Les partenaires de Pedro Snchez exigent qu’il rapproche les 218 détenus de l’ETA du Pays basque et facilite leur liberté

PNV, Podemos et EH Bildu approuvent les demandes des groupes sociaux qui proposent déjà la suppression des peines des terroristes les plus sanglants avec des peines de 40 ans de prison

Chef de la manifestation

Chef de la manifestation qui s’est tenue aujourd’hui à Bilbao, qui appelle au rapprochement des prisonniers de l’ETA avec Euskadi et Navarra.
LUIS TEJIDO EFE

« 2021, l’année de la résolution »ont revendiqué les porte-parole de Sare, la plateforme sociale qui a pris le témoignage des associations de proches de prisonniers de l’ETA pour exiger le rapprochement avec Euskadi, d’abord, et la libération, plus tard, de tous les prisonniers du gang terroriste. Représentants de PNV, Podemos, EH Bildu et aussi ERC ont approuvé aujourd’hui l’affirmation selon laquelle 218 détenus du gang ETA emprisonnés en Espagne seront transférés dans les trois prisons basques et à Pampelune dans les prochains mois. Une approche massive qui coïncidera avec la prise en charge par le gouvernement d’Urkullu de la propriété des prisons de Zaballa, Basauri et Martutene, où il entend s’appliquer un nouveau modèle carcéral basque basé sur la législation actuelle.

Le gouvernement de Pedro Snchez a déjà amené 131 prisonniers de l’ETA dans des prisons plus proches d’EuskadMais tant Podemos en Euskadi que leurs partenaires parlementaires au Congrès veulent que cette nouvelle politique pénitentiaire aboutisse avec le regroupement des membres de l’ETA dans les prisons basques. UNE « fin d’aliénation » partie d’une plate-forme encore plus large de changements pour accélérer la libération des membres de l’organisation terroriste qui a commis près de 900 meurtres, 379 toujours sans auteurs identifiés.

Les prisonniers de l’ETA – qualifiés de prisonniers basques par les groupes réclamant leur liberté – ont décidé en Juillet 2017 accepter les prestations de prison sans être obligé de collaborer avec la justicea dans la clarification des crimes, ou demander le pardon explicite de leurs victimes ou manifester des regrets publics pour leurs crimes. Selon Etxerat, l’association des proches de détenus, 107 membres de l’ETA sont en prison au premier degré alors que près de la moitié (45) ont constaté leur respect de l’article 100.2 du Règlement pénitentiaire qui applique le «principe de flexibilité» utilisé de manière discrétionnaire.

En outre, les 220 mobilisations menées aujourd’hui en Euskadi et en Navarre soutiennent la modification de la loi organique 7/2003 établissant des peines allant jusqu’à 40 ans de prison avec un respect effectif des terroristes qui ont accumulé des centaines d’années de prison pour leurs crimes. Sare a l’intention d’activer un changement législatif au Congrès qui élimine cette peine effective de 40 ans pour réduire la peine à 30 ans et avec la possibilité de réduire son respect. 67 détenus ETA bénéficieront de ce changement de réglementation que les partis nationalistes basques et catalans entendent approuver au Congrès avec le soutien de Podemos et du Parti socialiste. Une mesure qui, avec le modèle pénitentiaire dit basque, la modification du degré de conformité et des prestations pénitentiaires va accélérer la libération des prisonniers du gang terroriste.

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