Un juge approuve le fait qu’une mère ne vaccine pas son fils adolescent contre le Covid car cela présente « plus de risques que d’avantages »

Le juge rejette la demande du père d’autorisation judiciaire pour que le garçon soit vacciné et donne à la mère le pouvoir de statuer sur la question pour une période de deux ans

vaccin contre le covid
Un enfant reçoit le vaccin Covid.Jeffrey Arguedas
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Le président du tribunal d’instruction 2 de Icod des Vins (Ténérife) a entériné la décision d’une mère de ne pas vacciner contre Covid-19 à son fils de 15 ans, car il soutient qu’il y a « plus de risques que de bénéfices » et malgré le fait qu’il est contre la volonté du mineur et du père, dont la mère est divorcée.

Entre autres arguments, le juge indique que l’administration d’un vaccin « doit être précédée d’une pesée risques/bénéfices », et dans ce cas « le bénéfice éventuel » que le mineur pourrait obtenir « est très rare », alors que les éventuels effets indésirables les effets sont « de loin supérieurs ».

Dans une ordonnance en date du 10 décembre 2021, à laquelle l’Efe a eu accès, le juge rejette la demande du père visant à ce que le garçon soit judiciairement autorisé à se faire vacciner et donne à la mère le pouvoir de statuer en la matière pendant un délai de deux ans. point final.

Il le fait après avoir écouté les deux parties et aussi le mineur, qui lui a dit qu’il voulait se faire vacciner, alléguant que s’il est donné « c’est parce que c’est fiable » et parce qu’il considère que les non vaccinés « passent moins bien  » lors de la contraction du virus.

Pendant ce temps, indique le juge dans la voiture, le père a déclaré que « c’est le mieux » pour son fils, car il considère que le vaccin de la covid « Elle est bonne et elle va le protéger. »

« Principe de prudence »

Au contraire, il soutient que les arguments de la mère « reposent sur le principe de prudence », puisque « les effets du vaccin à moyen et long terme sont inconnus, puisque les essais cliniques ne sont pas terminés ».

La magistrate appuie l’argumentation de son ordonnance dans la documentation fournie par la mère : une étude de Université Charles III sur la mortalité et les admissions aux soins intensifs des enfants de moins de 19 ans en Espagne et d’un docteur en sciences chimiques à qui il confère la valeur d’un avis d’expert.

Il apprécie que le parent se donne la peine de chercher « des informations différentes » de celles proposées par « les médias conventionnels » ou des recommandations divulguées par les canaux officiels, qui « parce qu’elles ne proviennent pas d’organismes publics, elles n’ont pas forcément être les bons. »

Il donne en exemple qu' »au début de la pandémie, les autorités sanitaires ont déconseillé le port du masque, désormais obligatoire dans les espaces clos ».

Le magistrat note que le père a admis lors de l’audience la possibilité que le vaccin puisse provoquer des « effets indésirables à long terme », mais a indiqué qu’en pesant tous les risques, il accordait une plus grande importance à « se protéger et à protéger » les autres.

« Jurisprudence abondante »

A ce stade, il précise qu' »il est difficile, voire impossible, de peser les effets indésirables à moyen ou long terme du vaccin Covid, alors qu’ils sont inconnus à l’heure actuelle ».

Alors « ce qui est mis d’un côté de la balance est une question, une inconnue, pour laquelle à ce jour personne ne peut apporter de réponse précise, puisque personne n’a été vacciné contre le Covid depuis plusieurs années ».

Le juge se réfère à la « jurisprudence abondante » concernant les condamnations de pharmaciens et d’administrations publiques « pour les effets indésirables de vaccins ou de médicaments qui sont apparus quelque temps après leur prise ou inoculation ou dont des années plus tard leur lien de causalité avec le médicament a été déterminé ». ingéré il y a des années.

Il cite en exemple le cas d’un patient de Castille et Leon par les conséquences du vaccin contre la variole dans les années soixante-dix du siècle dernier ou le cas bien connu de la thalidomide.

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