Puig écarte la taxe madrilène : « Pour compenser l’effet capital, cela peut se faire d’une autre manière »

Après avoir été désavoué par Montero, le président valencien précise désormais qu’il n’a jamais parlé d’impôt, mais il a bel et bien entrepris un « rééquilibrage de l’Espagne » pour « surmonter les écarts de revenus » entre les communautés

Le président de la Generalitat, Ximo Puig, dans une apparition ce mi
Le président de la Generalitat, Ximo Puig, en comparution ce mercredi.
  • Controverse La campagne de Ximo Puig contre la «capitale» et Ayuso se retourne contre lui à Valence

Après le tollé politique généré par sa proposition d’un impôt spécial pour les hauts revenus à Madrid, Ximo Puig se licencie maintenant et, en quelque sorte, laisse le débat ouvert sur la façon dont compenser l’effet capital dont, selon lui, la grande ville bénéficie du reste de l’Espagne. « Je n’ai jamais dit que ce devrait être une taxe », a précisé le président de la Generalitat Valenciana ce mercredi.

La vérité est que, lorsqu’on leur a demandé des journalistes, leur réponse est venue après avoir été non autorisé par le ministre des Finances, Mara Jess Montero, qui n’a pas hésité à préciser que l’étude de ladite taxe n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement espagnol. « Ni est ni estar », s’accorde, bien qu’après que le ministre de l’Inclusion, Jos Luis Escriv, ait donné des ailes au débat.

Ce sur quoi Puig insiste, c’est l’idée que Madrid ne profite pas tant d’être la capitale de l’Espagne car, au fond, il y a ceux qui sont lésés comme la Communauté valencienne. « Ce qu’il faut faire, c’est étudier comment compenser cet effet capital, car le débat est présent dans la réalité territoriale », a-t-il souligné. Et, « pour le faire, ça peut se faire d’une autre manière, ce n’est pas taxé », selon Puig, qui a en tout cas précisé que si quelqu’un doit payer ce sont les « hauts revenus et grandes entreprises » de Madrid.

De son environnement, il est expliqué que cet autre chemin pourrait être à travers le investissements territorialisé par le gouvernement espagnol. Ce qui n’est pas en cause pour Puig, c’est le fait que « l’effet capital a des conséquences, comme le fait que la Communauté valencienne est inférieure de 12 points au revenu par habitant espagnol ». Le baron socialiste pointe du doigt un « rééquilibrage de l’Espagne » pour « surmonter les écarts de revenus ».

Depuis quelque temps déjà, le président de la Generalitat s’est penché sur la politique fiscale du gouvernement d’Isabel Daz Ayuso pour accuser Madrid de pratiquer dumping fiscal avec ses faibles impôts. Bien que dans sa proposition de taxe madrilène il n’ait même pas obtenu le soutien d’autres barons socialistes, Puig tente d’ouvrir le débat sur le financement des collectivités car le Valencien est le plus touché par le modèle actuel expiré.

Désormais, si Puig s’est concentré sur l’effet capital de Madrid, le PP cherche à perturber son argumentation en s’intéressant à l’effet capital… de Valence. Depuis Alicante, Les populaire ils ont accusé le chef du Consell de sous-financer la province. « Essayer de diviser la Communauté valencienne est une énorme erreur stratégique », a répondu le chef du Consell, qui a fait valoir que son gouvernement a été « celui qui a le plus décentralisé dans tout le processus autonome ».

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