Pedro Sánchez prévient que « nous devons anticiper une future pénurie de gaz ou de pétrole »

« Poutine utilise le gaz et le pétrole comme une arme de plus dans sa guerre », prévient-il, et souligne la nécessité de « se préparer à tout scénario énergétique »

Pierre S
Pedro Sánchez, lors du sommet de l’OTAN.Bernard ArmanguePA
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Le scénario est incertain. Le gouvernement n’ose plus faire de prévisions à long terme. L’inflation en est un exemple. Ce qui était envisagé il y a quelques mois a été détruit. Cette incertitude a conduit Pedro Sánchez à avertir les Espagnols de la nécessité d’être « préparés à tout scénario énergétique ».

Dans l’esprit des dirigeants européens, l’hiver à venir se lève. La dépendance au gaz russe est encore grande dans de nombreux pays. Douze États ont subi des coupures d’approvisionnement totales ou partielles de Moscou. L’Espagne a cultivé une diversité en termes d’approvisionnement en gaz, renforçant ces derniers mois les accords et alliances avec des pays tels que Etats-Unis, Goûter Soit Nigeriacertains des principaux fournisseurs ainsi que Algérieun pays avec lequel nous avons traversé une crise diplomatique à cause de la pirouette espagnole sur le Sahara Occidental.

« Poutine utilise le gaz et le pétrole comme une arme de plus dans sa guerre contre l’Europe », a été l’avertissement lancé par Sánchez dans une interview à La Sexta, dans laquelle il a utilisé des termes tels que « économie d’énergie » et « efficacité énergétique ». « Nous devons nous préparer pour tous les scénarios, anticipez une future pénurie de gaz ou de pétrole. Il faut le prendre très au sérieux », a-t-il insisté.

Dans ce sens, il y a quelques jours à peine, le président de la Commission européenne, Ursula von der Leyena annoncé qu’il présentera un plan d’urgence en juillet face aux coupures russes dans l’approvisionnement en gaz et en prévision qu’il pourrait y en avoir d’autres.

La troisième vice-présidente et ministre de la Transition, Teresa Ribera, a expliqué ce jeudi lors d’une comparution au Congrès que le risque d’une rupture d’approvisionnement se cache derrière le fait que 11 pays de l’UE sont en « niveau d’alerte précoce » et que Allemagne a activé, « pour la première fois de son histoire », l’état d’alerte préalable à la situation d’urgence envisagée par l’actuel règlement de sécurité d’approvisionnement de l’UE, rapporte Europa Press.

« Cela explique pourquoi les trois PDG des trois principaux énergéticiens français ont publiquement demandé à tous les citoyens de maximiser leurs efforts pour économiser sur leur consommation d’énergie », a ajouté le ministre.

Dans ce contexte, il a souligné que, « même si l’Espagne est mieux préparée », elle ne doit pas négliger ses réponses nationales et son engagement européen.

Ainsi, il a fait le choix de favoriser la diversification des fournisseurs de gaz, de promouvoir les énergies renouvelables et le biogaz, d’intensifier les politiques d’économie et d’efficacité ou encore l’électrification. Mesure tous qu’il a considéré qu' »ils peuvent être décisifs pour le prochain automne ou hiver ».

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