Ultimtum au gouvernement : ERC, Bildu, BNG et CUP exigent de modifier la réforme du travail, sinon ils la renverseront au Congrès

Ciudadanos dénonce ce « chantage » et réplique : « La seule chose que nous demandons au gouvernement, c’est qu’il ne cède pas, toute la négociation, c’est ça »

Les porte-parole de BNG, EH Bildu, ERC et le CUP, lors de la conférence de presse offerte au Congrès.
Les porte-parole de BNG, EH Bildu, ERC et le CUP, lors de la conférence de presse offerte au Congrès.Chema MoyaEFE
  • Réforme du travail Le gouvernement est planté : ne pas changer le texte, ne pas le traiter comme un projet de loi et non à la compensation
  • polypropylène Ftima Bez, ancienne ministre du Travail du PP, remercie Arrimadas de s’être distancié du « non » de Pablo Casado à la réforme du travail

Les partenaires de gouvernement -ERC, EH Bildu et BNG-, en plus du CUP, ont lancé un ultimatum à l’Exécutif : soit il s’engage à négocier et à modifier drastiquement la réforme du travail convenue avec les syndicats et le patronat au point de remplir l’objectif de départ aucune trace de la norme approuvée par le PP, ou ils la renverseront la semaine prochaine dans le Congrès. Ils ne laissent qu’une échappatoire ouverte : que l’exécutif accepte et traite le décret comme un projet de loi pour procéder à son examen complet dans le processus parlementaire, ce que l’exécutif a exclu.

Les quatre groupes, qui totalisent 21 voix au total à la Chambre, et auxquels le PNV n’a pas encore adhéré, exigent une « transformation complète » du marché du travail et que le gouvernement « tienne la parole donnée aux travailleurs ».  » « . Et ils soulignent : « Si le gouvernement est disposé à le faire, il aura une large majorité au Congrès. Cela dépend de sa volonté.

Les forces signataires exigent la prédominance des accords régionaux sur les accords étatiques ; récupérer l’autorisation administrative préalable des ERTE ; des mesures pour lutter contre la précarité et limiter strictement les écarts salariaux ; récupérer une indemnité de licenciement de 45 jours par année travaillée ; limiter la possibilité pour l’entreprise de mobiliser géographiquement les salariés et également mettre en place des mesures larges pour faciliter la conciliation du travail et de la vie familiale.

Les chances que prospèrent la validation du décret qui inclut la réforme du travail dans ses termes actuels, c’est-à-dire ceux convenus entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, sont plus que jamais sur la corde raide, une semaine seulement avant que le Congrès ne doive se prononcer. dans un vote où il suffit de plus de « oui » que de « non » pour l’emporter mais où, aujourd’hui, l’exécutif n’a pas de succès assuré.

Contre l’aspiration du gouvernement, et tout particulièrement de la deuxième vice-présidente, Yolanda Díaz, le lignes rouges qui ont été établis par les différents acteurs en lice.

Les partenaires habituels du gouvernement rejettent une réforme qui ne répond pas aux attentes promises d’abrogation des règlements approuvés par le PP ; les hommes d’affaires menacent de se retirer du pacte si la moindre modification y est introduite et c’est ce que soutient Ciudadanos, seule force du bloc d’opposition prête à soutenir le texte s’il ne subit pas de variations.

À ce feu croisé s’ajoute Daz elle-même qui, à ce jour, a rejeté le soutien insuffisant, mais le soutien après tout, de la formation d’Ins Arrimadas et même celle du mouvement indépendantiste modéré du PDeCat.

L’effort de la deuxième vice-présidente pour exercer une pression continue, s’appuyant sur les syndicats pour tenter d’attirer ERC, EH Bildu, BNG ou le CUP à son poste, n’a servi à rien. Et le plan du partenaire majoritaire du gouvernement, le PSOE, n’a que peu contribué à cet effort, insistant sur le fait qu’aucune virgule du texte actuel ne sera modifiée, qu’aucune compensation ne sera négociée, et que le traitement du décret ne sera pas accepté comme un projet de loi afin d’ouvrir la porte à l’introduction d’amendements et de changements au Congrès.

Les partenaires du gouvernement et de Daz s’accordent sur un point : accepter le soutien de Ciudadanos signifiera la rupture du bloc qui jusqu’à présent a soutenu l’exécutif au parlement. Et cela aurait des conséquences importantes pour la stabilité de la législature, en plus de déchiqueter le drapeau avec lequel le deuxième vice-président et chef de la faction logement du Gouvernement entend s’impliquer pour lancer sa plateforme politique.

Cs : contre le « chantage », je vote sans condition

De son côté, Ciudadanos joue aussi ses cartes et fait pression pour que ce qui est signé par le patronat et les syndicats soit maintenu en l’état et ne soit pas emporté par ses partenaires indépendantistes. Après avoir écouté la comparution des partis séparatistes, Edmundo Bal a dénoncé que ce qui y a été soulevé est « un ultimatum à tous les travailleurs » et la menace d’un accord qui « avec beaucoup de ténacité et de patience a été forgé en neuf mois » de négociation entre les parties, informe Lvaro Carvajal.

« Nous avons assisté en direct et en direct et sans aucune dissimulation à un nouveau chantage du front uni des indépendantistes », a déclaré Bal, qui a une fois de plus offert le vote affirmatif de Cs en échange de rien. « La seule chose que nous demandons au gouvernement, c’est de ne pas céder, toutes les négociations que nous avons, c’est ça », a-t-il déclaré.

En ce sens, et en attendant que Bolaos les appelle, Cs pousse l’exécutif à dire « dès que possible » avec qui il compte approuver la réforme, tout en appelant explicitement le PNV à se comporter « sensé » et « responsable » pour faciliter la validation de l’arrêté royal jeudi.

Vous pourriez également aimer...