L’Église donne à Urkullu le temple du «  3 mars  » pour un mémorial qui laisse de côté le gouvernement de Sanchez

Le conseiller Artolazabal dirige le centre situé dans l’ancienne église de San Francisco de Ass où en 1976 5 ouvriers sont morts et des dizaines ont été blessés lors d’une inculpation de la police armée.

Un voisin de Vitoria marche à côté de moi

Un voisin de Vitoria marche à côté d’images qui se souviennent du massacre du 3 mars 1976, à côté de l’église de San Francisco de Ass.
EFE

Le Pays Basque compte sur un nouveau centre dédié à la mémoire des événements tragiques du 3 mars 1976 lorsque les unités du Police armée dissous une assemblée ouvrière dans le église de San Francisco de Ass causant la mort de 5 travailleurs et des dizaines de blessés. L’église basque cède au gouvernement basque ce bâtiment unique construit par l’architecte Luis Pea Ganchegi en 1968. L’accord entre le Gouvernement basque et le Évêché de Vitoria ont également rejoint le Conseil provincial de lave comme lui Conseil municipal de Vitoria. Il est laissé de côté, sans explications publiques sur son absence, l’exécutif de Pedro Sanchez.

Le ministre de la justice Beatriz Artolazabal expliquer demain l’accord conclu avec l’Église basque et les deux institutions d’Alava pour reconvertir l’ancien temple du quartier Zaramaga de Vitoria en un bâtiment dédié à la mémoire du «3 mars». Institutions publiques et Mgr Juan Carlos Elizalde sont muets sur les conditions de l’accord et l’usage concret qui sera donné à cette église unique, à la fois en raison de son statut de paroisse ouverte sur le monde du travail, de sa conception architecturale avancée et, après le massacre du 3 mars, comme symbole de la répression policière dans la transition.

L’église de San Francisco a été érigée en espace pratiquement vague qui reproduit le Plaza de Espaa ou Plaza Nueva de Vitoria et qu’il a un espace à portiques dans lequel sont situés les espaces complémentaires à celui destiné aux cérémonies religieuses. La croissance rapide de la population dans les années 60 et 70 dans un quartier ouvrier a justifié les dimensions de ce centre religieux qui a transféré l’architecture à la ouverture idéologique de l’Église après le Concile Vatican II.

Après la mort de Franco, la grève du travail de mars 1976 a eu dans cette église l’un des lieux de mobilisation de milliers de travailleurs. Vers 17h00 le 3 mars, des membres de la police armée stationnés à Vitoria et Miranda de Ebro facturé environ 4000 travailleurs rassemblés à l’intérieur du temple. La police a utilisé ses armes à feu et ses gaz lacrymogènes lors du plus grand massacre de la transition. Pedro Mara Martnez, 27 ans, et Francisco Aznar, 17 ans; Romualdo Barroso, 19 ans, est mort pratiquement sur place. Deux des 42 autres blessures par balle, Jos Castillo, 32 ans, et Bienvenido Pereda, 30 ans, est décédé plus tard.

Les faits ont fait l’objet d’enquêtes par plusieurs tribunaux jusqu’à ce qu’un tribunal militaire finisse par classer l’affaire en reconnaissant les décès comme des homicides mais en affirmant qu’il ne pouvait pas identifier les auteurs. Le juge argentin Mara Servini il a inclus ces crimes comme des crimes commis en Espagne entre 1936 et 1977 «dans le cadre d’un plan d’attaque déterminé, systématique et préconçu pour éliminer tous les opposants politiques». Crimes contre l’humanité passibles de « peines d’emprisonnement ou de réclusion à perpétuité » selon le droit argentin et inculpés de l’ancien ministre Villa Rodolfo Martin pour son lien avec 13 meurtres présumés.

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