Puig rejoint Aragons aux portes de la table des négociations pour demander plus d’argent au gouvernement

Le président de la Generalitat de Valence voit sa tentative d’ajouter la Catalogne au front autonome pour réformer le financement

Père Aragon
Pere Aragons et Ximo Puig, au Palau de la Generalitat de Valencia, ce mercredi.
  • Catalogne La Generalitat menace Pedro Snchez : « Nous ne le considérons pas absent de la table des négociations »
  • Politique Ximo Puig s’offre comme allié de Pere Aragons pour revendiquer une « Espagne d’Espagne » contre le pouvoir de Madrid

Cinq ans après avoir reçu tous les honneurs Carles Puigdemont à Valence, Ximo Puig a rouvert les portes du Palau de la Generalitat au président de la Generalitat catalane, Père Aragons. Un mini-sommet entre les deux gouvernements qui sert non seulement à reprendre les relations institutionnelles dans la pratique que pendant les années les plus dures de la procs ont été suspendus, mais cela se traduit par une alliance des deux dirigeants aux portes de la table des négociations entre l’exécutif catalan et espagnol.

Le président valencien a toujours été favorable à la construction de ponts à tous les niveaux avec la Catalogne. Il faisait partie de ceux qui ont défendu les grâces pour favoriser le dialogue et c’est lui l’idée de « Commonwealth mediterrnea », mais les désaccords et les incompréhension notamment avec Quim Torra ils l’ont conduit à renoncer à la possibilité de réorienter les relations. Ainsi, la Generalitat valencienne a cru dès le premier instant que l’arrivée des Aragons à la présidence du gouvernement catalan pourrait aider au dégel. Après tout, non seulement il aimait plus le pragmatisme d’ERC que la belligérance de JxCat, mais aussi le fait que le PSOE lui-même s’appuyait sur les républicains au Congrès des députés a ouvert la voie.

Ainsi, après une première brève réunion à Barcelone en décembre dernier, tous deux en ont profité pour critiquer la prétendue dumping procureur de Madrid, l’officialisation du nouvelle étape de « coopération » entre les deux institutions qui « partagent des liens et des intérêts » Cela commence par une « alliance pratique », selon les mots de Puig. Du moins, en ce qui concerne une demande de plus d’argent de l’État, parce que les deux ont clairement indiqué que politiquement les positions sont très éloignées. « Je suis indépendantiste et Puig, non », a résumé Aragons. Mais qu’ils ne partagent pas une feuille de route ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas collaborer à court terme, ont tous deux insisté dans leur comparution. « Du respect et de l’autonomie de chaque gouvernement », ont-ils également convenu.

Or, c’est précisément le conflit politique qui a frustré l’espoir de Puig d’ajouter la Catalogne au front autonome qui cherche à tisser – il nie le « frontisme » – pour contraindre le ministère des Finances à un réforme du modèle de financement. La fermeture du gouvernement catalan pour siéger à une table multilatérale avec le reste des communautés autonomes se résume en un simple « accord sur le diagnostic » du sous-financement des deux communautés, selon Aragons. En d’autres termes, la revendication valencienne est comprise, mais la solution pour la Catalogne passe par un référendum sur l’indépendance. « Chacun l’aborde à sa manière, mais nous partageons l’argument selon lequel nous avons besoin d’un financement équitable », a déclaré Puig.

Au-delà de la création de groupes de travail communs dans différents domaines (automobile, accueil…), le pacte financier entre Puig et Aragons se limite donc au court terme. Plus précisément, pour la « défense devant le gouvernement espagnol de plus de transferts de Fonds européens aux communautés », selon les mots de Puig. Aragons a ajouté un autre objectif : la demande de l’Exécutif Central de l’extension de la fond de covid extraordinaire pour pallier temporairement le sous-financement.

C’est-à-dire que les deux dirigeants étaient disposés à maintenir le nouveau « corridor d’intérêts partagés » – une expression inventée par Puig – indépendamment de l’endroit où se déroule le défi de l’indépendance et de sa provenance. Puig, qui a salué la table des négociations en raison de « l’horizon de dialogue » qu’il ouvre, s’est tourné vers le profil avant qu’Aragons n’exige sa présence Pedro Sanchez. « Il a la responsabilité de décider quel niveau de représentation et comment le gouvernement espagnol sera à cette table », a déclaré Puig. Aragons, de son côté, a lancé un avertissement à ses partenaires JxCat : « Il ne m’entrera pas en tête que la partie catalane minimise la table ».

Vous pourriez également aimer...