Une majorité du Congrès soutient la légalisation de l’usage du cannabis pour les maladies graves pour la première fois

Le PSOE et d’autres groupes promeuvent un rapport qui exhorte le gouvernement à le mettre en pratique

Une femme malade consomme du cannabis à des fins médicales.
Une femme malade consomme du cannabis à des fins médicales.ALBERTO DI LOLLI
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Oui à l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques et non à sa légalisation à des fins récréatives. Telles sont les deux principales conclusions d’un rapport que le Congrès approuvera la semaine prochaine et qui vise à pousser le gouvernement à réglementer pour la première fois en Espagne l’utilisation du cannabis comme solution médicinale pour traiter des maladies graves.

Ce rapport, dont le PSOE est le promoteur, dispose d’une majorité parlementaire suffisante pour aller de l’avant. C’est le résultat de huit mois de travail d’un sous-comité créé pour les groupes politiques afin d’analyser les expériences d’autres pays et d’écouter les avis des scientifiques et des experts dans le domaine.

Après cette phase, le PSOE a été chargé de présenter un texte de base avec les conclusions et recommandations issues de cette sous-commission, avec la garantie que le gouvernement, une fois officiel, prendra son application au sérieux. Pour ce faire, il ne sera pas nécessaire de créer une loi ou de modifier une loi existante. Mais rester entre les mains de ministère de la Santé comment le rendre efficace Ainsi, ce qui sortira du Congrès n’est pas un texte législatif, mais un guide avec quelques propositions.

Ils établissent quelles sont les maladies graves qui peuvent être traitées avec des produits dérivés du cannabis. Il serait destiné aux patients atteints de sclérose en plaques, de certaines formes d’épilepsie et de douleurs chroniques non cancéreuses (y compris les douleurs neuropathiques). Cette liste n’est pas close, puisque la porte est ouverte à de nouvelles études pour apporter la preuve scientifique qu’elle est bénéfique dans d’autres cas.

L’accès des patients au traitement avec des médicaments ou des formules magistrales d’extraits ou de préparations standardisées de cannabis -au moyen d’huiles ou par voie orale, comme l’inhalation- serait très strict. La proposition souligne que seuls les médecins spécialistes compétents dans ces domaines peuvent prescrire cette solution thérapeutique, dans un contexte exempt de conflits d’intérêts potentiels, tel que celui proposé par les services publics du Système National de Santé.

La porte est toujours fermée pour la légalisation à des fins récréatives

Les traitements auraient une durée définie et contrôlable dans le temps. De même, il est proposé de créer un registre centralisé des patients pour leur contrôle rigoureux.

Les formules magistrales à utiliser doivent être avalisées et contrôlées par le Agence espagnole des médicaments et des produits de santé (AEMPS) puis ils seront dispensés dans les services pharmaceutiques des hôpitaux.

Des sources socialistes soulignent que ces recommandations et d’autres du rapport s’articulent autour de quatre axes inaliénables : la prescription médicale, la sécurité sanitaire, que ce qui est délivré bénéficie d’une sécurité légale et que le contrôle appartient à l’Agence du médicament. Ils sont, à leur tour, les raisons pour lesquelles toute possibilité d’auto-culture ou d’auto-prescription est rejetée.

La proposition limite les cas, requiert une prescription médicale et établit des contrôles

Le rapport qui sera voté mardi en sous-commission cannabis du Congrès n’est pas encore clos et est toujours en cours de négociation entre les groupes parlementaires dans le but d’atteindre le consensus maximum. Par conséquent, des aspects peuvent encore changer ou d’autres peuvent être nuancés. Par exemple, le PNV insiste pour que la dispensation ne soit pas réservée aux hôpitaux et qu’elle puisse aussi se faire en pharmacie. D’autres, comme Ciudadanos, veulent forcer un compromis pour créer une autre sous-commission chargée d’étudier la légalisation du cannabis à des fins récréatives.

En tout cas, il y a déjà une majorité pour approuver l’usage médical du cannabis malgré le fait que Vox s’y oppose et que le PP ait levé ses réserves car il préfère qu’il ne soit fourni que par la voie pharmacologique au lieu, par exemple, l’inhalation.

Un document sortira mardi qui sera ensuite soumis au commission de la santé du Congrès, ainsi que les votes particuliers des partis qui ne sont pas d’accord. Il y aura un vote le 28. Ensuite, il aura un caractère officiel et le Gouvernement en sera informé.

Des sources socialistes affirment que l’Espagne va franchir une étape importante qui n’a rien à voir avec une question idéologique mais qui vise à donner une meilleure qualité de vie aux patients à qui les médicaments actuels ne la donnent pas. Ils soulignent ainsi qu’il s’agit d’une démarche basée sur l’expérience scientifique et qui suit les étapes de Allemagne, Portugal Soit Italie. La dernière fois que j’ai demandé au CEI89% étaient en faveur.

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