Le PSOE évite de se positionner dans l’eau et les financements autonomes

La lutte entre barons provoque une fausse clôture de ces dossiers avec un pacte de minima

Adriana Lastra, lors de son discours
Adriana Lastra, lors de son discours au Congrès.
  • Politique La guerre de l’eau provoque une fracture devant le Congrès du PSOE

Le PSOE a atteint son 40 Congrès fédéral à Valence avec la menace que la confrontation entre barons et territoires sur le financement autonome ou la politique hydroélectrique ternirait l’image tant désirée de l’unité. Et enfin le sang n’a pas atteint le fleuve, mais la hache de guerre est loin d’être enterrée. Le parti n’a réussi qu’à se mettre d’accord sur une trêve momentanée avec un minimum de propositions que chaque fédération s’est empressée de vendre comme sa propre victoire.

Le PSOE a évité hier dans le débat sur les amendements au cadre de présentation d’établir une position claire sur le nœud du problème : quel devrait être le critère qui prévaut lors de la réforme du modèle actuel de financement, expiré depuis 2014. C’est-à-dire si l’État doit répartir l’argent entre les communautés en fonction de la population ajustée (comme défendu par la Communauté valencienne ou l’Andalousie) ou en tenant compte, avant tout, de la dispersion de la population et de son vieillissement ( la thèse de l’Espagne vidé).

Deux approches opposées qui ont déjà conduit à l’alignement des barons autonomes indépendamment même des acronymes. D’une part, celles dirigées par le Valencien Ximo Puig, et d’autre part, celles dirigées par le Galicien Alberto Nez Feijo. C’est précisément la fédération valencienne de Puig qui entendait ouvrir le débat dans ce Congrès pour préciser que le critère devait être celui de la population ajustée, concept qui découlait du texte consensuel pour être remplacé par celui de la citoyenneté. Les sources valenciennes consultées ont souligné qu’il s’agit d’un synonyme parfaitement acceptable.

Concrètement, le document approuvé prône un système de financement centré sur les citoyens et qui prend en compte le coût réel de la prestation de services. Bien que le sous-financement de certains territoires soit reconnu, le texte ignore -dans un véritable jeu d’équilibres- ce qui devrait déterminer la répartition des fonds au-delà du respect de la suffisance, de la solidarité interterritoriale ou de l’équité.

Le leader du PSOE andalou, Juan Espadas, sera celui qui devra sombrer dans la boue maintenant qu’il est à la tête du Conseil politique fédéral. Car l’épineuse question n’apparaît pas dans le texte. C’est-à-dire que l’engagement est de parvenir à un accord politique dans les plus brefs délais.

La même chose arrive avec l’appel guerre de l’eau qui se profilait à l’horizon des amendements à la présentation qui, d’ailleurs, omettait déjà d’emblée le terme de discorde : transfert. Ainsi, Murcie et Valence ont l’intention de placer le PSOE dans la défense sans faille du maintien du transfert Tajo-Segura, ce qui n’a pas été accepté. La prétention opposée d’Albacete non plus de protéger la priorité d’utilisation du bassin de transfert.

La solution solomonique est de profiter de toutes les ressources existantes pour garantir l’eau nécessaire à la consommation humaine, à l’agriculture et à d’autres secteurs productifs. Alors que les pro-détournement ont souligné que parmi les ressources existantes se trouve évidemment l’infrastructure de la controverse, les militants anti-détournement ont déclaré que l’important est que son blindage soit évité dans la salle de rédaction.

L’un des points chauds du congrès fédéral a été le débat féministe autour de la loi trans et de la prostitution. Les féministes classiques du PSOE ont rejeté l’autodétermination des genres. Ses amendements à cet égard n’ont pas été acceptés et les socialistes entérinent les revendications des personnes trans avec cette future législation qui aborde la libre manifestation de son identité sexuelle et soutient l’enregistrement du sexe déclaré.

Le parti a voulu compenser cette défaite de ses féministes classiques, dont la tête visible maximale est Carmen Calvo, en éliminant l’utilisation du genre pour réutiliser le sexe.

En outre, le PSOE s’est engagé à promouvoir une loi dans le reste de la législature pour abolir la prostitution, dans un cadre réglementaire qui punit ceux qui se prostituent et ceux qui en profitent.

Le PSOE s’engage à lancer cette loi afin qu’elle puisse être approuvée par le gouvernement, malgré le fait qu’elle relève de la compétence du ministère de l’Égalité d’Irene Montero.

Dans le cadre du débat sur les orientations pour les prochaines années, un amendement a été accepté qui renforce l’engagement fédéral, revendiquant la validité de la Déclaration de Grenade, intitulée Vers une structure fédérale de l’État.

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