Le gouvernement applique le rouleau et le veto sans débattre du congé maternité de 24 semaines et de la réduction de la TVA sur l’électricité

Rejeter une centaine d’amendements partiels des Citoyens aux comptes de l’Exécutif pour 2022

Dans
Ins Arrimadas et Edmundo Bal, de CiudadanosEmilio NaranjoEFE

Le gouvernement a pris le rôle et a entamé le veto massif des modifications partielles des budgets généraux de l’État. Rien qu’à Ciudadanos, il y en a plus de 100 qui n’auront même pas l’occasion de débattre dans les prochaines semaines. Parmi ceux qui ont été rejetés figurent l’extension à 24 semaines des congés de maternité et de paternité ou la consolidation de la T.V.A. de lumière à 10 % tout au long de 2022.

Rien de tout cela ne pourrait même faire l’objet d’une discussion parlementaire car le gouvernement a appliqué la prérogative qui lui permet de restreindre tout amendement entraînant une diminution des revenus ou une augmentation des dépenses. En fait, il y a déjà plus de 800 amendements auxquels veto pour cette raison tous les partis d’opposition. Parmi eux, 147 sont du PP.

Cependant, beaucoup d’autres qui augmentent les dépenses publiques restent en vie. Et ils le suivent parce qu’ils font partie de la négociation entre le gouvernement et des partis comme ERC, PNV ou EH Bildu, dont l’exécutif espère lier les voix à des concessions politiques et des investissements.

Ciudadanos a dénoncé qu’il existe un veto « arbitraire, injuste et caciquil » et que c’est « un geste de mépris de plus pour la vraie Espagne » de se tourner plutôt vers le plaisir des partenaires qui maintiennent Snchez à Moncloa. « Certains amendements auxquels le veto a été opposé sont une véritable honte », a souligné le secrétaire général adjoint aux citoyens, Daniel Prez Calvo, lors d’une conférence de presse.

Dans une intervention, contrairement au fait qu’il y a de l’argent pour « Netflix en catalan » ou pour « irriguer des millions de PNV » mais pas pour étendre les permis aux mères et pères pour la naissance d’un enfant ou pour récupérer l’allocation par enfant à poster. Deux propositions présentées par Ciudadanos et qui ont maintenant été claquées. « C’est le gouvernement du ‘non c’est non’ aux constitutionnalistes du ‘s est s’ à Rufin et compagnie », a-t-il critiqué visiblement agacé.

Parmi la centaine d’amendements auxquels le veto a été opposé, il y en a certains à caractère économique sur lesquels Ciudadanos mettait beaucoup de pression. Par exemple, prolonger pour l’ensemble de 2022 à la fois la baisse de la TVA sur l’électricité à 10 %, pour lutter contre la débauche dans la hausse des tarifs, ainsi que celle qui touche le tourisme. Ou réduisez la TVA à 4% pour les services de coiffure. La suppression de l’augmentation du quota pour les indépendants a également fait l’objet d’un veto et ne peut donc être ni débattue ni votée.

Concernant la santé, elle ne prospérera pas non plus, car l’amendement des citoyens qui accordait 100 millions d’euros aux familles atteintes de SLA a été rejeté. Et en matière de sécurité citoyenne, l’entrée pour l’égalisation des salaires des Forces et Organismes de Sécurité de l’Etat, promise par le Gouvernement depuis 2018, est également refusée.

Pour lui numéro trois de Cs que le débat est nié suppose un acte de « sectarisme » et a considéré qu’il est donné par « ils ne sont pas capables de défendre ce qui est indéfendable ». « Ils ne gouvernent ni ne permettent de gouverner. Ils ne font ni de bons budgets ni ne se laissent faire », a-t-il souligné.

Amendements PP bloqués

Le PP n’a pas bien fait non plus dans cette première coupe du gouvernement. Dans son cas, 147 amendements ont été bloqués, dont deux dont Pablo Casado avait le plus montré.

L’un est une réduction d’impôt d’une portée de 10 milliards. L’autre est une réduction drastique du taux de la taxe sur l’électricité de 9 000 millions d’euros, ce qui, selon des sources populaires, ferait baisser la facture des familles et des entreprises de 20 %.

Casado a critiqué ces vetos tandis que Sánchez « a voyagé tous les 5 jours en Falcon et demande un autre crédit pour 23 ministères et 1 000 conseillers ». C’est pourquoi le leader du PP a promis de réduire « de moitié » la structure des ministères.

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