Le parquet demande 11 mois de prison ferme pour les parents de deux enfants déscolarisés par peur du Covid-19

Le procureur de la République considère que les faits constituent un délit d’abandon de famille et un autre de désobéissance grave

Élèves dans une école, dans une image de fichier.
Élèves dans une école, dans une image de fichier.BERNARDO DAZ
  • Tribunaux Le parquet des Asturies porte plainte contre les parents de deux enfants déscolarisés par peur du Covid

La Procureur de la Principauté des Asturies a requis onze mois de prison pour chacun des parents de deux frères et sœurs de l’ouest des Asturies qui n’allaient pas en classe de façon continue en raison de craintes liées au Covid-19.

Le procureur de la République soutient que depuis début de l’année académique 2020/2021 à ce jour, les prévenus, en tant que parents de deux mineurs nés en 2006 et 2010, sans motif valable, n’ont pas demandé l’assistance de ceux-ci aux centres éducatifs où ils étudient, respectivement, 2 de l’ESO et 5 du Primaire, pour recevoir un enseignement présentiel réglementé. Le premier est allé, une fois, faire un examen.

Malgré siexigences uccessives des écoles les informer des conséquences de l’absentéisme persistant, avec activation du protocole correspondant selon les directives du ministère de l’Éducation nationale, les parents sont restés à leur place invoquant des motifs incohérents.

Parmi les raisons qu’ils ont affirmées figuraient que « les limitations de contact et de mouvement imposées par les mesures sanitaires dérivées de la pandémie empêchent un développement moteur et neurologique nécessaire au déploiement des capacités cognitives vitales pour l’apprentissage » et que « la distance sociale imposée génère des sentiments de méfiance envers les autres, dévitalise les relations, entrave l’empathie et le développement des compétences sociales, telles que la générosité, l’altruisme, la coopération et l’aide aux autres, entre autres ».

De la même manière, ils ont allégué que « la vision continue des personnes et des camarades de classe avec des masques, qui ne peuvent pas être vus pour exprimer des gestes et des émotions, qui sont essentiels pour une communication verbale et non verbale correcte, entrave la même chose entre les camarades de classe et les enseignants, il empêche une communication fluide, module de manière défectueuse la vocalisation (timbre), empêche une compréhension adéquate de la langue et, contrairement à l’un des piliers fondamentaux qui sont destinés à la scolarisation, renforce l’individualité par rapport à la communauté « .

L’accusé Ils ont inscrit leurs enfants dans une école à distance, américaine, tout en sachant qu’elle n’est pas agréée en Espagne, et donc sans aucune reconnaissance, et connaissant l’incontournable obligation de scolariser leurs enfants dans un centre standardisé pour leur assurer une formation complète. Ils ont ainsi violé gravement les devoirs inhérents à l’autorité parentale.

Le 14 décembre 2020, ils étaient requis par le Section des mineurs du Parquet afin qu’ils respectent l’obligation de garantir la scolarisation de leurs enfants, en leur rappelant à nouveau que L’enseignement à domicile n’est pas légalement autorisé en Espagne et les informant que le manquement grave à cette obligation pourrait constituer un délit d’abandon familial, ainsi qu’un autre de désobéissance grave en cas de désordre, le mandat de renvoyer les enfants dans leurs écoles pour poursuivre leur formation.

Le Procureur considère que les faits constituent un crime d’abandon de famille de l’article 226.1 du Code pénal et un crime de désobéissance grave de l’article 556.1. Compte tenu de cela, il demande que chacun des accusés soit condamné à quatre mois de prison et d’interdiction spéciale pour le droit au suffrage passif pendant la durée de la peine pour le délit d’abandon de famille et à sept mois de prison et d’interdiction spéciale pour le droit du suffrage passif pendant le temps de la peine pour le crime de désobéissance. Paiement des frais de procédure par moitié.

L’audience orale est prévue demain 12 novembre, au Tribunal pénal numéro 2 d’Oviedo, à 9h30.

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