Le PNV exhorte Pedro Snchez à « retoucher » le piratage des compagnies d’électricité et l’avertit que s’il ne le fait pas, l’avenir du gouvernement est en danger.

Le PNV exhorte Pedro Snchez à « retoucher » le piratage aux compagnies d’électricité
  • Bibliothèque de journaux Le gouvernement chiffre à 2 600 millions son hack aux compagnies d’électricité pour laisser la facture 2021 à 600 euros

Le PNV, partenaire prioritaire de l’Exécutif, indispensable pour mener à bien les budgets généraux de l’État qui arrivent ce matin à la Chambre, a prévenu Pedro Snchez que le gouvernement « joue son avenir » battu par le prix de l’électricité qui a eu un plein impact non seulement sur les consommateurs domestiques mais aussi, et définitivement, sur les grandes entreprises consommatrices d’énergie qui, comme Sidénor, Fertiberia, Asturiana de Zinc et Arcelor Mittal annoncent déjà une paralysie de la production pour tenter de faire face à la hausse exorbitante de leurs coûts.

Le porte-parole nationaliste basque à la Chambre, Aitor Esteban, a interrogé le président sur cette question et l’a exhorté à « modifier » l’arrêté royal qui, entre autres mesures, réduit de 2.600 millions, les bénéfices des compagnies d’électricité pour les répercuter en faveur des consommateurs d’électricité et que demain devra être validée par la Chambre pour rester en vigueur. Pour le moment, la validation est dans l’air avec PP, Vox, Ciudadanos et PNV penché vers le « non ». Ainsi, l’approbation resterait entre les mains d’ERC et de Bildu, deux forces qui seraient à nouveau essentielles pour sauver la politique du gouvernement.

Sánchez, cependant, a qualifié de « clé » l’impulsion qu’il donne à une politique commune d’achat de gaz en L’Europe  et il a insisté sur le fait que la minorité des bénéfices des compagnies d’électricité est une mesure de justice sociale. Par conséquent, le président n’est pas disposé à modifier cette initiative et il s’est surtout engagé à « clarifier » les termes du décret.

Esteban a mis le doigt sur le bobo de la norme lorsqu’il a montré que les compagnies d’électricité répercutent les pertes auxquelles le décret gouvernemental les conduit sur les contrats fermes des clients industriels.

« Certaines entreprises », a prévenu Esteban, se référant à l’affaire Sidenor, « arrêtent déjà leur production et si nous continuons comme cela, nous irons vers de nouvelles Ertes. Nous devons clarifier les choses. » De l’avis du PNV « il faut empêcher les entreprises qui ont des sources d’énergie diversifiées de jouer à leur guise avec elles pour faire du profit ou que les compagnies d’électricité utilisent les entreprises comme bélier pour leurs propres intérêts ».

Cependant, la formule de baisse des bénéfices des compagnies d’électricité est, de l’avis du nationalisme basque, une solution « simple » qui ne résoudra pas le problème car les entreprises sont déjà confrontées à une situation de pénurie de matières premières et de prix élevés pour celles-ci.

« Cela », a souligné Esteban, « pourrait être un coup qui les renverse définitivement et cela signifie moins de travail, moins d’investissements, moins d’exportations, moins de PIB, moins de revenus et moins de politiques sociales ». Pour tout cela, le porte-parole parlementaire a exhorté Sánchez à « faire quelque chose et pas seulement au niveau européen ». « Il devrait retoucher, réorienter le décret-loi qui va être voté dans cette Assemblée demain parce que l’avenir de l’économie et de son propre gouvernement est en jeu et parce que sans compétitivité il n’y a pas de reprise économique. »

Sánchez a répondu que le gouvernement travaille déjà sur de nouvelles mesures pour garantir que les compagnies d’électricité respectent les prix de l’électricité assurés à l’industrie avant l’augmentation du gaz et pour promouvoir ce type d’accords à long terme pour assurer la stabilité.

Cela a été l’un des sujets abordés dans les réunions que le vice-président de la transition écologique, Thérèse Ribera, Il entretient ces jours-ci avec les présidents des grandes compagnies électriques. Les gestionnaires du secteur de l’énergie répondent que la baisse des revenus approuvée par le gouvernement laisse la plupart de ces contrats en pertes, leur obligation envers les actionnaires est donc de répercuter le nouveau coût sur leurs clients.

La position du PNV augmente la pression sur Sánchez et Ribera elle-même pour rechercher des solutions au gâchis généré par le décret-loi royal, très critiqué par les investisseurs internationaux et l’industrie elle-même pour l’incertitude réglementaire qu’elle entraîne. Ce même jeudi sa validation en Congrès est prévue.

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