Le PP accuse Puig d’avoir laissé 2 623 millions de « social » sans exécuter malgré l’augmentation des financements régionaux

La politique fiscale sera l’un des principaux chevaux de bataille du PP valencien contre le Consell dans le reste de la législature

Le porte-parole du PP pour Econom
Le porte-parole du PP de l’Economie dans les Tribunaux, Rubn Ibez.BIEL ALIO
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La politique fiscale -et, en particulier, la réduction des impôts- sera l’un des principaux chevaux de bataille du PP mené par Carlos Mazn confronter dans le reste de la législature au modèle de la gauche appliqué par le gouvernement de Ximo Puig. Et cela parce que, selon la thèse populaire, « Le président valencien a un problème de gestion, pas d’argent », selon les mots du porte-parole de PP Economics, Rubn Ibez, ce qui contredit à son tour la thèse officielle selon laquelle il s’agit du sous-financement chronique de la Communauté valencienne – et, plus récemment, de la prétendue dumping Madrid fiscal – ce qui justifie une politique d’augmentation progressive des impôts depuis 2017.

Les comptes rendus par le PP sont les suivants : depuis 2015, ce que la Generalitat entre via le système de financement autonome a augmenté de 3.217 millions d’euros, alors qu’en parallèle ils sont sortis sans exécuter 2 623 millions depuis 2016 que dans les politiques sociales, l’éducation et la santé. « Plus d’impôts dans la Communauté valencienne ne se traduit pas par une meilleure politique sociale mais plutôt par plus de dettes », critique Ibez. Plus précisément, 11 milliards de dettes.

Sans aller plus loin, Puig a regretté cette semaine que la Communauté valencienne soit 12 points en dessous du revenu par habitant espagnol, une anomalie qui est en partie attribuée à l’effet capital bénéfique que la concentration des hauts revenus et une grande partie de l’activité économique de l’Espagne a pour Madrid. Bien que pas nécessairement avec un impôt sur Madrid, le baron socialiste a mis sur la table la nécessité pour le reste des régions autonomes d’être compensé d’une manière ou d’une autre pour cette « divergence des revenus ».

Mais si le PP valencien regarde le gouvernement de Isabel Daz Ayuso Pour rappeler les bénéfices d’une politique généralisée de baisse des impôts, les partis de gauche du gouvernement Botnic défendent sa réforme. A commencer par le ministre socialiste des Finances, Vicent Soler, ce qui explique que, si une réduction de 0,5% des taux d’imposition est appliquée pour tous les niveaux de revenus, l’épargne d’une famille modeste se traduirait par un peu plus de 3,36 euros, contre 1 693 euros d’épargne pour des revenus supérieurs à 175 000 euros.

Avec ce critère, pour ce 2021 le Impôt sur le revenu avec deux nouveaux taux à l’échelle régionale : 27,5 % pour les revenus supérieurs à 140 000 euros et 29,5 % pour les revenus supérieurs à 175 000 euros. La Generalitat a défendu la hausse car elle ne concernerait que 5 000 contribuables, mais un rapport du Registre des économistes de conseil fiscal la place en tête de l’Espagne lorsqu’il s’agit de taxer les hauts revenus (avec 54%, après avoir ajouté la partie étatique et autonome) et sans faire la queue pour taxer les victimes.

Un autre des impôts qui a augmenté dans la pratique est celui des Patrimoine, avec la réduction du minimum exonéré de 600 000 à 500 000 euros. Très critiquée par le patronat autonome du CEV, la classe affaires a demandé à plusieurs reprises sa suppression pour parvenir paradoxalement à une harmonisation autonome à la hauteur de Madrid, où elle est subventionnée à 100 %.

Le PP prépare donc déjà sa propre « révolution fiscale », avec la promesse de « toucher toutes les taxes » dans la Communauté valencienne de laisser derrière elle la réforme Botnic justifiée à l’époque parce que le système fiscal valencien était « le plus régressif d’Espagne ».

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