L’intérieur inclut le non-paiement des pensions en tant que violence économique contre les femmes: 20000 plaintes en cinq ans

Présente un dossier complet sur la violence à l’égard des femmes auquel participent pour la première fois les forces et organes de sécurité de l’État

Un groupe de femmes v

Un groupe de femmes victimes de violences sexistes.
ALBERTO DI LOLLI

Le non-paiement des pensions est également violence contre les femmes Car, selon les experts, il sert à l’agresseur de se perpétuer dans une position de contrôle qui contribue à appauvrir son ancien partenaire, le soumet à un stress psychologique, et, en plus, augmente la vulnérabilité de ses enfants.

Le Ministre de l’Interieur a calculé la violence économique comme l’un des sommets qui façonnent le sexiste dans un rapport complet – le premier auquel participent les forces et organes de sécurité de l’État – avec des plaintes allant de 2015 à 2019.

Le dossier a été compilé à partir des données fournies par la police nationale, la garde civile, l’Ertzaintza, les Mossos d’Esquadra, la police forale de Navarre et la police locale et constitue une approche réelle et profonde de la violence de genre. En raison de l’exactitude des données, toutes officielles.

Au cours des années à l’étude, l’Intérieur a représenté un total de 601 416 plaintes de femmes victimes de violences sexistes. D’elles, 18 235 correspondent au non-paiement de la pension fixée par un juge. C’étaient des femmes âgées de 31 à 40 ans.

Cet abus économique a été détecté chez des hommes qui, même ayant la capacité d’assumer le paiement, ont choisi de stresser leur ex-partenaire.

Depuis 2015, la loi considère comme un délit le fait de rompre avec l’obligation de répercuter la rémunération fixée par la justice.

Le rapport regorge également des autres bords de la violence sexiste. Il commence par analyser le psychique, qui a conduit au plus grand nombre de plaintes avec 305 271. En pourcentage: 51% du total.

Une fréquence plus élevée a été détectée dans le groupe d’âge entre 31 et 40 ans, bien que les statistiques détectent une augmentation des cas dans la période pour le groupe des femmes de plus de 65 ans, en l’occurrence dans l’environnement domestique ou familial.

«Ce type de violence psychique acquiert également un poids proportionnel plus important chaque année dans la catégorie des violences de genre», précisent les experts.

Viennent ensuite les actes de violence physique, 233 577 (39% du total) étant plus fréquemment subis par des femmes âgées de 18 à 30 ans.

Le rapport comprend également une croissance soutenue dans cette catégorie causée par un augmentation des agressions de violence de genre perpétrées dans le domaine des relations de couple et d’anciens partenaires, qui représentent 77,8% de celles incluses dans cette catégorie.

Les violences sexuelles sont listées ci-dessous, avec 44333 événements connus (7%) touchant des femmes mineures, bien que les formes les plus violentes (agressions sexuelles et agressions sexuelles avec pénétration) victimisent surtout les femmes incluses dans le groupe des 18 à 30 ans.

Cette première analyse quantitative réalisée au niveau national par le ministère de l’Intérieur est conforme au Pacte d’État sur la violence de genre signé par le gouvernement, les communautés autonomes et les villes à statut autonome et la Fédération espagnole des municipalités et provinces (FEMP), dont L’axe VI comprend des mesures liées au suivi statistique de ce phénomène.

<< Sur la base de l'engagement du gouvernement en faveur de l'éradication de toute forme de violence qui, directement ou indirectement, affecte la vie des femmes et leur environnement immédiat, ce travail permet de rendre visible l'ampleur de la violence à l'égard des femmes et il première fois en Espagne la réalité du phénomène dans son ensemble auquel la société et ses institutions sont confrontées », ont-ils précisé du ministère de l'Intérieur.

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