Un accusé dans le complot corrompu du ‘procs’ dit qu’Ivn Redondo a anticipé la distribution de fonds européens à l’employeur

Dans des conversations interceptées par la Garde civile, il assure avoir rencontré les patrons catalans

IV
Ivn Redondo dans une image de stock.Jess HellnEurope Presse

Les conversations téléphoniques interceptées par le La gendarmerie dans l’affaire dite « Voloh » – où un juge de Barcelone enquête pour savoir si des fonds publics ont été détournés vers le mouvement indépendantiste catalan – a donné lieu à une conversation téléphonique au cours de laquelle l’un des prévenus assure que Ivn Redondo rencontré des hommes d’affaires catalans, Foment del Treball, pour faire avancer la distribution des fonds européens alors qu’ils n’étaient pas encore publics.

L’interlocution a lieu entre David Fou –ancien dirigeant du CDC, homme proche de Carles Puigdemont et l’un des principaux enquêtés de l’intrigue- et le directeur du cabinet de conseil RSM Espagne, Jeanne Ferrn.

L’intention, comme il ressort clairement du rapport de l’Institut Armée, était de conseiller aux entreprises et aux entreprises disposant de ces informations d’ouvrir une entreprise sur la manière de recevoir ces aides européennes.

« Je pense que l’entreprise paie des honoraires discrets pour les aider à présenter des projets », explique Mad à Ferrn.

De là, ils entament une conversation dans laquelle l’ancien leader du CDC explique la manière dont seront répartis ces fonds, qui s’élèvent à 1 400 000 millions et le nomme jusqu’à samedi directeur du cabinet des Pedro Sanchez.

« On a eu une réunion en petit comité, avec Ivn Redondo, d’accord ? Et il nous l’a expliqué là… ce serait un casse-croûte noir… ehhh… c’est… les propositions sont de 140 000 millions d’euros »

Les chercheurs datent cette conversation du 20 octobre 2020, quelques jours avant que Mad ne soit arrêté dans le cadre de la branche pour corruption dérivée du ‘procs’ instruit par le magistrat du tribunal d’instruction numéro 1 de Barcelone, Joaqun Aguirre.

L’ancien dirigeant du CDC fait l’objet d’une enquête dans cette affaire pour détournement de fonds publics, falsification, trafic d’influence, désordre public et blanchiment d’argent.

L’association patronale catalane Foment del Treball, pour sa part, circonscrit la rencontre qu’elle a tenue avec le toujours chef de cabinet du gouvernement le 28 septembre, à une visioconférence « informative » sur la situation de la pandémie et les plans de relance économique. .

Dans une « note de clarification » publiée, l’association patronale catalane soutient qu' »une cinquantaine de membres des organes directeurs et consultatifs de l’institution » ont participé à la réunion et qu’elle était strictement informative.

Lors de la réunion, disent-ils, différentes questions « d’actualité économique, de questions fiscales et de la manière dont la gouvernance des fonds européens pourrait être organisée » ont été abordées.

L’employeur soutient que Redondo n’est pas entré dans le détail de la répartition des 140 milliards d’euros que l’Espagne recevra de l’Union européenne, ni que l’arrivée de cet argent n’a été présentée, comme Mad l’assure dans sa conversation téléphonique interceptée, comme « un en-cas des noirs ». En ce sens, Foment rappelle que les fonds étaient à l’époque en « phase embryonnaire » et que dans l’entretien avec Redondo « rien n’a été négocié », précisant que « les projets qui ont été choisis ne seront pas triés sur le volet ».

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