Le Conseil réglemente la nomination des fonctionnaires d’autres administrations à des postes librement nommés.

La CSIF regrette que les PP et C ne respectent pas leur engagement de réduire les nominations discrétionnaires au profit des concours au mérite

Le Ministre de la Présidence, de l'Administration
Le ministre de la Présidence, de l’Administration publique et de l’Intérieur, Elas Bendodo.EFE

La Conseil d’Andalousie a introduit des modifications dans le décret qui réglemente l’offre de postes et la promotion interne de ses travailleurs, transférant pour la première fois dans ses règlements la possibilité pour les employés d’autres administrations d’accéder à des postes librement nommés, qui sont les destinations réservées aux fonctionnaires. qui sont couverts sur une base discrétionnaire, c’est-à-dire sans concurrence.

La réforme a soulevé des plaintes de certaines organisations syndicales qui s’interrogent sur le manque de réciprocité, c’est-à-dire que cette facilité d’accès n’est pas garantie pour faciliter l’accès des fonctionnaires du Conseil à des postes librement nommés dans d’autres administrations.

C’est, explique le Gouvernement andalou, d’adapter la réglementation andalouse à la législation de l’État pour réglementer ce qui est déjà une pratique au quotidien de la fonction publique : la mobilité entre différentes administrations. Aucune procédure n’est mise en place qui n’existait déjà, expliquent des sources du ministère. Le Conseil s’est limité à intégrer dans sa propre norme une possibilité déjà envisagée par des lois de rang supérieur, souligne-t-il. Et il le fait à travers la réforme de la décret 2/2002 qui réglemente l’attribution des postes et la promotion professionnelle des fonctionnaires.

Le nouveau décret, qui sera prochainement approuvé par le conseil de gouvernement, a pour objectif ultime de promouvoir la mobilité des fonctionnaires, en établissant la modalité de concours ouvert et permanent, qui permettra d’attribuer les places offertes pour la couverture de manière indépendante et continue. C’est-à-dire que les places peuvent être mises en concurrence au fur et à mesure qu’elles deviennent vacantes. Et il ne sera donc pas nécessaire d’attendre un macroconcours. Les processus qui étaient auparavant convoqués tous les 2 ou 3 ans peuvent désormais se tenir tous les quatre mois.

Cela garantit un niveau plus élevé de couverture des emplois et améliore ainsi la fourniture des services publics, indique le ministre. Les syndicats saluent cette avancée qui donne plus d’agilité aux mécanismes de mutation et de promotion interne.

Mais la protestation syndicale s’est élevée à propos de la article 61.2 de ce nouveau décret, qui établit que les personnels de carrière des fonctionnaires des autres administrations publiques peuvent participer aux procédures de couverture des emplois dont le régime de mise à disposition est la nomination libre.

Lors des réunions tenues avec les syndicats, les plaintes ont été pratiquement unanimes en raison de la crainte que le manque de réciprocité avec les autres administrations ne désavantage les responsables andalous.

Le président du secteur Administration générale du Conseil d’administration CSIF, José Manuel Doradoconsidère que la Commission se méfie du professionnalisme et du talent de son propre personnel et limite sa capacité à promouvoir en interne, c’est-à-dire à avoir une carrière professionnelle au sein de l’administration.

Les responsables politiques pourraient utiliser cette voie pour amener des responsables liés d’autres administrations au Conseil, quels que soient les mérites que les propres travailleurs du Conseil peuvent prouver, dit Dorado.

De plus, le gouvernement andalou consolide ainsi, selon le CSIF, le mécanisme de la désignation libre comme un outil ordinaire pour l’offre de postes, malgré le fait que le PP et Ciudadanos aient promis au début de la législature de réduire au minimum le nombre de postes couverts par cette voie et d’utiliser, à la place, des concours au mérite.

La CSIF calcule qu’entre 2020 et 2022 un total de 226 postes de nomination libre ont été couverts par des modifications de la liste des emplois (RPT) et non par concours, comme c’était initialement l’engagement du gouvernement de coalition.

Nous restreindrons le système de nomination libre, en généralisant le système de concours au mérite pour l’offre d’emplois dans l’administration andalouse selon les principes de transparence, d’égalité, de mérite et de capacité, indique le texte signé par le PP et C dans leur pacte de législature.

Cependant, le nouveau décret conforte un système qui, loin de dépolitiser l’Administration, perpétue sa politisation et la discrétion de nommer telle ou telle personne, insiste le CSIF.

D’autre part, le ministère défend la nomination gratuite comme mécanisme d’offre pour les postes qui nécessitent des profils professionnels spécifiques et qui font partie du cercle de confiance des postes publics, par exemple ceux du secrétariat. C’est un processus réglementé et transparent, disent-ils.

Vous pourriez également aimer...