Les victimes dénoncent que l’avocat a pu manœuvrer à Strasbourg pour éviter la libération des membres de l’ETA

L’association Dignité et Justice voit « très inquiétant que le Procureur de la République n’ait pas mis toute la viande sur le gril »

Membre de l'ETA Juan Carlos Iglesias Chouzas, Kadhafi, lors d'un procès à la Cour.
Membre de l’ETA Juan Carlos Iglesias Chouzas, Kadhafi, lors d’un procès à la Cour.EFEbassin
  • tribunaux L’Espagne fait appel de la décision de Strasbourg concernant le membre de l’ETA Atristain
  • Justice La Cour nationale acquitte ‘Kadhafi’, l’un des terroristes les plus sanglants, avec la nouvelle doctrine de Strasbourg

l’association Dignité et justice considère que le gouvernement, par l’intermédiaire du Procureur d’Étatn’a pas fait tout ce qu’il pouvait en Strasbourg pour empêcher une peine comme celle de affaire de tachequi a ouvert la porte à la libération ou à l’acquittement d’autres terroristes.

Plus précisément, l’association qui préside Daniel Gardien soutient que l’avocat n’a pas utilisé dans l’affaire les sentences de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui auraient servi à ratifier l’action correcte de la justice espagnole. Ces peines constituent une jurisprudence qui, à notre avis, aurait dû être utilisée avant Strasbourg. Il aurait mis sur la table des arguments très solides pour éviter la peine. Il est très inquiétant que le procureur général n’ait pas mis toute la viande sur le gril, a déclaré Portero hier. Les conséquences de cette éventuelle négligence de fonctions pourraient être catastrophiques pour les victimes du terrorisme, a-t-il ajouté, au lendemain de la Haute Cour nationale, appliquant la Doctrine Atristaina acquitté le membre de l’ETA d’une accusation de meurtre Juan Carlos Iglesias Chouzas, Kadhafi.

Plus précisément, de l’association, ils fournissent trois résolutions de Strasbourg que le procureur de la République aurait pu utiliser et qu’il n’a pas utilisées, à la lumière des arguments que Strasbourg utilise dans sa sentence, où il cite une autre jurisprudence plus ancienne. L’association souligne que ces décisions indiquent que l’interrogatoire sans avocat lors de la phase préliminaire du procès n’a pas privé le plaignant de la possibilité de se défendre ultérieurement lors de l’instruction et du procès.

Interrogé sur l’usage spécifique -ou le non-usage- de ces phrases, le ministère de la Justice J’ai répondu hier que ce que dit la jurisprudence européenne, c’est que les spécificités de chaque cas doivent être appréciées pour vérifier s’il y a eu violation des droits. Et c’est ce qu’a fait la CEDH, concluant que, dans ce cas précis, en raison de ses circonstances particulières, il y a eu violation.

Avant de Kadhafiavait été acquitté, également avec la nouvelle doctrine, l’ETA Palais Gorka. Cette condamnation n’a pas atteint la Cour suprême, mais il y a une autre condamnation : l’ancien chef de l’ETA Iratxe Sorzabal a utilisé la doctrine Atristain dans son procès et a été reconnu coupable. Dans le pourvoi en cassation, il y revient.

En tout cas, la résolution dans laquelle il est prévisible que la Cour suprême interprète comment le critère de la CEDH doit être appliqué est dans le cas d’Atristain lui-même. Le membre de l’ETA -sa condamnation en tant que telle persiste- a déposé un recours en révision, seul moyen de révoquer une condamnation ferme.

Pour le moment, le membre de l’ETA attend sa libération, accordée par l’Audiencia Nacional au vu de la condamnation de Strasbourg et de la prévision que la seule peine qui pèse sur lui – 17 ans pour appartenance au gang et possession d’explosifs – sera révoquée.

Du ministère de la Justice, il est déclaré que l’avocat a agi avec toute la solvabilité, faisant ce qui devait être fait, ajoutant qu’il s’agit d’une affaire judiciaire et non politique. La balle est dans le camp de la justice, précise le ministère.

Jugement définitif

Le souci de Dignité et de Justice s’ajoute à celui de la Association des victimes du terrorisme (AVT), qui après la décision de Strasbourg a rencontré le secrétaire d’État à la Justice, Antonio Rodríguez, pour faire face aux conséquences de la résolution et vérifier les démarches que l’avocat allait entreprendre. Concrètement, s’il allait faire appel de la sentence afin qu’elle puisse être réexaminée par la Grande Chambre de la CEDH. L’appel a été déposé, mais lundi il était irrecevable et la sentence est désormais définitive.

Le secrétaire d’État, avec des rapports de l’avocat, a expliqué au président de l’AVT que l’affaire Atristain ne peut être extrapolée et qu’il ne remet pas en cause le régime de l’incommunicado en tant que tel, mais la nécessité de le justifier dans chaque cas de manière concrète. .

Pour sa part, convoiter a voulu minimiser la pertinence de l’affaire, affirmant que la seule procédure pour bénéficier de l’arrêt est le recours en révision devant la Cour suprême. Le président du collectif des victimes, Consuelo Ordeza montré sa totale confiance que ces ressources ne prospéreront pas.

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