La nouvelle hotline suicide a répondu à 1 000 appels le premier jour

Chaque appel durait en moyenne entre 25 et 30 minutes, et certaines personnes étaient dirigées vers les services d’urgence

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La ministre de la Santé, Carolina Darias, lors de la présentation du téléphone contre le suicide.SERGIO PREZEPE
  • Société Start le 024, un téléphone contre le suicide, « la menace trop longtemps passée sous silence »

Le 024la ligne téléphonique d’assistance et de prévention du suicide, a reçu ce mardi, dans sa première journée active, environ 1 000 appels, d’un temps moyen pour chacun de 25 à 30 minutes et dont certains ont été référés aux services d’urgences.

« Le 024 est venu pour rester », a souligné le ministre de SantéCarolina Darias, lors de la conférence de presse après le Conseil Interterritorial du Système National de Santé (cygnes), où il a souligné comment, dès le premier jour de fonctionnement, ce téléphone a montré qu’il servait à « aider et soutenir ceux qui ont des idées suicidaires » afin qu’ils lancent « un appel à la vie et évitent plus de décès ».

darias s’est concentré sur cet outil de prévention du suicide, puisqu’en 2020 les tentatives ont augmenté de 30%, près de 4 000 personnes se sont suicidées cette année-là et entre 80 000 et 100 000 ont essayé.

100 millions d’euros

L’activation du 024, qui sera opérationnel 24 heures sur 24, 365 jours par an, s’inscrit dans le plan d’action en santé mentale (2022-2024) présenté aux communautés autonomes et approuvé en séance plénière d’aujourd’hui à l’unanimité pratique de ses membres.

Le ministre a voulu offrir quelques « coups de pinceau » de ce plan qui remet l’humain au centre, renforce les ressources humaines en santé mentale afin de réduire l’intérim, augmente l’offre de places en psychiatrie et en psychologie et, in fine, optimise les soins en santé mentale dans toutes les aires de santé et lutter contre la stigmatisation.

Darias a rappelé qu’il s’agit d’un plan financé par le ministère de la Santé avec 100 millions d’euros et par les communautés avec leurs propres contributions au projet.

Ces 100 millions, comme il l’a dit, seront répartis d’ici 2024 dans le budget de l’État, le poste de cette année étant 30 millions d’eurosdont 80% seront transférés aux communautés autonomes et 20% sont exécutés par le ministère.

Il a également mis l’accent sur ligne 024 et l’approche de la santé mentale dans les contextes les plus vulnérables et la prévention des conduites addictives.

« Un silence fulgurant sur cette affaire »

En outre, le ministre a avancé que 10 millions d’euros avaient été distribués aux collectivités afin qu’elles puissent inclure dans leurs plans des actions de formation dans des domaines tels que les technologies de la santé, la surveillance de la santé publique, la sécurité des patients ou la prise en charge précoce des violences de genre avec le objectif, dit-il, de former 90 000 professionnels.

Darias a admis que les 44 actions incluses dans le plan ne peuvent pas être « faites toutes en même temps » et a mis en évidence l’engagement que la nouvelle offre de postes vacants spécialisés compte davantage de postes vacants en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, en plus de ceux déjà existants.

Le chef de la Santé a choisi de continuer à travailler pour la santé mentale : « Il y a eu un silence accablant sur cette affaire, ce silence a fait place au débat, dans les médias et au Parlement, en raison de la détermination du gouvernement espagnol ».

Et il a remercié la précieuse contribution des sociétés savantes et des associations de malades et proches qui « ont toujours été là ».

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