Le gouvernement se vante et minimise les conséquences de l’inflation dans l’appel au débat sur l’état de la nation

Le document transmis à la Chambre insiste sur la « succession sans précédent de situations adverses » auxquelles l’exécutif a dû faire face

Pierre S
Pedro Sánchez et Yolanda Díaz, au Congrès.JAVIER BARBANCHOMONDE
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La Gouvernement a envoyé au Congrès la communication officielle pour célébrer, après sept ans de parenthèse, la Débat sur l’état de la nation qui aura lieu les jours 12, 13 et 14 juillet. Dans le texte envoyé à la Chambre, l’exécutif fait un bilan élogieux de toutes les mesures qui ont été adoptées jusqu’à présent par la législature pour surmonter la pandémie et la guerre en Ukraine, et pointe des pieds sur la détérioration économique actuelle des familles et des entreprises comme un résultat d’une inflation galopante.

Dans la communication, il est indiqué que le président du gouvernement assistera au débat « convaincu du travail accompli en faveur du bien-être des Espagnols et des Espagnoles, ainsi que déterminé à continuer à travailler à cette fin jusqu’à la fin de la législature. »

A cela, ajoute-t-il, son intention de le faire « dans un esprit d’ouverture et de dialogue, réceptif aux contributions des différents groupes parlementaires, confiant que l’accord et le consensus prévaudront dans toutes ces initiatives visant à consolider la croissance, à garantir les droits et à améliorer la vie ». « les gens, ne laissant personne de côté ».

Il souligne que depuis début 2020, date de la formation du gouvernement de coalition, l’engagement de l’exécutif est de « sortir des crises successives en renforçant l’État-providence ». Et comme exemples marquants de cette volonté, il cite : revenu vital minimumla hausse des salaire minimum interprofessionnella revalorisation des pensions, ERTÉ et l’interdiction d’expulser les familles vulnérables de leurs maisons.

Le document transmis à la Chambre insiste sur la « succession sans précédent de situations défavorables » auxquelles elle a dû faire face et souligne qu’elle a apporté une réponse à chacune d’entre elles en sauvegardant le bien-être et en protégeant les personnes et les entreprises, et en avançant au en même temps dans « des réformes pour moderniser le pays et étendre les droits des citoyens ».

La communication évoque le « coup dur » que les conséquences de la guerre ont porté à l’économie, mais pointe au passage une « escalade de l’inflation qui touche les familles et les entreprises ». Face à cette situation, il présente les mesures incluses dans le nouveau décret anticrise, qui doit être validé par le Congrès, comme un « paquet complet » qui contribuera à « atténuer les effets de la guerre et les tensions inflationnistes ». A aucun moment il n’est affirmé que les prix, malgré tout, n’ont cessé de croître, atteignant déjà un taux à deux chiffres, et il est même affirmé que, malgré tout, la prévision pour le reste de l’année et pour 2023 est de maintenir un croissance  » supérieure à celle des grandes économies avancées.

Le texte n’oublie pas la section sur la politique étrangère soulignant le « leadership » et le rôle « très pertinent » de l’Espagne dans l’UE et fait également référence, dans une section incluse à la dernière minute, au sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Madrid et à que Pedro Sánchez a servi d’hôte, le décrivant comme « l’événement politique le plus important et avec la plus grande pertinence internationale de la législature actuelle » avec celui qui aura lieu au cours du second semestre 2023 lorsque l’Espagne occupera la présidence du Conseil de l’union européenne.

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