Le PP et le PSOE voient un « bon climat » pour renouveler également le CGPJ et la semaine prochaine ils reprendront les négociations

Réforme du Pouvoir Judiciaire

Garca Egea et Flix Bolaos se réuniront « lundi ou mardi » pour clôturer les rendez-vous constitutionnels et ouvrir une « voie » pour la CGPJ

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Ministre Flix Bolaos, ce vendredi, à Valence.EFE
  • Justice Le pacte avec le PP réduit la marge de Pedro Sánchez pour contrôler le pouvoir judiciaire
  • Politique Snchez et Pablo Casado se réservent un « pouvoir de veto » dans la nomination des organes constitutionnels

Le twist du scénario est total. Le PSOE et le PP sont non seulement disposés à conclure des accords, mais ils veulent le faire rapidement et dans un climat de « confiance ». A tel point qu’après s’être engagé dans le renouvellement de la Cour constitutionnelle, le Défenseur du peuple, la Cour des comptes et le Agence de protection des données, les deux parties trouvent encore moins difficile de débloquer le Conseil général de la magistrature (CGPJ).

Le secrétaire général de la populaire, Teodoro Garca Egea, et le ministre de la Présidence, Flix Bolaos, se réuniront à nouveau « lundi ou mardi » -selon leur ordre du jour et pour des raisons personnelles-, selon des sources issues de la négociation, pour commencer à parvenir à un consensus le candidats aux nominations à effectuer dans les quatre organes à renouveler.

Le PP a voulu donner une pause à Bolaos lors du 40e Congrès fédéral du PSOE, dont il est l’un des dirigeants faisant partie de la Conférence-cadre. Pendant ces jours, la communication se poursuivra entre les deux, par téléphone, précisent des sources. Cuca Gamarra, porte-parole du PP au Congrès des députés, participera également à la négociation.

Lorsqu’ils se mettront d’accord sur les noms, la semaine prochaine, les deux négociateurs auront le pouvoir d’opposer leur veto à toute proposition, comme l’avançait ce journal. « Les noms ne vont pas poser de problème », affirment les sources, au nom d’un climat de confiance mutuelle. La session plénière au cours de laquelle seront votées les nominations institutionnelles se tiendra du 26 au 28 octobre.

Les ‘populaires’, fermes dans leur état

Au PP, ils se félicitent du bon résultat que la stratégie de Pablo Casado a donné jusqu’à présent et ils estiment qu’il existe désormais un « meilleur climat » pour négocier également le CGPJ. Cela crée un moment plus propice pour le Conseil, reconnaissent-ils à Gênes. « Il y a un moyen. »

Mais, oui, l’équipe de Casado continue de maintenir intacte sa principale exigence : que les juges choisissent parmi eux au moins la moitié des 20 membres de la direction de la magistrature. C’est-à-dire, pour suivre « la norme de l’UE » que le commissaire européen à la justice a exigé, Didier Reynders.

A La Moncloa, ils voient aussi l’avenir du CGPJ avec moins de pessimisme. Et ils assurent que cette négociation, comme l’a été aussi celle de février, est sérieuse et ils estiment que la porte est ouverte à un déblocage complet, qui inclut la direction judiciaire. Mais ils insistent sur le fait que cette fois Podemos fait partie de l’équation, et qu’ils doivent gérer cela maintenant avec le PP.

Gnova ne s’oppose pas à ce que Podemos propose des noms, mais au fait qu’ils soient « politisés », comme l’un de ceux évoqués par le violets en février, Victoria Rosell, Déléguée du Gouvernement contre les Violences de Genre. Pour le PP, la « dépolitisation » de la justice est une ligne rouge.

Profils de « consensus »

Il y a deux prémisses pour les nominations à convenir maintenant : qu’il s’agisse de profils « consensuels » et « prestigieux ». Cela implique que le PP peut accepter, par exemple, un conseiller à la Cour des comptes du goût de Podemos, à condition qu’il s’agisse d’une personne qui semble indépendante au PP.

C’est la même chose que lors des négociations précédentes avec Ignace Espinosa, qui est l’oncle du ministre Alberto Garzn, mais n’a aucun lien avec Podemos et a été président de la Cour supérieure de justice de La Rioja. Son nom n’est pas une pierre d’achoppement pour Gênes.

La Moncloa veut garder le canal de négociation ouvert en attendant de voir si avec le passage du dialogue le PP accepte de négocier la CGPJ. Les socialistes ne vont pas baisser les bras maintenant que le dégel est « sérieusement », disent-ils. Et ils pensent que si le Conseil n’a pas été débloqué c’est parce qu’il est le seul organe dans lequel Podemos entre directement en jeu, avec deux sièges, et cela va à l’encontre des exigences du PP.

Lors de leur troisième rencontre, Bolaos et Garca Egea mettront sur la table les noms de la Cour constitutionnelle. Dans les bassins des deux parties il y a deux noms qui résonnent plus que les autres : celui du professeur Enrique Arnaldo, confirmée comme première option du PP, et celle de Yolanda gmez, directeur du Center for Constitutional Studies, qui gagne des entiers en tant que candidat possible du PSOE.

Rendez-vous possibles

Les deux noms que le PSOE a soulevés en février étaient Pablo Lucas Murillo -Cathédrale de la Constitucional à Cordoue et près de Carmen Calvo, qui perd des options maintenant- et Concha Escobar, professeur à l’UNED qui a été chef de conseiller au ministère des Affaires étrangères avec Jos Luis Rodrguez Zapatero. Un autre nom en lice pour les socialistes est Javier Garca Roca, professeur et directeur de Constitutionnel dans le Complutense.

Pour la présidence de la Constitutionnelle, le magistrat est esquissé Pedro Jos Gonzlez-Trevijano, qui a beaucoup de poids dans le secteur conservateur. Angel Snchez Navarro, professeur de constitutionnalisme à l’université Complutense et avocat à la Haute Cour, pourrait être son secrétaire général si la négociation aboutit, selon des sources du TC.

Après la Constitution, le PSOE et le PP négocient les noms des 12 nouveaux conseillers à la Cour des comptes. Et ils le feront à partir de zéro, puisque la question n’a pas été abordée en février (leur mandat a expiré en juillet).

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