Le gouvernement a indemnisé 22% des victimes de l’attentat de La Rambla reconnu dans le jugement

Les représentants de ce groupe regrettent l’abandon des administrations à l’occasion du quatrième anniversaire du 17-A

Les autorités dans l'acte d'un
Les autorités dans l’acte de l’année dernière
  • Catalogne 17-A : cicatrices ouvertes trois ans plus tard

En mai dernier, le Tribunal national supérieur a infligé des peines de prison allant de 8 à 53 ans aux trois membres survivants de la cellule djihadiste qui ont attaqué La Rambla à Barcelone et sur la promenade de Cambrils (Tarragone) le 17 août 2017. Dans cette phrase, qui n’est pas encore définitive, se compose de 345 victimes de ces attentats, dont le gouvernement n’a indemnisé que 22,3%, selon une plainte déposée lundi par l’Unité d’attention et d’évaluation des personnes affectées par le terrorisme (UAVAT). Ils assurent qu’il y a 248 personnes pour lesquelles on ne sait pas si elles ont été indemnisées dans le cadre des réclamations administratives correspondantes pour les conséquences physiques ou psychologiques subies.

90% des victimes qui sortent de la peine sont blessées, 5% décédées et le reste des membres de la famille. Parmi les victimes dont la situation n’apparaît pas, plus de 30% ont fait état de séquelles physiques, 73, et 44% psychologiques, 135, et le reste des deux types. 60% sont espagnols et le reste de nationalité étrangère. L’entité considère qu’il est essentiel de savoir s’ils ont été inculpés pour ces réclamations puisqu’avec un jugement définitif, ils peuvent recommencer leur demande si cela leur avait déjà été refusé dans un premier temps. Ainsi, ils soulignent que beaucoup de gens ne savent même pas qu’ils apparaissent dans la phrase pour ce qu’ils sont des « victimes oubliées »

Pour cette raison, la présidente de l’UAVAT, Sara Bosch, le vice-président, Eli Micciola, et le conseiller de l’entité, Robert Manrique, ont demandé au ministère de l’Intérieur de localiser 248 personnes reconnues par le Tribunal national comme victimes des attentats contre Barcelone et Cambrils et les informer de leurs droits. Ils considèrent qu’il y a un « oubli » des victimes de la part des administrations, et pour cette raison ils le dénoncent comme une « victimisation secondaire » après avoir subi les attentats.

Pour Bosch, l’action « proactive » du ministère doit être avant que la condamnation ne soit définitive puisqu’il la considère comme une « négligence » et ils estiment qu’il n’est pas le seul. En ce sens, ils détaillent que 68 victimes qui apparaissent dans la peine n’ont pas de rapport de leurs blessures, qu’elles soient physiques ou psychologiques, elles demandent donc une attention appropriée. Pour toutes ces raisons, ils défigurent les administrations qui répètent « la chanson éternelle » qu’ils sont à côté des victimes, quand ils ne se sentent pas comme ça, et ils ont demandé plus de soutien pour qu’ils puissent obtenir d’autres prérogatives qui leur correspondent par la loi , comme les soins psychologiques ou l’aide scolaire et professionnelle.

Pour localiser ces victimes, l’entité a affiché leurs noms sur le site Web. « Ce n’est pas une liste de noms, c’est une liste de personnes. Ça m’accable, ça m’outrage », a déclaré Bosch, qui estime qu’il ne s’agit pas d’argent, ni de se plaindre, mais que les administrations « résolvent leurs erreurs. » revoir les critères de prise en charge et de suivi des victimes et coordonner.

L’UAVAT a rappelé que les protocoles d’indemnisation en cas d’attentat terroriste devraient être revus en plus d’exhorter la Generalitat à ouvrir un bureau spécialisé permettant un suivi spécifique de chaque sinistre, comme celui qui a été clôturé en 2010.

Les attentats du 17 août 2017 ont fait 16 morts et plus de 140 blessés à Barcelone et Cambrils. À l’occasion de son quatrième anniversaire, ce mardi, il y aura une minute de silence et une offrande d’œillets, organisée par la mairie de Barcelone, sur La Rambla, juste au mémorial qui préside à la mémoire des victimes. Comme l’an dernier, il s’agira d’un sobre hommage de petit format, d’une quinzaine de minutes, sur la mosaïque du Pla de l’s de Joan Mir, à l’endroit même où s’est arrêté le fourgon qui a roulé sur des dizaines de personnes il y a quatre ans.

L’événement réunira des membres du Gouvernement, du Gouvernement, du Parlement, de la Mairie de Barcelone ainsi que des représentants institutionnels et des membres des organes de sécurité et d’urgence qui sont intervenus le jour des attentats. Cependant, le poids de la célébration sera pour les victimes et leurs familles, qui seront les premières à déposer leurs couronnes au pied de la mosaïque. Une heure plus tard, également à La Rambla, l’Association catalane des victimes d’organisations terroristes et la plate-forme 17-A Honor y Memoria ont appelé à un autre acte de commémoration pour cet attentat.

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