Pedro Snchez serre le sommet de l’OTAN avec cinq réunions bilatérales à Moncloa, avec Joe Biden comme vedette

Le président du gouvernement va rencontrer les principaux dirigeants d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des États-Unis, d’Islande et du Canada.

Joe Biden et Peter S.
Joe Biden et Pedro Sánchez se sont salués lors du sommet du G-20 à Rome en novembre dernier.AFP

Le sommet de l’OTAN qui se tiendra la semaine prochaine à Madrid, En plus d’être une vitrine pour Espagne et placer Madrid comme l’épicentre du monde d’aujourd’hui représente une fenêtre d’opportunité pour Pedro Sánchez pour renforcer son profil de leader international, une entreprise qui le concerne et l’occupe. L’équipe du Premier ministre travaille depuis des mois pour établir son propre agenda en dehors de sa participation au sommet, un agenda de rencontres bilatérales, qui signifiera la première rencontre formelle entre Sánchez et Joe Biden, président des États-Unis. Mais au cours de la semaine prochaine, entre mardi et jeudi, le chef de l’exécutif organisera jusqu’à cinq visites officielles à La Moncloa : Australie, Nouvelle-Zélande, le susdit de États-Unis, Islande et Canada.

De même, mardi, il animera un déjeuner de travail au complexe présidentiel avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avant le début officiel du sommet.

L’accent est inévitablement mis sur Biden, qui se rendra à La Moncloa dès son arrivée à Madrid à partir de Allemagne après avoir participé au sommet du G-7. Maintenant, je sais que la réunion tant attendue de La Moncloa aura enfin lieu. Il y aura photo et apparence. La revanche de ce pasello en juin 2021 qui a été vendu comme ce qu’il n’était en aucun cas. La photo qui sera réalisée dans le complexe présidentiel, expliquent des sources gouvernementales, est la cristallisation de mois de travail. En fait, lors de l’appel téléphonique de 20 minutes que les deux ont eu cette semaine, la question a été discutée, comme l’a révélé une déclaration de l’ambassade des États-Unis en Espagne.

Le gouvernement ne cache pas sa satisfaction et sa joie de la rencontre bilatérale avec le président américain. Une nomination qui se concentre sur l’objectif de renforcer, faire progresser et adapter les relations avec un pays de la plus haute importance pour l’Espagne, expliquent des sources gouvernementales.

Ce même mardi, après la rencontre en début d’après-midi à La Moncloa, Biden se rendra au Palais Royal où il tiendra une rencontre avec Felipe VI.

Outre le président des États-Unis, Sánchez rencontrera le 28 le premier ministre australien, Anthony Albanais; le Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Arden -avec qui Sánchez a développé une relation intense- ; le Premier ministre islandais, Katrn Jakobsdttir; et déjà le jeudi 30 avec le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Le Gouvernement s’emploie à ce que les jours du sommet, en marge de celui-ci, d’autres rencontres puissent avoir lieu, en l’occurrence brèves, en guise de salutation et d’une courte conversation.

Relations commerciales

Pourquoi ces pays ont-ils été choisis pour tenir des réunions bilatérales ? Ce sont eux avec qui vous souhaitez renforcer et approfondir la relation pour diverses raisons, mais les relations commerciales et économiques sont un moteur essentiel. De plus, reflètent des sources gouvernementales, il s’agit de pays avec lesquels il est plus complexe d’avoir des relations régulières, comme c’est le cas avec des pays européens dans le cadre des différentes réunions qui se tiennent, par exemple, en Bruxellesauquel s’ajoute que des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou le Canada et les USA eux-mêmes sont plus complexes lorsqu’il s’agit d’organiser une visite.

Parallèlement à la rencontre avec Biden, celle au Canada revêt également une importance particulière. Et c’est que ce sera une rencontre plus un déjeuner entre Sánchez et Trudeau. Les deux dirigeants, affirment-ils dans La Moncloa, cultivent une relation étroite. En fait, ce sera la huitième fois qu’ils se rencontrent et à cette occasion, en plus d’assister au sommet de l’OTAN, il s’agit d’une visite officielle en retour de celle que Pedro Sánchez a effectuée au Canada en septembre 2018, quelques mois après avoir atteint La Moncloa. Les restrictions dues à la pandémie avaient retardé ce rendez-vous sur le sol espagnol.

Cet agenda bilatéral ratifie la stratégie de Sánchez au niveau international. Ces derniers mois, le chef de l’exécutif a intensifié son programme. Bon pour les contacts en Europe à la recherche d’une issue à la crise énergétique, réalisant l’exception ibérique en matière de politique énergétique dans un Conseil de l’Europe tendu. Bon pour vos déplacements dans le cadre de la guerre en Ukraine, allant même jusqu’à Kyiv. Eh bien avec des rendez-vous économiques pour essayer d’attirer des investissements en Espagne, comme il l’a fait en se rendant à la Forum de Davos.

De La Moncloa, ils estiment que l’Espagne est désormais à l’ordre du jour international en raison de l’évaluation faite de notre pays par d’autres forums, qu’ils soient économiques ou du Commission européenne et qu’avant n’occupait pas cette échelle. L’Espagne est très bien positionnée, nous avons gagné un respect absolu en cherchant des solutions, dénoncent des sources socialistes.

Il y a un fait qui ressort à la fois à La Moncloa et au PSOE pour montrer la position pour laquelle Sánchez a travaillé en Europe : la bonne relation qu’il entretient avec Ursula von der Leyen président de la Commission européenne. Et ce malgré le fait qu’ils soient issus de familles politiques différentes. En fait, il est courant que le gouvernement et le PSOE se réfugient dans les déclarations de Von der Leyen dans lesquelles il met en lumière la gestion économique de l’Espagne et des fonds européens, pour désactiver le discours du PP – la famille politique à laquelle le président de la Commission.

Depuis qu’il est au gouvernement, le président a offert son aide à la Commission. Quand un exécutif, au lieu de torpiller des propositions, défend une position et tente de diriger, il est normal qu’il apprécie ce soutien, expliquent des sources socialistes.

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