Les hôteliers valenciens craignent la «turismphobie» que la fermeture du périmètre à Pâques peut engendrer

Les employeurs d’Hosbec ne partagent pas la décision compte tenu de l’évolution positive du nombre d’infections et de l’amélioration attendue dans les semaines à venir. « Il n’y a aucune raison de continuer à limiter la mobilité », déclare son président, Toni Mayor

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Les clients arrivent dans un hôtel à Benidorm.
EM

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La direction hôtelière de la Communauté valencienne, Hosbec, craint que la fermeté avec laquelle le gouvernement espagnol défend la fermeture du périmètre des communautés autonomes à Pâques ne conduise à une «tourismephobie» par crainte de contagion. La décision de limiter la mobilité n’est pas partagée par ce secteur, compte tenu de l’évolution positive des chiffres de contagion « et de la prévision d’amélioration avec laquelle il travaille pour les prochaines semaines ».

«Nous ne pouvons pas avoir peur de la normalité, qui est ce qui saisit les politiciens», déclare le président de Hosbec, Toni Mayor.

La recette pour contenir la pandémie selon Hosbec est « contrôler, traquer pour maîtriser les infections et que les chiffres ne remontent pas ». Selon lui, il n’y a pas de risque de recevoir «40 000 clients d’autres communautés dans les hôtels alors que cinq millions de valenciens peuvent se déplacer sur le territoire. La sécurité et la traçabilité sont garanties», insiste-t-il. En fait, il soulève une information: «depuis le mois de mai, aucune épidémie, infraction ou risque lié au voyage n’a été détecté».

Souligner la mobilité liée au tourisme n’a, de l’avis des employeurs, aucun sens. « La Communauté valencienne est fermée depuis le 25 octobre et cela n’a pas empêché une troisième vague avec les données que nous connaissons tous. »

«Nous sommes très préoccupés par le message subliminal de contagion ‘tourismeophobie’ qui est transmis à la société, essayant de blâmer les infections pour les touristes qui n’ont pas voyagé depuis des mois, alors que précisément là où elles se produisent, c’est dans des contextes sociaux et familiaux», déclare le maire. .

La raison de la fermeture est plus grande dans l ‘«impuissance» des autorités sanitaires, qui «ne sont pas capables d’un suivi, d’un pistage et d’un dépistage adéquats», en plus de ne pas pouvoir faire appliquer la réglementation.

Rencontre avec l’économie et le tourisme

Les hommes d’affaires de l’hôtellerie exigent que le gouvernement valencien «publie le plus tôt possible le plan de désescalade» et «quel sera le chiffre à partir duquel la Communauté pourra s’ouvrir à l’étranger». « Nous sommes très inquiets que ce scandale craigne que les dirigeants ne se prolongent dans le temps et qu’ils ne veulent pas ouvrir la clôture périphérique même pendant l’été », prévient le maire.

Le secteur revendique « des solutions exceptionnelles à des situations exceptionnelles », comme le déplacement des vacances de la Semaine Sainte à la fin du mois d’avril et du mois de mai « lorsque l’effort final est déjà fait et que nous pourrons réactiver la mobilité ».

Lundi prochain, le secteur hôtelier rencontrera à Benidorm le ministre de l’Économie, Rafael Climent, et le secrétaire régional du Tourisme, Francesc Colomer, pour discuter, entre autres, du plan de sauvetage du secteur hôtelier avec le président d’Hosbec, Toni Mayor, et un petit groupe d’hommes d’affaires hôteliers de la Communauté.

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