Le retour imminent des émérites provoque un schisme au sein du gouvernement

Les associés d’UP et de Sánchez anticipent le voyage en qualifiant l’ancien chef d’État de criminel

Le roi Juan Carlos, avec Ana Pastor lors d'une visite en Arabie saoudite
Le roi Juan Carlos, accompagné d’Ana Pastor lors d’une visite en Arabie saoudite.EFE
  • la monarchie Felipe VI et Don Juan Carlos conviennent par téléphone de se rencontrer à Madrid après le voyage du roi à Abu Dhabi
  • Retourner Juan Carlos I hésite à passer par Zarzuela « juste pour dire bonjour » à son retour en Espagne

La première visite du roi émérite en Espagne depuis qu’il a quitté le pays il y a près de deux ans et s’est installé à Emirats Arabes Unis est un événement annoncé comme imminent et, bien qu’il n’ait pas été confirmé par Opérette, Elle a déjà provoqué toutes sortes de réactions de la part des partisans et des détracteurs de l’ancien chef de l’Etat et de l’institution monarchique.

Le débat sur l’opportunité de revenir, même s’il est de nature privée et seulement pour quelques jours, s’est propagé au sein du gouvernement alimenté par le partenaire mineur, United We Can, et les alliés parlementaires de Pedro Sánchez, contrairement au forme d’État qui comprend la Constitution.

La possibilité que Juan Carlos I se rende en Espagne ce week-end, comme annoncé ce lundi par le journaliste Fernando nie à Onda Cero, et les amis de l’émérite le tiennent pour acquis, il a immédiatement ouvert une nouvelle fissure dans l’exécutif qui menace de devenir un schisme avec la Couronne au centre de la cible.

Pour l’instant, l’aile socialiste du gouvernement a choisi, par l’intermédiaire des porte-parole du parti, de dégager le ballon en le plaçant sur le toit de la Casa del Rey. Du PSOE, on insiste sur le fait que le retour de l’émérite serait un événement exclusivement privé et familial, dans la normalité et sans plus de pertinence que celle d’une réunion entre père et fils, selon les mots de la porte-parole au Sénat,Eva Granados.

Plus précis lors du transfert de tout le poids de la décision à la Zarzuela, a été le porte-parole de l’exécutif du PSOE, Philippe Sicile, soulignant que la visite est réservée à la Maison Royale.

Rompre avec le voyage et la poussière qu’il ne manquera pas de soulever est déjà en vue car l’attitude que les membres socialistes du gouvernement entendent adopter malgré le fait que le retour de Juan Carlos Ier en Espagne est une question, comme l’était son départ, de lequel Moncloa n’aurait en aucun cas été laissé de côté.

United Nous pouvons réagir immédiatement à l’éventuelle visite. La ministre de l’Egalité, Irene Montero, en a profité pour insister sur le fait que le chef de l’Etat doit être élu par les citoyens. Selon lui, de plus en plus de gens ne comprennent pas l’utilité de la monarchie.

Un pas de plus a été franchi par le porte-parole au Congrès de la formation violette, Pablo Echenique, avertissant sibyllin avec un tweet adressé à la police du retour de Juan Carlos Ier comme s’il s’agissait d’un criminel à arrêter.

Au nom du PNV, Aïtor Esteban a insisté sur le fait que, qu’elle revienne ou non, la honte de son comportement ne la fera pas disparaître, tandis que de Barcelone, le porte-parole de JxCAT,Joseph Rius, a affirmé que l’Espagne est un État pourri pour avoir permis le retour d’une personne corrompue, et au contraire, empêché Carles Puigdemont de revenir librement.

Pour sa part, la porte-parole de l’ERC, Marthe Villalta, a choisi d’encourager Don Juan Carlos à revenir se présenter devant la justice, à assumer toutes les responsabilités et à payer pour tout ce qu’il a volé.

En tout cas, et malgré le tumulte, la date du voyage bouge encore dans le champ des spéculations récurrentes sur le retour de l’ancien chef de l’Etat car la Maison du Roi ne l’a pas confirmé. Il n’en est pas moins vrai que sa première visite en Espagne est très proche. À Zarzuela, ils ont assuré ce lundi qu’ils n’avaient aucune nouvelle que cela allait avoir lieu ce week-end.

La précipitation pour fixer une date pourrait répondre à une nouvelle fuite du milieu de l’émérite, une stratégie pour accélérer son retour, étant donné que c’est son souhait depuis longtemps et qu’il n’y a plus aucune affaire judiciaire qui le touche en Espagne. . Mais, jusqu’à présent, chaque pas en avant avec de nouveaux détails du voyage s’est soldé par un désaccord entre le père et le fils qui rend l’opération difficile.

A cette occasion, la déclaration selon laquelle il irait d’abord à Sanxenxo puis à Zarzuela ne correspond pas au plan avec lequel ils travaillent à la Casa del Rey et cela se produit parce qu’il rencontre son fils, Felipe VI, dès son arrivée. à l’Espagne. Cette réunion serait officiellement la première et des images de celle-ci seraient distribuées avant que Don Juan Carlos ne puisse faire d’autres projets dans le pays.

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