La nouvelle idylle Snchez-Puig : agence d’État pour Benidorm et changement de financement « de facto »

Le président du gouvernement récompense la Communauté valencienne d’un organe en plein débat sur la décentralisation, tandis que le chef du Consell reconnaît que la Moncloa « a pris parti » dans la distribution autonome des fonds

Pedro S
Pedro Snchez, à l’arrivée à Benidorm, avec Ximo Puig.EM
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Des ennemis dans le passé et plus que des alliés dans le présent. Que Pedro Snchez et Ximo Puig soient entrés dans une nouvelle étape dans leur relation de va-et-vient est évident. Les 14e congrès PSPV D’où le leader valencien est sorti renforcé en tant que secrétaire général a été un point et un point distinct dans l’accord entre le président du gouvernement et celui de la Generalitat. Au point que l’idylle entre les deux dirigeants ne reste pas que de mots.

Avec Puig fabriquant le drapeau de la décentralisation des institutions étatiques et Sánchez reprenant le gant, le plus grand prix que la grange socialiste pouvait recevoir à la fin de son congrès était l’annonce d’une agence d’État pour la Communauté valencienne. Et pas seulement pour arriver, mais il le fera à Benidorm et axé sur le tourisme, eh bien la ville de la Costa Blanca accueillera la plate-forme intelligente pour les destinations touristiques, avec un investissement de 130 millions d’euros. Et il ne faut pas négliger l’importance pour les socialistes de l’engagement à Alicante pour contrer le pouvoir du PP dans cette province et le soutien incontesté au tourisme. Sans surprise, son congrès a été à Benidorm pour se concentrer précisément sur ce secteur au milieu du débat sur la taxe de séjour.

De là, on comprend la valeur que pour Puig l’annonce de Sanchez, qui, par ailleurs, n’a pas oublié ce dimanche de faire référence à la réforme de la financement autonome (Il ne l’a pas fait dans son congrès fédéral). Bien que, oui, pour limiter la promesse que « le gouvernement sera en charge d’approuver et de négocier un nouveau système de financement ». Autrement dit, rien de nouveau et pas d’échéance précise pour cette réforme, une semaine après que la Plateforme pour un financement équitable est descendue dans la rue (avec la présence de Puig lui-même). Au moins, « jusqu’à ce qu’il arrive, Valence aura des ressources », a assuré le Premier ministre.

Et là, Puig lui-même lui a jeté une cape, qui a reconnu que « le changement le financement de facto a déjà lieu « . Le président de la Generalitat a souligné que la Communauté valencienne a reçu plus de 13 000 millions d’euros de l’État l’année dernière, soit 24% de plus. Le chiffre le plus élevé « de l’histoire ». De plus, pour Puig, cela montre que « le gouvernement prend parti… pour l’égalité ».

Ses propos doivent être compris dans le contexte de la guerre autonome qui conduit les barons à se positionner en faveur d’un modèle ou d’un autre de financement. L’extension du modèle expiré qui nuit à la communauté valencienne use également Puig politiquement, parce qu’il ne parvient pas à amener son parti à mener à bien la réforme. Ainsi, Puig souligne le montant des ressources qui proviennent en pratique de l’État (elles ont augmenté avec la pandémie grâce au fonds Covid, qui d’ailleurs disparaît en 2022).

De plus, Puig s’est vanté de l’indignation de Madrid face à la quantité de ressources que la Communauté valencienne reçoit, car cela confirme en quelque sorte sa thèse. En ce sens, le ministre des Finances de Madrid, Javier Fernndez-Lasquetty, a déclaré il y a quelques jours que l’exécutif d’Isabel Daz Ayuso étudie la possibilité d’aller en justice pour dénoncer le gouvernement pour « violation de l’égalité de traitement des communautés autonomes » dans la distribution des fonds de l’UE. Et précisément la Communauté Valencienne est désignée comme l’un des grands bénéficiaires. Réponse de Puig : qu’en effet le gouvernement « prend parti ».

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