Le PSOE négocie avec Bildu un « cadre légal » qui permet d’imposer les propres langues dans l’Administration

Unis, nous pouvons avertir: « Il n’y aura pas de majorité au Congrès sans les forces qui défendent la plurinationalité et le multilinguisme »

La porte-parole de Bildu, Mertxe Aizpurua, lors d'une conférence de presse au ...

La porte-parole de Bildu, Mertxe Aizpurua, lors d’une conférence de presse au Congrès.
Image de balise Fernando Alvarado EFE

Tous les alliés de Pedro Snchez, y compris son partenaire junior au gouvernement, United We Can, ont défendu une proposition non légale visant à garantir à toutes leurs propres langues – les langues co-officielles plus l’asturien et l’aragon – les mêmes droits. comme espagnol, qui impliquerait principalement l’obligation de sa connaissance à tous les fonctionnaires de leurs territoires respectifs, de généraliser son utilisation dans les pages officielles, de promouvoir sa reconnaissance internationale et de mettre fin à l’usage exclusif du castillan en état règlements et dans ceux étiquetés.

L’initiative défendue par Bildu et soutenue par neuf formations présentes au Congrès dépend du vote du PSOE qui s’efforçait hier de parvenir à un accord avec ses partenaires et ainsi éviter un nouveau choc avec eux. Les socialistes ont présenté un amendement à la proposition considérant qu’elle, dans ses termes d’origine, frôle l’inconstitutionnalité. Le PSOE a indiqué que si son amendement n’est pas accepté, voter contre la proposition jeudi.

Son adjoint Marc Lamu, a assuré que le texte présenté par les indépendantistes et nationalistes n’a pas de cadre légal et pour son approbation il faudra procéder à des réformes constitutionnelles. Pour les socialistes, la langue ne peut pas être une arme de jet politique et ils reprochent à leurs partenaires d’essayer de l’imprégner d’idéologie.

Le PSOE prétend être disposé à promouvoir l’utilisation, la connaissance et la reconnaissance de toutes les langues mais n’est pas d’accord avec l’intention du nationalisme de faire de sa proposition un trgala. Ils ne peuvent pas nous demander, dit Lamu, d’être irresponsables. Cependant, les socialistes étaient prêts à négocier avec Bildu pour tenter de parvenir à un accord.

Son partenaire junior au sein du gouvernement, United We Can, est déterminé à soutenir l’initiative par son vote. Son représentant Joan Mena a profité de son intervention pour défendre le droit à l’autodétermination et lancer un avertissement clair au banc socialiste. Il n’y aura pas de majorité dans ce Congrès sans les forces qui défendent la plurinationalité de l’Etat, a-t-il conseillé.

Le PP ainsi que le PSOE ont présenté des amendements à la proposition. Les populaires préconisaient de protéger les langues co-officielles mais sans imposition. Ils défendent ce qu’ils appellent un bilinguisme cordial sans menaces et sans guerres linguistiques et rejettent ce qu’ils considèrent comme une tentative d’appropriation de leurs propres langues par les nationalistes et la violation des droits des hispanophones en Catalogne. Nous ne sommes pas partisans de son colonialisme linguistique rance, a défendu sa députée Ana Beln Vzquez.

Pour l’UPN, la proposition n’est rien de plus qu’une tentative claire d’utiliser l’argument de la diversité pour faire avancer la voie de la construction nationale suivie par les sécessionnistes. Vox, pour sa part, a profité du débat pour demander l’interdiction de Bildu. Pour ce parti, il est inconcevable qu’il y ait des zones du territoire national dans lesquelles il n’est pas possible d’étudier en espagnol. A son avis, l’espagnol devrait être obligatoire et le reste des langues, facultatif.

Par part des partisans, le nationalisme linguistique de l’espagnol a été rejeté et il a été demandé de mettre fin aux privilèges de l’espagnol. Nous voulons exister et vivre dans nos langues, ont répété les porte-parole des forces signataires de l’initiative. Pour le PNV, c’est l’espagnol qui est utilisé non seulement comme arme de lancer, mais aussi comme bouclier.

Ciudadanos rejette catégoriquement le fait que la proposition défende la liberté et le multilinguisme. Pour la formation orange, l’initiative est un méli-mélo pour attaquer le langage commun.

L’espagnol les ennuie, les ennuie parce que c’est le pilier que nous avons en commun en tant que pays. C’est pourquoi ils veulent créer des réalités parallèles, a accusé la députée Marta Martín.

Junts a rappelé que l’Espagne reconnaît ses propres langues dans sa sacro-sainte Constitution, ce qui, de l’avis de cette force, est violé. Il ne les extrait pas, a assuré son adjoint Gens Boadella, que chaque jour il y a plus d’indépendants.

Pour ERC, ce que le bloc constitutionnel veut, c’est créer une nation artificielle. Marta Rosique a appelé directement le PSOE à faire un pas en avant contre la discrimination linguistique qui s’établit lorsque l’espagnol est imposé au reste des langues. Rosique a exigé que le catalan soit reconnu comme langue officielle de l’Union européenne, ce pour quoi, à son avis, il suffit que l’État espagnol le demande.

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