Vox fait de Canal Sur sa dernière ligne rouge: « Si le gouvernement ne se conforme pas, nous sommes arrivés jusqu’ici »

Le parti d’Abascal durcit le ton avec l’exécutif PP et Cs et exige qu’il mette en œuvre les ajustements convenus dans la RTVA

Le conseiller de la présidence, Elías Bendodo, lors de sa comparution ...

Le ministre de la présidence, Elías Bendodo, lors de sa comparution ce jeudi au Parlement.
EFE

  • LA TÉLÉ.

    Le nid de frelons du Canal Sur, sujet en suspens du gouvernement du PP et des C en Andalousie

  • Accord.

    Canal Sur: le «  sacrifice  » budgétaire que la télévision publique andalouse a fini de mobiliser

La majorité parlementaire qui soutient le gouvernement andalou de Juanma Moreno tient au fil de la RTVA, de sa gestion et de son avenir immédiat. Vox a converti cette partie de Canal Sur en Pierre angulaire des pactes qui assurent au PP et aux citoyens leur soutien à l’hôpital de las Cinco Llagas. C’est dans l’accord qui a permis l’approbation des derniers budgets et continue de l’être aujourd’hui. Au point que le parti d’extrême droite conditionne sa continuité à l’accomplissement de ce qui a été convenu à propos de la RTVA.

Ce n’est pas un hasard si ce jeudi, la session plénière extraordinaire tenue au Parlement andalou avait pour protagoniste, avec la pandémie, la télévision publique andalouse, au centre de la controverse ces derniers mois en raison des coupes imposées par Vox, de la grève qui en a découlé et, pour couronner le tout, des changements dans l’organigramme, notamment le licenciement soudain du directeur de News, Álvaro Zancajo.

Ceux de Santiago Abascal ont subordonné la continuité de ce soutien et, par conséquent, du pacte, de se conformer à l’accord budgétaire qui prévoyait, entre autres, des ajustements dans les comptes de Canal Sur ou la suppression de la deuxième chaîne, Andalucía TV, et de la Fondation Audiovisuelle d’Andalousie .

Le porte-parole de Vox, Manuel Gavira, a été décisif en assurant que « si le gouvernement andalou ne respecte pas les accords, nous sommes arrivés jusqu’ici ». Ongle menace Cela arrive à un moment où Vox redouble de pression sur l’exécutif et augmente considérablement le ton de ses critiques. Dans la mesure où, en une semaine seulement, il a déjà demandé la démission de deux administrateurs, d’abord de la ministre de la Culture et du Patrimoine historique, Patricia del Pozo, et hier, du ministre de la Transformation économique, Rogelio Velasco.

Il colère de Vox avec ses partenaires, jusqu’à présent, semble plus grand au fil des jours et, stratégique ou non, Canal Sur est désormais la dernière ligne rouge.

C’est peut-être pour cette raison que le ministre de la présidence et porte-parole du gouvernement, Elías Bendodo, a répété ad nauseam au Parlement hier que la feuille de route pour la RTVA convenue avec Vox allait être respectée oui ou oui.

«C’est un accord judicieux, dans lequel l’intérêt général des Andalous prévaut et non celui d’aucun groupe, et il sera respecté, car c’est un bon accord », a déclaré Bendodo dans son discours pour expliquer les derniers changements de la RTVA.

Dans ce sens, il a souligné qu’il est nécessaire de développer et de mettre en œuvre un plan d’efficacité et la rationalisation qui, a-t-il annoncé, parviendra au Conseil des gouverneurs au premier trimestre de cette année, comme stipulé dans le pacte avec Vox.

Bien sûr, Bendodo a souligné que ledit plan ne mettra pas emploi aucun des ouvriers de Canal Sur, dont la position, a-t-il rappelé, n’est garantie. De plus, il a souligné qu’il n’existe aucun moyen de communication comparable en termes de stabilité économique.

Il a également défendu les changements de direction en tant que pouvoir du PDG, Juande Mellado, et souligné que Canal Sur « se porte assez bien » et est aujourd’hui plus pluriel que jamais.

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