Montero ordonne une révision « urgente » des protocoles contre la violence sexiste: « Où échouons-nous? »

Après une semaine noire de meurtres

De ce diagnostic, un « plan d’amélioration et de mise à jour des outils » ou encore « la création de nouveaux » veut sortir.

La ministre de l'Égalité, Irene Montero, lors d'une conférence de presse.
La ministre de l’Égalité, Irene Montero, lors d’une conférence de presse.M. ÉGALITÉ

Qu’est-ce qui «échoue» dans les plans contre la violence subie par les femmes? C’est la question que se pose le ministère de l’Égalité après qu’en cinq jours à peine cinq meurtres ont été commis pour des violences sexistes (quatre femmes et un enfant). Et c’est la question qu’ils veulent également poser à toutes les administrations et agents impliqués dans l’éradication du problème. Pour cette raison, Irene Montero a commandé un audit urgent des outils et actions actuellement en cours pour lutter contre les violences de genre et, une fois cette évaluation réalisée, entreprendre un plan de «progrès» et de «modernisation». Voire de promouvoir de nouvelles mesures.

« Nous n’atteignons pas tous les cas à temps », a déploré la ministre de l’Egalité lors d’une conférence de presse au cours de laquelle elle a appelé à se concentrer sur « ces zones sombres » qui empêchent les administrations de donner une réponse à toutes les femmes.

Après cette semaine noire de meurtres, Montero a proclamé que nous étions en «alerte sexiste» et que cela les obligeait à réagir. Ainsi, ce vendredi, le Pacte d’État contre la violence de genre, dans laquelle se trouvent des partis politiques, des représentants des trois principales administrations (gouvernement, communautés autonomes et municipalités) et plusieurs associations de femmes.

Ah, Montero a soulevé dans le « plan » susmentionné pour « l’amélioration et la modernisation des outils et des actions disponibles pour lutter contre la violence de genre ». Il y a principalement deux phases. La première consiste à aborder un «diagnostic» pour évaluer de manière «complète et globale» le fonctionnement des protocoles.

Une fois cette analyse terminée, la prochaine étape sera de «mettre à jour» ce qui est nécessaire et même de «créer» de nouveaux outils dans le but de répondre de manière plus «efficace» à la violence et de pouvoir «toujours arriver à l’heure».

Une semaine pour dire «  là où nous avons échoué  »

L’évaluation sera faite «de toute urgence» et «aussi rapidement que possible» dans les délais impartis, comme Montero l’a demandé. Pour ce dont le ministre a parlé dont le processus pourrait être prêt dans une semaine, même s’il pourrait aussi prolonger quelque chose de plus car l’objectif est d’être le plus « exhaustif et précis » dans les rapports pour savoir « en quoi nous échouons ».

Dans sa comparution, la ministre a avancé qu’il existe de nombreux protocoles et outils qui « n’ont pas été mis à jour depuis avant la signature du pacte d’État ». Un pacte qui, à son avis, fonctionne bien et qui compte déjà un pourcentage « important » de mesures « réalisées ou en cours ».

Les outils et protocoles à revoir sont multiples puisque la violence de genre est abordée à partir d’un plan global, avec l’implication des administrations centrales, autonomes et municipales et dans des domaines tels que la justice, l’intérieur, la santé, les droits sociaux, la politique territoriale ou la fonction publique.

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