Les rapports du gouvernement sur le report des élections: en février, il pourrait y avoir jusqu’à 9000 infections quotidiennes de Covid-19 en Catalogne

L’exécutif catalan demande un report en mai pour laisser derrière lui la troisième vague et le CPS n’accepte que de reporter les élections à mars

Président Catal

Le président catalan par intérim, Pere Aragons, ainsi que le porte-parole, Meritxell Bud, au Parlement.
EFE

Le gouvernement a brandi hier de sombres prédictions de contagion pour tenter de faire plier la résistance du CPS afin de reporter les élections régionales catalanes jusqu’à ce que la troisième vague de la pandémie soit surmontée. Après s’être engagés à maintenir leur célébration le 14 février, les socialistes acceptent désormais de ne les reporter qu’au 21 mars pour ne pas voir le Effet Illa. L’exécutif catalan propose cependant un report jusqu’à Pâques et pense au 16 mai pour se rendre aux urnes

s avec des garanties sanitaires complètes. Les rapports du Département de la Santé de la Generalitat présentés aux parties – et auxquels EL MUNDO a eu accès – prédisent une épidémie de pandémie qui pourrait entraîner jusqu’à 9000 infections en Catalogne le 14 février, soit le double du nombre de 4500 courant. C’est le scénario le plus pessimiste de celui dessiné par la Generalitat; celui qui se produirait si les mesures de confinement du virus appliquées après les vacances de Noël et hier prolongées ne fonctionnaient pas. Dans ce cas, prévient le gouvernement catalan, il y aura près de 1200 admis dans les USI de la région pour les 500 actuels. La projection la plus favorable prévoit 3 000 infections par jour et toutes placent le pic des admissions en réanimation entre le 3 et le 7 février, c’est-à-dire en pleine campagne électorale. Par ailleurs, l’exécutif catalan prévient dans son rapport que les prévisions de ses techniciens de santé n’incluent pas les accélérations de la vitesse de propagation comme celles observées au Royaume-Uni et en Irlande avec l’apparition de la nouvelle souche de Covid-19. Et il prévient que cette possibilité ne peut en aucun cas être exclue. Les rapports soulignent également que même dans les prévisions les plus positives, il serait très difficile de faire un suivi détaillé de toutes les chaînes d’infections qui se produiront pendant que les parties décident de leurs options dans la campagne. Et il conclut que les prévisions d’épidémie et de pression ne permettent pas d’exclure que les mesures actuellement en vigueur devront être durcies. Fort de ces arguments forts, le gouvernement se rendra aujourd’hui à la réunion finale avec les partis catalans au cours de laquelle il proposera de reporter les élections à mai. L’intention de l’exécutif composé d’ERC et de JxCat est de quitter le conclave avec un accord entre toutes les formations qui évite de contester le retard électoral. Cependant, la Generalitat se protège déjà contre d’éventuels recours devant la Commission électorale centrale ou les tribunaux. Des sources juridiques du gouvernement catalan ont souligné hier à ce journal que, si nécessaire, ils brandiraient le décret de convocation des élections, publié à la BOE le 22 décembre et non contesté, pour défendre que l’appel aux élections était déjà prévu dans le propre ordre signé par le président par intérim de la Generalitat et candidat de l’ERC, Pere Aragons. Et, en effet, le décret de convocation électorale établit que si pour des raisons dérivées de la protection du droit à la santé face à la situation d’urgence sanitaire provoquée par la pandémie engendrée par Covid-19, le développement du processus électoral n’est pas réalisé. pourrait être réalisé avec les garanties de santé publique nécessaires, cet appel pourra être annulé et le vote reporté à une date ultérieure offrant lesdites garanties. La Commission électorale centrale a cité cette exception au décret de la Generalitat dans un accord du 7 janvier pour rejeter la demande du parti minoritaire Suport Civil Catal, qui avait exigé la suspension du recouvrement des garanties auprès de l’organisme en raison de la situation actuelle de pandémie ou la suspension de l’appel électoral pour le 14 février. Le Conseil électoral s’est déclaré incompétent pour exempter la formation de la collecte de garanties, mais il a souligné que le décret lui-même appelant à des élections au Parlement prévoit le report du vote pour des raisons de santé, comme le gouvernement catalan entend désormais le faire. Les membres de la Commission électorale centrale ont assuré à EL MUNDO avant-hier que toute décision prise concernant l’annulation des élections serait répréhensible, mais ont prédit que les tribunaux protégeraient les élections pour être retardées pour éliminer le risque de contagions massives dans les bureaux de vote participant à des raisons de santé publique, comme celles que la Generalitat entend proposer.

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