Le PP infligera une amende de 500 à 700 euros à Cayetana Álvarez de Toledo pour avoir enfreint la discipline de vote

La direction nationale ne prendra aucune mesure, mais la sanction du groupe parlementaire sera « automatique », pour éviter des griefs comparatifs

Cayetana
Cayetana lvarez de Toledo, mercredi au Congrès.EFE
  • Entretien Cayetana lvarez de Toledo : « Egea exerce un commandement testosternique et nuit à Casado ; il fait du ‘harcèlement' »
  • La réplique Montesinos répond à lvarez de Toledo : « Nous n’allons pas entrer dans des débats stériles »

La direction du Groupe parlementaire populaire (GPP) va déposer Cayetana Álvarez de Toledo pour avoir révélé dans une interview à LE MONDE qu’il a rompu la discipline de groupe en ayant voté blanc pour les magistrats de la Cour constitutionnelle la semaine dernière au Congrès.

Ce dossier entraînera « l’assurance » de l’imposition d’une sanction économique comprise entre 500 et 700 euros, selon des sources de la direction du Groupe parlementaire. La muilta « est quelque chose d’automatique », soulignent-ils. « On ne peut pas faire passer le message que les règles peuvent être enfreintes selon qui on est. Le maintien de la discipline de parti est très important, le message interne d’égalité de tous les députés est fondamental », soulignent-ils dans le GPP.

La direction nationale du parti n’envisage pas de prendre des mesures disciplinaires organiques contre lvarez de Toledo et laisse toute responsabilité au groupe parlementaire. Le député de Barcelone Il a accusé le secrétaire général du parti, Teodoro Garca Egea, d’exercer un commandement « testosternico » et de « brimades ». Et il a critiqué le manque de leadership de Pablo Casado. « Nous n’allons pas entrer dans des débats stériles », a répondu Pablo Montesinos.

Le secrétaire général adjoint à la Communication du PP est allé plus loin ce jeudi et a déclaré sur TVE qu’Álvarez de Toledo « devrait prendre du recul » et quitter son siège s’il n’est plus « enthousiasmé » par le projet dirigé par Casado et est pas « d’après l’évolution politique » du parti.

Mais l’autre sanction possible, la sanction parlementaire, est tenue pour acquise. Et il tombe de son propre poids, estiment les députés consultés. « Avoir révélé avec malveillance qu’il a enfreint la discipline électorale est une raison immédiate pour imposer une sanction », a déclaré l’un des parlementaires les plus proches d’Álvarez de Toledo. « Une autre chose est la partie sur les disqualifications personnelles : il ne devrait y avoir aucune sanction pour cela », ajoute-t-il.

Dans l’interview de dimanche dernier, Álvarez de Toledo a révélé qu’il avait voté blanc pour les candidats aux magistrats constitutionnels, pour « l’entrave, la politisation active et publique » du tribunal des garanties. Dans son parti elle était laide alors qu’en 2012, elle a voté en faveur de la nomination d’un magistrat pour André Ollero, qui à l’époque était porte-parole de la justice du populaire. Et que « oui c’était de la politisation ».

Instruction du dossier

Lundi prochain, la direction du groupe parlementaire se réunira, et il pourrait y être désigné un « instructeur » adjoint du dossier. C’est au porte-parole populaire, Cuca Gamarra, le sélectionne parmi les 10 personnes qui dirigent le groupe. Neuf, en fait, parce que Marié a été laissé de côté. De plus, il y a des députés nommés pour le meilleur ou pour le pire dans le nouveau livre d’Álvarez de Toledo, ce qui réduit le cercle des instructeurs possibles.

Malgré le fait qu’Álvarez de Toledo a annoncé dimanche la direction de son vote, la question n’a pas été discutée lundi dernier lors de la réunion du conseil d’administration du GPP, selon les sources consultées. Bien sûr, le lendemain, Gamarra indiquait déjà le chemin du dossier, mais sans se mouiller sur la sanction, lors d’une conférence de presse à la Chambre basse : « Le règlement intérieur s’applique à tout le monde, quels que soient son nom et son prénom. .

Il faut rappeler que le PP a remanié en mars son règlement intérieur pour l’aligner sur ses statuts et dissuader les critiques les plus virulentes de la direction nationale de la part des groupes parlementaires. Il l’a fait, justement, après une autre interview d’Álvarez de Toledo à EL MUNDO publiée le 16 février, à bout portant de la bosse électorale du PP aux élections catalanes du 14-F.

A cette occasion, l’ancien porte-parole a assuré que « Casado a déçu les espoirs placés en lui ». « L’incapacité de Pablo Casado à reconstruire le constitutionnalisme, qui est le principal défi espagnol, a été prouvée. Casado a laissé ici des lambeaux de crédibilité en tant que leader du constitutionnalisme », a-t-il ajouté.

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