Odn Elorza, l’éternel « vers libre » qui ne craint pas Sanchez

Le député de Gipuzkoan a consolidé son profil d’homme politique indépendant en maintenant le maire de Saint-Sébastien pendant 20 ans sans charges organiques.

Député socialiste Od
Le député socialiste Odn Elorza à l’entrée de la session plénière du Congrès des députés à Madrid.MaréchalEFE

Les ennemis intimes dans le socialisme basque d’Odn Elorza, séduisant de la politique nationale hier en tant que disciple du vote au CT, se souviennent de lui avec un foulard de soie autour du cou aux très rares occasions où il a été vu par les congrès régionaux ou provinciaux. Mais ils ne sont pas surpris par ce qui s’est passé hier. Bref, il s’agit depuis toujours d’un vers libre, célèbre pour ses odonadas, propositions sur la politique basque, que les dirigeants aiment Nicols Redondo Terreros ou Patxi López ils n’ont pas tenu compte. Ceux qui l’admirent et le manquent à Saint-Sébastien soulignent que c’est lui qui, avec le soutien du ministre de l’époque Josep Borrell, a renforcé l’attrait touristique de Donosti avec la troisième plage, celle de la Zurriola, rattachée au quartier Gros où est née Elorza.

Diplômée en droit et conseiller municipal avec 24 ans, dans sa carrière professionnelle, il n’y a que l’activité politique dans laquelle son 20 ans comme maire. Une charge auquel il est venu rebondir -était le troisième candidat dans les votes en 1991– et de quoi j’ai rebondi en 2011 car (presque) personne n’imaginait qu’il serait battu par seulement 1 500 voix par un inconnu Juan Carlos Izagirre d’EH Bildu.

Ce 22 mai 2011, il devint le tombeau politique d’Odn Elorza, qui fut enduré par ses compagnons car gagné les élections et détesté leurs rivaux pour les couvrir d’un ombre qui semblait vivace. Derrière se trouvaient cinq législatures en tant que maire dans lesquelles, contraint par sa minorité, il en vint à se mettre d’accord avec le PP de Jaime le maire Oreja son investiture et a formé un gouvernement municipal avec Mara San Gil comme son adjoint au maire.

Le maire socialiste de Saint-Sébastien modernisé l’attraction touristique que d’abord la reine Maria Cristina puis Franco ont donné la ‘Bella Easo’ comme destination incontournable en été pour éviter les bouffées de chaleur à Madrid et s’est appuyé sur le Festival du film de San Sebastian pour contrer l’image d’une ville ensanglantée par les attentats de l’ETA dans les années 1980 et 1990.

Amis et ennemis, collègues et rivaux reconnaissent un maire à Elorza ‘à plein temps’ en attendant le moindre détail de la ville. Avec de nombreuses difficultés à conjuguer le mot « délégué », Elorza a traîné la renommée de intervenir dans chacun des changements qui a adopté une ville de contrastes qui dépasse la carte postale encadrée par le vieux port et la plage d’Ondarreta. Avec renommée de non ponctuel, son influence en tant que maire a été dégonflée sans que le PSOE basque ait la capacité de générer des remplaçants malgré ses tentatives avec Ernesto Gasco ou Denis Itxaso, entre autres.

« Pendant ces 20 ans j’étais escorté et ma vie manquait de liberté, avec des mouvements très restreints ; J’ai ressenti l’étouffement de ne pas pouvoir respirer librement », a reconnu Elorza à propos des années de plomb dans la ville la plus punie par l’ETA. L’ancien maire est venu reconnaître son « silences et absences » parfois où ils se laissent emporter « par la prudence et le manque de courage civique » face à la violence terroriste. Le maire de l’époque de Saint-Sébastien a été critiqué pour sa « permissivité » chaque jour auparavant à Saint-Sébastien quand Batasuna a pris la place du ‘Consti’ avec des centaines de banderoles en faveur des prisonniers de l’ETA et du mouvement indépendantiste tandis que les tambours résonnaient. Une vitrine pour le mouvement d’indépendance radicale qui garantissait la « paix » dans les tambours de chaque 21 janvier.

On dit qu’Elorza a médité sur son avenir après être tombée du cheval d’Alcalda avec une tasse de thé vert -sa boisson préférée- et le regard fixé sur l’île de Santa Clara à La Concha. Marié, sans enfant, amoureux de cinéma, échecs et jazz, Elorza a sauté au Congrès en décembre 2011 et à la renommée politique dans le reste de l’Espagne lorsqu’il a voté « non » contre l’investiture de Rajoy en novembre 2016. L’activiste du non n’est pas sur lequel Pedro Snchez a été poussé a profité de l’air de le président avec Ernesto Gasco -conseiller de Donostiarra- pour être le champion du sanchisme en faisant de lui la voix du militantisme. Plus de 61 ans, Elorza n’a pas peur de son président.

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