Le PSC propose de refondre TV3 pour qu’elle cesse d’être « un instrument d’indépendance »

Les socialistes justifient la gestion des médias publics de la tripartite par rapport à celle des étapes de Jordi Pujol et du ‘procs’

Installations TV3.
Installations TV3.S. COGOLLUDO
  • TV3 L’usine nationaliste de Pujol s’enfonce dans la spirale «  partisane  »
  • la corruption Premier documentaire sur TV3 sur «  l’affaire Pujol  »

Les premiers barreaux de cette législature ont montré que la CFP aura mis en TV3 l’un de ses principaux centres d’attention. Oui, en séance plénière parlementaire jeudi dernier, le député Beatriz silva a interrogé le gouvernement sur l’origine de l’argent destiné à acheter le documentaire sur le procès du procs produit par Mediapro, les socialistes ont présenté ce matin « un document ouvert » pour jeter les bases d’une refondation de la Société catalane des médias audiovisuels (CCMA). L’objectif est double: moderniser Televisi de Catalunya Oui Catalunya Rdio et, en même temps, les doter d’une plus grande autonomie et de mécanismes de contrôle afin qu’ils ne soient pas «un instrument d’indépendance».

La partie gagnante de la élections du 14 février indique dans le texte que, depuis 2011, la télévision et la radio régionales ont joué un rôle déterminant dans la construction du histoire sécessionniste: «Ils ont fui leur responsabilité des médias publics de projeter la pluralité sociale, culturelle, linguistique, territoriale et religieuse (…) et ont créé un univers symbolique souverain avec une système stellaire endogmico qui ne correspond pas à la majorité sociale catalane « .

Après avoir loué quelques débuts [desde 1983] avec des formats de qualité et une promotion efficace Langue catalane, le rapport indique que, à la fin des années 90, le fonctionnement du alors appelé Société catalane de la radio et de la télévision était directement supervisé par le Présidence de la Generalitat, avec Jordi Pujol et Llus Prenafeta « nommant les directeurs », contrôlant « les objectifs de la programmation » et décidant « les sociétés de production privées » qui ont été embauchées. Dans le même temps, souligne-t-il, «la conscience catalane» se mue dans «la doctrine nationaliste adaptée au parti au pouvoir», c’est-à-dire la coalition Convergncia i Uni de l’époque.

Tripartite et «procs»

Le document de travail du PSC ouvre une parenthèse avec l’étape des deux Gouvernements tripartites (2003-2010), dirigé par les socialistes avec ERC et ICV, lorsque les lois de gestion et de contrôle s’inspiraient « du modèle de la télévision publique britannique [BBC] ».

Le retour de CiU à Palau de la Generalitat et le début conséquent du processus souverainiste ouvre dès 2011 une période de «désarroi et de déclin» dans les médias catalans, selon le PSC, qui prône une série de changements visant à récupérer la «pluralité» idéologique de TV3 et Catalunya Rdio, ainsi qu’une adaptation aux nouveaux modèles de consommation audiovisuelle et la création d’une plateforme de contenu fédérale avec le reste des opérateurs publics en Espagne.

Lors de la campagne électorale, il était déjà perçu que le PSC entendait s’emparer d’une partie du discours qui remet en question l’impartialité des médias publics catalans, soulevée jusqu’à présent notamment par Ciudadanos avec un ton plus belliqueux. La semaine dernière, il est apparu que le député David Prez préside la commission de contrôle de la CCMA dans le Parlament, dont la constitution est prévue pour vendredi prochain. Il appartient aux socialistes de diriger cette commission non législative, qui peut être activée même si la nouvelle n’est pas encore formée. Gouverne, contrairement aux législatifs.

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