Un Espagnol sur quatre critique la visite de Sánchez en Ukraine et 16,3% pensent qu’elle était plus risquée

centre de recherche sociologique

Pierre S
Pedro Snchez, lors de sa visite à Borodianka.EFE

Les Espagnols approuvent très équitablement le voyage de Pedro Sánchez à Ukraine. Le citoyen valorise ce déplacement avec une note moyenne de 5,73 et un répondant sur quatre (27,5%) suspend directement la visite du président à Volodimir Zelenski le 21 avril en dessous de 5.

L’as est tiré du Enquête sur les enjeux actuels préparé par le Centre de recherches sociologiques (CIS), publié ce mercredi, dans lequel l’organe présidé par José Flix Tezanos adresse l’opinion du citoyen sur cet événement récent. Celui qui attribue la meilleure note à Sánchez est l’électeur socialiste (7,69 en moyenne), alors que l’électorat du Parti populaire (4,38) et Vox (3,32) n’approuvent pas ce déplacement.

Par ailleurs, 16,5% des Espagnols estiment que lors de cette visite diplomatique en Ukraine « on a pris plus de risques qu’à d’autres moments de la guerre », et 56,1%, que le déplacement était tout aussi risqué que dans une autre phase du conflit. Seuls 17,5% des participants à l’enquête estiment que le danger a été réduit pour le moment.

Kiev et Borodyanka

La visite du chef de l’exécutif a eu lieu quelques jours seulement après la comparution télématique du président ukrainien devant le Congrès des députés. Le 21 avril, et sans connaître les détails du voyage pour des raisons de sécurité, Sánchez s’est rendu en Ukraine avec le Premier ministre de Danemark, Mette Frederiksen.

Ils y ont été reçus par le vice-Premier ministre ukrainien, Olga Stefanichina, et ils se sont rencontrés peu après à Kiev avec Zelensky. Auparavant, Sánchez s’était rendu à la périphérie de la capitale pour constater de visu le degré de destruction de Borodyanka, une zone gravement massacrée par les troupes russes, tout comme Bucha. À tout moment, le président était sous la protection d’une opération d’agents du GEO, qui garantissait sa sécurité.

Avec Zelenski, Sánchez a annoncé la plus grande livraison d’armes à l’Ukraine par notre pays. « Nous ne laisserons pas le peuple ukrainien seul », a promis le président après avoir été « ému » en voyant la dévastation à Borodyanka.

22%, contrairement à l’expédition

C’est précisément cette question, l’expédition bilatérale d’armes vers l’Ukraine, qui a été l’un des principaux points de friction au sein de l’exécutif depuis le début de l’invasion, puisque United We Can considère que cette manœuvre – qui a été menée par le secteur socialiste du Conseil des ministres sans l’approbation violette – favorise la militarisation et l’escalade de la violence.

Même au sein du secteur United We Can lui-même, il y a eu des divergences, puisque la deuxième vice-présidente, Yolanda Díaz, a pris ses distances avec les ministres Ione Belarra et Irene Montero et a fait remarquer que le peuple ukrainien a le droit à l’autodéfense.

A ce stade, et comme publié ce mercredi par le CIS, 22,1% des Espagnols s’estiment « très » ou « assez » en désaccord avec l’idée que « l’OTAN doit fournir à l’Ukraine du matériel militaire, des armes ou des munitions, pour que vous puissiez vous défendre ». toi même. En effet, pratiquement la moitié de l’électorat de United We Can (44,5 %) se situe dans cette fourchette et seulement 52,1 % de ses électeurs y sont favorables. Par rapport à ces chiffres, ceux faisant référence à ceux qui ont voté pour le PSOE en 2019 : trois sur quatre (77 %) soutiennent l’envoi d’armes.

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