement quatre jours, les enquêteurs ont considéré l’affaire résolue et ont nommé Patrick Nogueira comme l’auteur des décès. Nogueira, alors âgé de 19 ans, était parti la veille pour son pays d’origine, Brésil. Un mois plus tard, il décide de se rendre et retourne à Espagne, où il a été jugé et purge sa peine.

Le tueur ‘message’ son crime

Patrick Nogueira a envoyé des messages par WhatsApp à un ami le jour même où il a assassiné ses proches. Mon oncle n’est pas encore arrivé. Le truc, c’est que je n’aurai pas d’endroit pour enterrer les gens. Hahaha. Il y a de la place ici à la ferme, mais les murs sont en filet métallique. Et il y a un terrain vague juste à côté. Frère, vous auriez dû le voir. Moi arrachant les organes pour les mettre dans un autre sac. Mon garçon, ouvrir quelqu’un en deux, c’est trop de travail, mon frère. COLONNE VERTÉBRALE.

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