Le gouvernement s’avoue « préoccupé » par l’augmentation de la violence sexiste

« Nous sommes face à une recrudescence des violences sexistes, avec un filet quotidien qui doit nous mettre en alerte maximale », déclare Mara Jess Montero

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Mara Jess Montero, lors d’une conférence de presse après le Conseil des ministres.Image de balise Juan Carlos HidalgoEFE

Les données sur les violences de genre sont inquiétantes et inquiétantes depuis des semaines au sein du Gouvernement. La dernière semaine de mai a généré un malaise au sein de la coalition. Le début du mois de juin confirme que l’augmentation des meurtres de femmes ne s’arrête pas. Augmenter. A cela s’ajoute la violence indirecte, comme dans le cas des deux filles de Tenerife, qui a provoqué une grande agitation dans la société. L’exécutif admet « la douleur et l’inquiétude ».

Les alarmes se sont déclenchées il y a des semaines. Les données n’étaient pas bonnes. Des sources gouvernementales ont reconnu leur inquiétude, mais ont voulu vérifier s’il s’agissait d’un rebond spécifique ou pourquoi l’augmentation du nombre de cas était due. La mauvaise tendance éloigne l’option de quelque chose de ponctuel.

Le nombre de victimes de violences sexistes est passé à 19 jusqu’à présent en 2021 et à 1 097 depuis 2003, date à laquelle les données ont commencé à être collectées, après avoir confirmé ce mardi le ministère de l’Égalité que le meurtre d’une femme de 36 ans en janvier juin dernier 12 est un cas de violence sexiste.

Le Conseil des ministres s’est penché sur la situation, compte tenu de la gravité des chiffres. « Nous sommes confrontés à un rebond des violences sexistes, avec un filet quotidien qui doit mettre toutes les institutions et pouvoirs publics en alerte maximale », a reconnu Mara Jess Montero, porte-parole de l’Exécutif et ministre des Finances.

L’Exécutif appelle à la sensibilisation et à la prévention. « Ce n’est qu’à partir de l’unité que nous pourrons combattre ce fléau, où l’éducation, la formation et la sensibilisation sont les véritables instruments de la lutte contre ce terrorisme sexiste.

La ministre de l’Égalité, Irene Montero et la déléguée du gouvernement contre la violence de genre, Victoria Rosell, ont appelé à tous les efforts des institutions, des administrations et de la société dans son ensemble pour arriver à temps et éviter plus de décès.

Déjà à la mi-mai, la ministre de l’Égalité reconnaissait que le système avait échoué dans le meurtre sexiste perpétré à Sagunto (Valence), et avait appelé à une réflexion et à une révision des protocoles et outils existants dans la lutte contre ce fléau. « Nous n’arrivons pas à temps pour tous les cas », a reconnu Irene Montero. Egalité et Intérieur travaillent ensemble pour revoir et moderniser les protocoles d’action et les outils à disposition des femmes victimes de violences sexistes.

« Nous devons offrir le soutien dû à toutes les personnes qui subissent cette violence, aussi bien les femmes que leurs enfants. Nous devons augmenter la capacité de prévention, les ressources disponibles pour que toute femme en danger ait la sécurité que les institutions. sont là », a déclaré Mara Jess Montero à l’issue de la réunion du Conseil des ministres.

La semaine dernière, la distribution de 100 millions a été approuvée pour la lutte contre la violence de genre à répartir entre les communautés autonomes, Ceuta et Melilla. Quelques millions sont destinés à maintenir et améliorer les réseaux et services de prise en charge des victimes, à favoriser leur insertion sociale et professionnelle et à renforcer les protocoles de coordination entre les administrations et institutions compétentes.

En plus du 016, actuellement en situation d’urgence, vous pouvez appeler le 112 ou les numéros d’urgence de la Police nationale (091) et de la Garde civile (062). Dans le cas où il n’est pas possible de passer un appel et dans une situation dangereuse, l’application Alertcops peut être utilisée, à partir de laquelle un signal d’alerte sera envoyé à la police avec géolocalisation. Ces moyens d’assistance peuvent être activés par la victime mais aussi par toute personne qui connaît ou soupçonne un cas de violence de genre.

Le Gouvernement appelle les victimes ou leur environnement à dénoncer, comme c’est le moyen le plus efficace de lutter contre ces violences.

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